LĠEXPƒRIENCE DE WILHELM REICH

1897-1957

La fonction Žmotionnelle de Reich

 

17 octobre 2006

 

W

ilhelm Reich introduit en 1947 son livre : La fonction de lĠorgasme [1] avec cette remarque :

Ç LĠexpŽrience a dŽmontrŽ incontestablement que la connaissance des fonctions ԎmotionnellesĠ de lĠŽnergie biologique est indispensable pour comprendre ses fonctions ÔphysiologiquesĠ et ÔphysiquesĠ. È [2] WR p. 9.

Ce mŽdecin autrichien (1897-1957) devient membre de la SociŽtŽ psychanalytique de Vienne en 1920.

Communiste depuis 1927, La lutte sexuelle des jeunes sĠensuit en 1932. Son livre La fonction de lĠorgasme de 1947 en seconde Ždition, prŽparera son mouvement de libŽration sexuelle, Sexpol.

En 1933, il est exclu du communisme.

En 1934, il lĠest de lĠAssociation internationale de psychanalyse. Il sĠexile.

Et il publie la Psychologie de masse du fascisme.

Il fonde aux USA lĠOrgone Institute. Il est accusŽ dĠescroquerie sur les aliments [3]. Il est enfermŽ dans un pŽnitencier o il meurt en 1957.

Ç Ce livre rŽsume lĠÏuvre mŽdicale et scientifique que jĠai accomplie sur lĠorganisme vivant pendant ces vingt dernires annŽes È dit Reich en introduction, WR p. 11.

Ç É Le problme de la sexualitŽ, par sa nature mme, sĠinsinue dans chaque branche de lĠinvestigation scientifique. Son phŽnomne central, ÔlĠorgasmeĠ, est situŽ au carrefour des problmes nŽs dans les domaines de la psychologie, de la physiologie, de la biologie et de la sociologie. Il nĠest pas dĠautre champ de lĠinvestigation scientifique qui se prte autant ˆ une dŽmonstration de ÔlĠunitŽ de fonctionnement du vivantĠÉ

ÔLĠŽconomie sexuelleĠ est devenue une branche neuve, indŽpendante, de la science. Elle a ses mŽthodes et ses dŽcouvertes propres. È WR p. 11.

Je connaissais ce livre sans lĠavoir approfondi. Et aujourdĠhui je trouve le mot orgasme truculent et bien au-dessous de la rŽalitŽ plus belle. LĠorgasme est intime et ce Ç bouillonnement dĠardeur È selon le Larousse, nĠest pas toujours Ç de courte durŽe. È Une analysante vŽcut son premier Žmoi orgastique pendant trois jours.

 

Ç LĠŽconomie sexuelle naquit dans le cadre de la psychanalyse freudienne entre 1919 et 1923. Elle se sŽpara rŽellement de sa source vers 1928. È WR p. 12.

Ç Il ne sĠagit pas de fausse modestie lorsque jĠinsiste sur le fait que je me sens seulement un organe exŽcutif de cette logique scientifique. È

Ç LĠŽconomie sexuelle est une branche des sciences naturelles. È WR p. 13.

 

Ç On peut É craindre que É lĠŽcole des Žconomistes sexuels ne vienne ˆ se diviser en deux groupes qui se combattront violemment. LĠun dĠeux maintiendra que la fonction sexuelle est subordonnŽe ˆ la fonction gŽnŽrale de la vie et quĠen consŽquence Ôelle peut tre ŽcartŽeĠ.

LĠautre groupe dĠŽconomistes sexuels sĠopposera radicalement ˆ cette affirmation et tentera de sauver lĠhonneur de la recherche scientifique sexuelle. Dans cette dispute, on oubliera facilement lĠidentitŽ fondamentale du processus sexuel et du processus vital. È WR p. 13.

L'accord ˆ rŽaliser serait que ces deux processus vitaux concordent. Ils consentent mutuellement ˆ sĠaccorder dans le processus sexuel et vital. La vie commence ˆ la conception par lĠunion sexuelle. La pubertŽ permet lĠunion sexuelle.

Cet accord est co•tal, et donc symbolique, mais il peut tre sublimŽ et non moins sublime.

 

Ma premire rencontre avec la psychologie humaniste, Nicole Gegoux de Reims la suscita dans le cadre dĠOptic. Elle dura 5 jours je crois. Ce fut lĠoccasion pour une jeune femme dĠatteindre son orgasme, secrtement, lors dĠune conversation o jĠajoutais de lĠhumour aprs la sŽance de Cri primal de Janov. Paulette sĠen ouvrit ˆ Mathilde qui le dit ˆ Genevive, laquelle mĠembaucha dans Optic six mois plus tard, puis fonda Spire avec deux amies, VŽronique et Blandine.

Selon moi, le processus vital du soi (0 ˆ 2 ans) comme le processus sexuel, du moi de 3 ˆ 12 ans nĠest pas plus ou moins inhibŽ par la sublimation, pas plus que par la symbolisation – la sublimation du soi, la symbolisation du moi. La fausse sublimation nĠest quĠune rŽpŽtition du moi en sous-moi. La fausse symbolisation nĠest que lĠimitation du moi, du sur-moi parental.

 

Le Ç Ôplaisir – angoisseĠ [4] est le terrain sur lequel lĠindividu recrŽe les idŽologies qui nient la vie et qui forment les bases des dictatures. CĠest le fondement de la peur de vivre dĠune manire libre et indŽpendante. Il devient la source o toutes les activitŽs politiques rŽactionnaires, o tous les systmes de domination dĠun individu ou dĠun groupe sur une majoritŽ de travailleurs puisent leur force. È WR p. 14.

Cette angoisse Ç constitue le problme central de la recherche psychosomatique. È WR p. 14.

Ç La sexualitŽ et lĠangoisse sont les directions opposŽes de lĠexcitation dans lĠorganisme biologique. È WR p. 16. Ç Ces indications É peuvent sembler trop simples. Cette ÔsimplicitŽĠ est la qualitŽ mystŽrieuse que beaucoup prŽtendent trouver dans mon Ïuvre. È

 

Ç La victoire des dictatures a ŽtŽ rendue possible par la mentalitŽ malade de lĠhumanitŽ europŽenne que les dŽmocraties nĠont su ma”triser ni Žconomiquement, ni socialement, ni psychologiquement. È WR
p. 17.

Ç LĠŽconomie sexuelle nĠa rien ˆ voir avec aucune organisation politique ou idŽologie existante. È

Je ne crois pas que lĠhumanitŽ, mme europŽenne, soit malade faute de ma”trise des dŽmocraties, tant Žconomique que sociale et psychologique. Non, je crois que les dictatures ont ŽtŽ possibles par le fait de lĠintoxication psychosociale de lĠŽconomie, ma”trisŽe ˆ mauvais escient par les dŽmocraties, que ce soit la social-dŽmocratie luthŽrienne ou les dŽmocraties, sans racines autres que le profit, dĠune manire ou dĠune autre.

Or le premier profit physique, psychique et social puis Žconomique est bien lĠabus sexuel de lĠautre.

 

Ç La mauvaise interprŽtation sociale de la vie dĠamour ÔnaturelĠ, le parti-pris de la refuser aux enfants et aux adolescents, reprŽsentent une situation typiquement humaine sĠŽtendant bien au-delˆ des limites dĠun ƒtat ou dĠune collectivitŽ. È Ici lĠidŽalisation rousseauiste de lĠenfant naturellement bon ne tient pas devant lĠexpŽrience scolaire des viols permanents accentuŽs par les Žtats de guerre.

Ceux Ç qui reconnaissent lĠidentitŽ scientifique du concept de Dieu avec la loi naturelle È WR
p. 17
amnent ˆ un scientisme naturiste ou naturaliste.

En effet, lĠidentitŽ du concept de Dieu et de la loi naturelle nĠest identique quĠanalogiquement par image et ressemblance ˆ un Dieu Žternel, ĉtre par excellence. Sinon cette loi naturelle induit ˆ un inceste-dieu visqueux [5].

 

Ç Il est temps de le reconna”tre honntement : la dictature autoritaire nĠexiste pas seulement dans les ƒtats totalitaires. On la trouve dans les ƒglises comme É dans les rŽgimes parlementaires. CĠest une tendance humaine gŽnŽrale, qui doit son existence ˆ la rŽpression de la fonction vitale. È WR p. 18.

CĠest bien exact, cette tendance est celle des monomanies qui refoule chez les autres et les fonctions de lĠ‰me quĠelles tendent ˆ vouloir assujettir et, de mme, les deux fonctions sexuelles.

La dictature totŽmique atteint les fonctions de lĠ‰me colonisŽes par les monomanes de ces mmes fonctions. La dictature tabou atteint les deux fonctions sexuelles, celle de chaque sexe, annexŽes en une terre bržlŽe. La rŽpression des six et huit fonctions vitales est le fruit des monomanies bisexuelles.

 

Ç La mystification du processus vital, le dŽficit vŽritable dĠŽnergie matŽrielle et sociale, la peur de la responsabilitŽ de diriger sa propre vie, et, par consŽquent, le dŽsir ardent dĠune sŽcuritŽ illusoire et dĠune autoritŽ passive ou active È WR p. 18, tels sont, selon Reich, les ŽlŽments fondamentaux de la dictature autoritaire.

 

Pour en arriver lˆ, il faut bien mystifier pour exploiter

et la pensŽe des autres

et le sentiment de lĠautre

et lĠintuition dĠautrui

et la sensation des individus.

Sans oublier la sexualitŽ fŽminine et la maternitŽ, la sexualitŽ virile et la paternitŽ.


 

11 dŽcembre 2006

 

 

Ç LĠamour, le travail et la connaissance sont les sources de notre vie.

Ils devraient aussi la gouverner. È [6]

 

Oui, cĠest vrai : lĠamour nous sort de la premire vexation de Freud dĠtre ou de se croire le centre du monde.

Le Dr Judith me tŽlŽphone du Caire : Ç Je dŽcouvre que le bonheur est simple È dit-elle ! [7]

 

Le travail nous sort de la deuxime vexation de Freud comme quoi nous descendons du singe. Je dis que moi, je suis fier de descendre de lĠours et de travailleurs insignes que furent mes parents, ma famille Žlargie. Le travail, qui viendrait de la torture par emphase, en fait, vient de trabs, poutre qui a donnŽ travŽe et entrave pour qui travaille le bois et troba pour les lithuaniens.

La connaissance nous fait quitter lĠinconscient, cette mŽmoire qui stagne et fait notre troisime vexation freudienne.

La connaissance est le fruit de lĠ‰me qui conna”t selon les quatre horizons psychiques.

-       Elle conna”t, tels la plante et lĠanimal, par la sensation. Elle le fait par ses cinq sens que veulent ignorer les avorteurs lŽgaux puisquĠils se forment les cinq premiers mois de la grossesse.

-       Elle le fait par le 6me sens, celui de lĠintuition dont la libertŽ intŽrieure existe selon notre esprit humain ancestral, mais chez dĠautres esprits aussi. Cette intuition se dŽveloppe et se situe depuis lĠutŽrus o elle pousse lĠenfant ˆ vouloir venir au monde et ˆ na”tre. Notre monde moderne actuel est hŽmiplŽgique en notre ‰me, au nom dĠune science matŽrialiste et objectivante.

-       La connaissance quoique dŽvalorisŽe tire son premier jugement du sentiment qui sĠappuie sur le premier sentiment, lĠexpŽrience de son intuition personnelle. Quand il ne sĠappuie que sur la sensation, il est dit instinctif et animal. Ce sentiment personnel, inter-subjectif, affectueux, amoureux, social, professionnel, cosmique, politique, religieux ou spirituel, est ˆ lĠorigine de toute sagesse qui est lĠart de savourer [8] le rŽel quĠon apprŽhende, imagine ou invente, au sens dĠinventorier.

-       La connaissance, dont la Tour Eiffel de 1899 ˆ Paris est le symbole, se veut objective. Elle est acte mental et le fruit de la pensŽe noŽtique, intellectuelle.

LĠÇ ab”me apparent È quĠŽvoque Wilhelm Reich en sa prŽface, p. 11 de lĠŽdition 1970 de lĠArche, quand il a dit passer du domaine de la psychologie ˆ celui de la biologie, est dž ˆ lĠhŽmiplŽgie psychique actuelle.

Science sans conscience nĠest que ruine de lĠ‰me exprime bien ce ravin, cette gŽhenne ou vallŽe des poubelles ˆ JŽrusalem, o lĠon sacrifiait les bŽbŽs au dieu Moloch. Cette hŽmiplŽgie cause bien des fausse-couche, des morts subites du bŽbŽ et des carrires perdues.

 

Wilhelm Reich achevait en 1940 son introduction en ces termes : Ç Nous pouvons trouver ˆ nous consoler dans le fait que les racines de la science poussent infiniment plus en profondeur que celles du dŽsordre fasciste dĠaujourdĠhui. È WR p. 24.

Les racines de la science sont quatre donc : la sensation, lĠintuition : nos fonctions dĠexpŽrience ; le sentiment, la pensŽe : nos fonctions de jugement.

Ajoutons notre sexualitŽ ˆ ces quatre mouvements de lĠ‰me, du corps et de la libertŽ intŽrieure.

Et nous dŽcouvrons deux incisions qui gŽnrent quatre fonctions sexuelles. La petite incision sŽminale de la verge virile, la grande coupure de la vulve fŽminine. Ajoutons lĠouverture du col de lĠutŽrus dĠo surgira le bŽbŽ de la mre. Mais aussi le col de lĠurtre gŽniteur du pre.

Les quatre fonctions sexuelles sont quatre ouvertures du don de soi, alors que les quatre fonctions de lĠ‰me sont quatre apprŽhensions, saisies ou prises du rŽel quĠon ramne ˆ soi pour son expŽrience, pour sa comprŽhension de lĠautre et du monde, du cosmos. Les fonctions sexuelles sont dons au monde.

 

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3 janvier 2007

 

 

Introduction

 

 

Ç C

ertains psychanalystes voudraient que je retourne ˆ la psychanalyse. Les sociologues dŽsirent me relŽguer dans les sciences naturelles, et les biologistes dans la psychologie.

Le problme de la sexualitŽ, par sa nature mme, sĠinsinue dans chaque branche de lĠinvestigation scientifique. Son phŽnomne central, ÔlĠorgasmeĠ, est situŽ au carrefour des problmes nŽs dans les domaines de la psychologie, de la physiologie, de la biologie et de la sociologie. Il nĠest pas dĠautre champ de lĠinvestigation scientifique qui se prte autant ˆ une dŽmonstration de ÔlĠunitŽ de fonctionnement du vivantĠ, ou qui nous prŽserve aussi sžrement contre lĠhorizon rŽtrŽci du spŽcialiste. È WR p. 11. Je crois entendre le docteur Autin.

Ç LĠŽconomie sexuelle est devenue une branche neuve, indŽpendante, de la science. Elle a ses mŽthodes et ses dŽcouvertes propres. CĠest une ÔthŽorie scientifique de la sexualitŽ fondŽe sur des recherches expŽrimentalesĠ. È WR p. 11.

 

JĠai remarquŽ que les femmes sont plus ˆ lĠaise et plus ouvertes ˆ la sexualitŽ et ˆ la sexologie que les hommes, parce que plus conscientes de leur sensualitŽ.

Moi-mme jĠai travaillŽ Laforgue avant Reich. Et le mot orgasme me semble toujours peu adŽquat. JĠai pu reprendre cette Žtude en posant une hypothse de diffŽrenciation entre lĠorgasme rŽactif physique habituel et cette liesse, de laetitia en latin, qui ne se vit quĠˆ deux et parfois que trois fois dans une vie. Cette liesse jaillit dĠun Ç lieu intŽrieur È qui inonde lĠtre tout entier.

Ç Le lieu nous marque plus expressŽment la situation que la grandeur ou la figure É de sorte que si nous disons quĠune chose est en un tel lieu, nous entendons seulement quĠelle est situŽe de telle faon ˆ lĠŽgard de quelques autres choses ; mais si nous ajoutons seulement quĠelle occupe un tel espace ou un tel lieu, nous entendons outre cela quĠelle est de telle grandeur et de telle figure quĠelle peut le remplir tout justement È. [9]

DĠaprs Alain Rey, dans Le Robert, Dictionnaire historique de la langue franaise, liesse est un Ç mot de la langue rustique signifiant fertilitŽ, fŽconditŽ, dŽrivŽ de laetare É fumer la terre È. JĠai vu, trois femmes enceintes en une seule fois, malgrŽ leurs prŽservatifs et lĠune fut sžre de lĠtre ce mme jour.

AllŽgresse et liesse seraient liŽes Ç aux sentiments dĠune sociŽtŽ rurale et religieuse È. Je crois que cette allŽgresse correspond effectivement ˆ ce sens sublime de lĠorgasme. LĠorgasme est dĠailleurs liŽ aux Ç organes È comme nous disons. Organ veut dire plein de sve, en parlant dĠune terre fertile pleine de plantes, de fruits mžrs ; il signifie dŽborder dĠardeur, de dŽsir amoureux.

OrgŽ est rapprochŽ du sanskrit Urja vigueur.

En 1777, lĠorgasme, cĠest le Ç point le plus haut de lĠexcitation sexuelle È employŽ Ç dĠabord ˆ propos de lĠŽrection masculine, puis de lĠŽmission de sperme, et ensuite en parlant de la femme dans Ôavoir un orgasmeĠ È. [10]

Orgie eut dĠabord le sens de Ç transports de lĠamour È, puis dŽriva dans les dŽbordements sexuels enthousiastes, en groupe.

 

Les orgasmes, comme lĠorgue des ftes de carnavals, comme les grandes orgues des cŽlŽbrations, sont des ftes de la nature fŽminine et masculine.

La liesse comprend encore la fŽconditŽ, la fertilitŽ, la grandeur, la figure, lĠimage et ressemblance de tout amour en ce mme espace de lĠunion qui devient gr‰ce et plŽnitude. Il y a dans cette liesse le monde entier, une union cosmique, une analogie ˆ lĠacte crŽateur jusquĠen la procrŽation.

LĠorgasme, cĠest une Žmotion sexuelle spŽcifique de lĠtre humain qui donne et se donne avec plaisir.

La liesse, cĠest une joie o le don et sa rŽception se dŽpassent dans une relation, tant au passŽ gŽnŽtique quĠˆ la gŽnŽration qui vient.

Tout ramener ˆ lĠorgasme nĠimplique pas un couple stable, et certaines femmes Žvitent lĠorgasme par exigence de la liesse qui, amour, est ce qui dure.

 

Ç Le travail de plusieurs gŽnŽrations sera nŽcessaire pour obtenir que la sexualitŽ soit prise au sŽrieux aussi bien par les savants officiels que par les profanes. Selon toute probabilitŽ, elle ne le sera pas avant que des problmes de vie et de mort ne contraignent Ôla sociŽtŽ elle-mmeĠ ˆ en venir ˆ comprendre et approfondir le processus sexuel, et non seulement ˆ protŽger ceux qui lĠŽtudient mais ˆ entreprendre elle-mme cette recherche. LĠun de ces problmes de vie et de mort est le cancer. Un autre est cette Ôpeste psychiqueĠ qui suscite les dictatures.

LĠŽconomie sexuelle est une branche des sciences naturelles. En tant que telle, elle ne doit pas avoir honte de son objet, et tout savant incapable de surmonter lĠanxiŽtŽ sociale de la diffamation qui peut lĠatteindre parce quĠil Žtudie les faits sexuels mŽrite dĠtre rejetŽ, car elle est inŽvitablement liŽe ˆ lĠŽducation actuelle. È WR p. 13.

Certes, lĠanxiŽtŽ dĠune personne quoique mature, et au dernier stade de la nŽvrose, reste dŽpendante du sur-moi parental.

LĠorgasme touche ˆ la fois ˆ lĠaction de fŽcondation de lĠadulte et ˆ la rencontre de lĠovule avec le spermatozo•de choisi.

La liesse qui engendre des liesses populaires, dont le souvenir est propre aux gŽnŽalogies des peuples, est union cosmique et divine que seuls devinent ceux qui lĠont vŽcue. Et tous la dŽsirent au-delˆ des sursauts de lĠorganisme, des grandes orgues des organes, des ressacs de lĠamour, des ressauts de la tendresse, des resserrements de lĠaffect et du ressort puissant de la passion.

 

Hier ˆ Vauhallan, un juriste me parle des trŽsors du pays. Lˆ, sur la hauteur, devant nous, un officier norois du roi ChildŽric fut dŽposŽ dans la crypte de lĠŽglise. En partance depuis ce lieu pour le Walhallah des Vikings, il sera des hŽros reus par les Walkyries au ciel des Norois.

Certes lĠattendit le nectar de lĠOlympe et lĠambroisie de lĠEden.

Palaiseau viendrait, sous le rgne du fils de Clovis, du Petit Palais de Clodomir, et Vauhallan du Walhallah d'un de ses officiers vikings enterrŽ lˆ.

 

Ç Il est bon dĠŽcrire des biographies scientifiques quand on est jeune, ˆ un ‰ge o lĠon nĠa pas encore perdu certaines illusions sur la disposition de ses contemporains ˆ accepter une connaissance rŽvolutionnaire. LorsquĠon a encore ces illusions, on peut creuser jusquĠaux vŽritŽs fondamentales É È WR p. 12. Quand on entend une Edith Piaf, ce nĠest pas une illusion :

Ç Quand il me prend dans ses bras, il me parle tout bas, je vois la vie en rose. Il me dit des mots dĠamour, des mots de tous les jours É Il me lĠa jurŽ pour la vie É des nuits dĠamour ˆ nĠen plus finir, un grand bonheur qui prend sa place É ˆ en mourir. Une part de bonheur dont je connais la cause É È

Ç LorsquĠon a encore ces illusions È, dit Reich, on peut Ç rŽsister ˆ toutes les tentations de ... sacrifier les vŽritŽs dŽcouvertes ˆ la paresse de la pensŽe ou au besoin de prŽserver sa tranquillitŽ dĠesprit. È

Ç La 'sexualitŽ', selon lĠattitude dominante dĠaujourdĠhui, est une offense. Il est trop facile de relŽguer dans lĠoubli sa signification pour la vie humaine. È WR p. 12-13.

Je participai ˆ un congrs europŽen sur Gabriel Marcel o je rencontrai lĠacteur Alain Cuny. Le prŽsident Henri Gouhier eut, vers nous autres jeunes, ce regard qui reconnut la flamme crŽatrice.

Ce fut notre baptme du feu. De mme, la parole donnŽe ˆ Copenhague en 1980 par Ada Abraham ˆ propos de la mort, fut notre circoncision bien applaudie. Depuis, nous nĠavons jamais vŽgŽtŽ, gardant la Ç rue de notre amour È au-delˆ des pestes de lĠAdfi qui nous salissent et atteignent ˆ en devenir endŽmiques.

Si lĠorgasmothŽrapie de Reich nĠest quĠun pas de clerc et nĠest pas si clair, Reich a ouvert une porte sur un seuil, comme disent les philosophes, le seuil de la pubertŽ et donc des DŽplacements nŽvrotiques adolescents, adultes et matures.

 

Ç Les hommes dĠaujourdĠhui sont ainsi faits : ils rŽagissent avec un rire gnŽ ou par un ricanement lorsquĠon aborde ce qui est au cÏur de leurs dŽsirs et mme de leurs sentiments religieux. È WR p. 13.

CĠest la dŽfense des agaptes et des pŽriscopales, p‰les images du nom de lĠEpoux et de lĠEpouse. Craignant tant la hiŽrogamie des hystŽro-mystiques, elles s'y Žtalent.

Ç Ce nĠest pas le pipi de nĠimporte qui È chantait Bourvil. Et par la science des cathos qui ont la colique, ils sont trop universels, comme la Tour Eiffel ŽrigŽe en lumire cartŽsienne qui pense et sait tout, sauf le doute constructif et ces illusions utopiques qui restent stables, comme le Mont Blanc et lĠEverest ou les fosses du Pacifique.

Va-t-on Ç sauver lĠhonneur de la recherche scientifique sexuelle È ? ou bien chantera-t-on : Ç Je lĠaime trop mon gigolo È ? Mon phallus sera mon fantasme endormi des chercheurs qui cherchent toujours, quitte ˆ ne rien trouver. Ils seront les gigolos de la pensŽe unique.

Ç Car lĠunivers fasciste pourrait triompher de nouveau, comme il le fit en Europe, et menacer dĠanŽantissement notre dur travail, le parti des politiciens et des psychiatres moralisateurs de lĠŽcole de lĠhŽrŽditŽ aidant. È

Ç La thŽorie de lĠŽconomie sexuelle peut sĠexpliquer en quelques phrases :

La santŽ psychique dŽpend de la Ôpuissance orgastiqueĠ, cĠest-ˆ-dire de la capacitŽ de se donner lors de lĠacmŽ de lĠexcitation sexuelle, pendant lĠacte sexuel naturel. È WR p. 14.

Cette capacitŽ de se donner reste fondamentale, si lĠon veut bien ne pas barrer la route de la source et du torrent.

 

Ç Sa base est lĠattitude caractŽrielle non nŽvrotique de la capacitŽ dĠaimer.È WR p. 14.

La nŽvrose de caractre, cĠest de vouloir tout seul tre le pre, la mre, lĠenfant, dans chacun des trois lits. CĠest encore de siŽger sur le sige du pre, celui du fils, de la mre, et de manger aux Žcuelles de la mre, du pre et de lĠenfant.

Or le bonheur est le fruit de la castration triple, aprs la sortie par la fentre de notre Boucle dĠor, qui ainsi est accouchŽe par forceps.

Quant ˆ Peau d'‰ne, en tuant symboliquement lĠ‰ne du pre adorateur de sa fille, elle rgle son Ïdipe.

Ses trois relations narcissiques dĠtre le soleil : lĠenfant ; la lune : la mre ; le ciel : le dieu, nŽcessitent un Ïdipe ici sur le meilleur ouvrier du pre, lĠ‰ne aux Žcus dĠor quĠelle imite au travail comme fille de ferme.

 

Ç Les troubles psychiques sont les effets des perturbations sexuelles qui dŽcoulent de la structure de notre sociŽtŽ. È

La structure de la sociŽtŽ surgit du bin™me parental masculin – fŽminin, qui se donne en amour et se redonne en amitiŽ, puis en amour Žducatif. Les perturbations sexuelles seront de mettre parents, beaux-parents, grands-parents puis enfants et adolescents dans une participation au consentement sexuel mutuel, excitant certes, mais vain et culpabilisant.

Ç Pendant des milliers dĠannŽes, ce chaos a favorisŽ lĠentreprise qui tendait ˆ soumettre les individus aux conditions existantes par lĠintŽriorisation de contraintes extŽrieures imposŽes ˆ la vie. Son but est dĠobtenir ÔlĠancrage psychiqueĠ dĠune civilisation mŽcanisŽe et autoritaire en ™tant aux individus leur confiance en eux-mmes. È CĠest pourquoi dans notre sociŽtŽ de consommation orale, voire fÏtale, nous avons instituŽ la restauration du nom de la mre, donc lĠinstauration de la confiance en soi dĠo na”t le premier dŽsir, la naissance de VŽnus, et la premire objectivation qui Žchappe ˆ la pensŽe unique de type parano•aque.

Ç Le comportement antisocial na”t de Ôpulsions secondaires qui doivent leur existence ˆ la rŽpression de la sexualitŽ naturelleĠ. È WR p. 14.

CĠest ainsi que naissent les quatre psychopathies de lĠobsession sociale ocŽanique ou mŽtaphysique par rŽpression de la sexualitŽ naturelle par les bisexuels dominants.

Je connais plus de gens qui quittent lĠamour pour le pouvoir que le contraire, et lĠon commence par lĠamour, on finit par le pouvoir, disaient La Bruyre et La Rochefoucauld.

 

Ç LĠindividu ŽlevŽ dans une atmosphre de nŽgation de la vie et du sexe acquiert un Ôplaisir-angoisseĠ (la peur de lĠexcitation de plaisir) qui est reprŽsentŽ physiologiquement par des spasmes musculaires chroniques. È WR p. 14. Il sĠagit lˆ, me semble-t-il, angoisse mŽtaphysique qui touche les bisexuels, seconds en leur sociŽtŽ.

Ç Ce Ôplaisir-angoisseĠ est le terrain sur lequel lĠindividu recrŽe les idŽologies qui nient la vie et qui forment les bases des dictatures. È

Toutes les ttes sociales secondaires par leurs envies du pouvoir cherchent lĠidŽologie qui captera la vie et sera la base de la dictature ocŽanique. LĠangoisse de tous les grands cadres !

Ç CĠest le fondement de la peur de vivre dĠune manire libre et indŽpendante. Il devient la source o toutes les activitŽs politiques rŽactionnaires, o tous les systmes de domination dĠun individu ou dĠun groupe sur une majoritŽ de travailleurs puisent leur force. CĠest une angoisse bio-physiologique. È CĠest propre ˆ lĠhystŽrie dĠangoisse paralysante de lĠadolescence.

Ç Elle constitue le problme central de la recherche psycho-somatique. È

En effet, lĠapparition de la sexualitŽ sur terrain infantile nŽvrotique, caractŽriel et angoissŽ, a des rŽpercussions sexuelles qui, refoulŽes par le trop du phallus omnipotent, vont se somatiser chez les mres inconditionnelles de ces phallus. [11]

 

Ç La structure caractŽrielle de lĠhomme dĠaujourdĠhui (qui perpŽtue une civilisation patriarcale et autoritaire vieille de quelque quatre ˆ six millŽnaires) est marquŽe par une Ôcuirasse contre la nature en lui-mme et contre la misre sociale extŽrieure ˆ lui-mmeĠ. È WR p. 15. Ne serait-ce que lĠattitude de diviser pour rŽgner, cĠest bien lˆ une des sources de tous nos clivages, voire de la dŽsertification du monde producteur oral et fÏtal, prolŽtaire et sous-prolŽtaire.

Par ailleurs Ç cette cuirasse du caractre Ôcontre la natureĠ est ˆ la base de la solitude, de lĠinsŽcuritŽ, du dŽsir ardent dĠautoritŽ, de la peur de la responsabilitŽ, de la qute dĠune mystique, de la misre sexuelle, de la rŽvolte impuissante, de la rŽsignation ˆ un type de comportement pathologique et contraire ˆ la nature. È WR p. 15. CĠest lˆ ce Ç mur È, ce Ç mur autiste È qui ne veut rien entendre de la sociŽtŽ quĠˆ travers son cocooning utŽrin. Quant aux structures caractŽrielles, elles viennent de ce fameux noyau caractŽriel urŽtral qui prŽpare toutes les formes de bisexualitŽs et de totalitarisme sexuel. [12]

Enfin la civilisation patriarcale et autoritaire tient, semble-t-il, du phallus parano•aque : Ç Les tres humains ont adoptŽ une attitude hostile contre ce qui, en eux-mmes, reprŽsente la vie, et se sont ŽloignŽs dĠelle. È WR p. 15. Le parano•aque est hostile ˆ lĠimage de sa mre qui, justement, reprŽsente la vie et dont il se nourrit.

Ç Cette aliŽnation nĠest pas dĠorigine biologique, mais dĠorigine sociale et Žconomique. On ne la trouve pas dans lĠhistoire humaine avant le dŽveloppement de lĠordre social patriarcal. È WR p. 15.

En fait, lĠenfant puis lĠadulte tente dĠentrer dans la petite sociŽtŽ du couple parental et de sa petite famille, et il le fait avec une Žnergie pulsionnelle qui augmente, diminue, se met en opposition, sĠinvestit. Dans lĠordre social patriarcal, lĠenfant passera de la relation bipolaire enfant-mre ˆ la relation triangulŽe enfant, mre et pre.

JĠavais notŽ dans mon analyse un sentiment abandonnique, vite repŽrŽ gr‰ce au rŽcit de ma mre prostrŽe devant les ba•onnettes allemandes fouillant le foin o Žtaient les soldats franais, quand je nĠavais que huit jours et que son lait tourna en sang. Mais ce nĠest que lĠan passŽ, devant Huong Tam qui venait de quitter son orphelinat du Vietnam et prŽcisŽment son mŽdecin, que je fus confrontŽ ˆ une Žmotion puissante, justement abandonnique et irrŽpressible. Je rŽalisai alors que je vivais un rŽel abandon lors du dŽpart de Louis Boulon, le dernier franais ˆ quitter la ferme. Cela eut lieu lors de lĠouverture de la ligne de dŽmarcation entre la zone occupŽe et la zone libre.

De mme le Ç l‰chage È de l'Žvque de Versailles, me refusant dĠtre parrain de ValŽrie. [13] Elle a 30 ans, trois enfants et ce refus est donnŽ sous le prŽtexte des diffamations ordurires transmises par Mme le Her, [14] chef de personnel dĠAigrefoin, un centre d'handicapŽs. Ce me fut trs pŽnible et augmente mon arythmie, qui culmina ce No‘l quand Mgr Aum™nier alla passer No‘l ˆ Aigrefoin, corroborant les dires de la chef qui refuse de sĠexcuser et mme de pardonner ˆ ValŽrie, a-t-elle affirmŽ devant elle et leur curŽ.

Je pense aujourdĠhui que cette Mme le Her a fait part ˆ sa catŽchisŽe de ce quĠelle avait reu des Ç Hautes instances È du diocse, comme elle lĠa dit.

Ainsi lĠŽvque la remercie de ses bons services et de son infamie ˆ mon Žgard.

 

Je rŽalise que nos Ç focos È parisiens refusent notre nature et nos fonctions dĠexpŽrience au nom de leur culture Ç catho È et rationnelle. Ils refusent notre recherche et leur propre instinct au nom de leur morale culpabilisante calomniatrice, dont est manifeste la dŽrive homosexuelle que jĠai, chez 40 cas, soignŽe et guŽrie. Quant ˆ la pŽdophilie, je ne lĠai apprise que lĠan passŽ. Ils refusent notre travail, comme le dŽclarait vers 1980 Mgr Lustiger, palliant de son autoritŽ judŽo-chrŽtienne ˆ un amour quĠil nĠa gure eu ˆ notre Žgard, ni ˆ lĠŽgard de ceux qui sont dans le pathos, ˆ savoir la douleur psychique de cette homosexualitŽ qui est soit hŽritŽe de l'Ïdipe du 2me ou du 1er type, soit choisie aprs la rŽsolution des trois Ïdipes.

LĠon peut encore refuser la sexualitŽ au nom dĠun accomplissement de soi supŽrieur en ambition. Les gens, encore dans les nŽbuleuses des psychoses latentes, introjectent un amour christique. Et par une Ç humilitŽ È autoritairement imposŽe, ils promeuvent leur phallus de la mre. DĠo les dŽrives inverties lesbiennes et homosexuelles et pŽdophiles ou pŽdŽrastes.

En effet, lĠenfant, identifiŽ ˆ la mre aimant la seconde mre de lĠÏdipe des ethnologues, risque de glisser vers Lesbos chez les filles et lĠinversion chez les garons, avec la dŽcouverte de lĠamour qui est certes une bonne nouvelle. Puis dans lĠÏdipe du 3eme type, la fille restŽe entre les deux mres devient le phallus, le poulain de ses Žducatrices, donc homosentimentale, et, lĠoccasion faisant le larron, elle dŽcouvre lĠexpŽrience de Lesbos et des Amazones, sacrifiant la moitiŽ de leur fŽminitŽ ou attirant ainsi les garons invertis ˆ lĠimage de leurs mres.

Le garon, lui, devient soit une bonne mre, un papa poule ou un petit jouet sentimental pour les phallus des mres et des couples symboliques. On le retrouvera dans ceux qui quittent lĠamour pour le pouvoir, tel le grain dĠorge qui se bouge et monte dans la manche. Ils seront les chouchous dans les manches des supŽrieurs religieux, dont lĠesprit nĠest pas si saint ni sain mais trop animiste.

Enfin, la conscience morale Žtant libre de ses actes, o lĠamour de couple est reconnu, certaines personnalitŽs aprs symbolisation des trois Ïdipes (ˆ Thbes, Corinthe et Colone) opteront pour lĠhomosexualitŽ proprement dite en connaissance de cause de lĠhŽtŽrosexualitŽ elle-mme.

 

Une revue est tombŽe dans ma bo”te ˆ lettres. Je lis : Ç Acquiers la paix intŽrieure et des milliers autour de toi trouveront leur salut È de SŽraphin de Sarov. CĠest la rŽponse ˆ la nŽvrose obsessionnelle sociale o la bisexualitŽ est duelle et dŽfi permanent ˆ lĠintŽrieur de soi. Je lis encore sous lĠimage dĠune femme au ch‰le vert et aux yeux bleu-vert :

Ç Quelle direction prendra notre ‰me ? Celle que nous lui aurons donnŽe sur la terre È remarque Jean-Marie Vianney, le curŽ dĠArs.

LĠhŽtŽrosexualitŽ aprs Ïdipe, comme lĠhomosexualitŽ sexuŽe, est un choix, un projet de lĠ‰me capable dĠtre libre.

 

Ç Cette ÔunitŽ de la culture et de la nature, du travail et de lĠamour, de la morale et de la sexualitŽĠ, que lĠhumanitŽ attend depuis toujours, cette unitŽ restera un rve aussi longtemps que lĠhomme ne permettra pas la satisfaction des exigences biologiques de lĠaccomplissement sexuel naturel (orgastique) È, Žcrit Reich. JĠajouterai mme : lĠexigence de liesse personnelle et sociale.

Ç Jusque-lˆ, la vraie dŽmocratie et la libertŽ responsable demeureront une illusion. È WR p. 15.

En effet, il y a toujours des gens plus Žgaux que dĠautres. Ce qui diffŽrencie lĠhŽtŽrosexualitŽ et lĠhomosexualitŽ, cĠest non pas la diffŽrence anatomique mais pour lĠhŽtŽrosexualitŽ, cĠest lĠŽgalitŽ dans la libertŽ et la diffŽrence, et pour lĠhomosexualitŽ cĠest lĠinŽgalitŽ par la domination et la soumission.

Une jeune schizophrne catatonique, mre dĠun enfant, cria aprs des semaines de silence Žprouvant et de prostration : Ç JŽsus ! È Puis : Ç Baise-moi ! È puis : Ç Encule-moi ! È. Le langage social populaire le dit bien : Ç Tu as couchŽ avec le patron È ou bien : Ç Tu tĠes fait É entuber È, tu es une Ç pŽdale È, tant™t en haut tant™t en bas.

Ç É Et la soumission sans espoir aux conditions sociales existantes caractŽrisera la vie humaine. È WR p. 15. CĠest lĠesclavagisme ou le servage de la sociŽtŽ de consommation, voire des producteurs que lĠon impose aujourdĠhui.

 

Ç LĠanŽantissement de la vie prŽvaudra È. Et cĠest lˆ lĠobjet de la 3eme guerre mondiale o toute ethnie peut tre en danger, Ç É ne fžt-ce que dans lĠŽducation obsessionnelle, dans les institutions sociales obsessionnelles, ou dans les guerres È. LĠobsession sectaire-antisectaire en est une ; et cĠest une guerre.

Nous voilˆ loin de Ç lĠŽconomie du salut È de lĠƒglise et dĠune vraie catharsis qui nettoierait les effets dĠune nŽvrose de guerre et de ses traumatismes qui durent depuis 20 ans.

 

MM. Laplanche et Pontalis ˆ propos de la nŽvrose traumatique dŽclarent : Un traumatisme, cĠest Ç un choc trop intense, un afflux dĠexcitation excessif eu Žgard ˆ la tolŽrance du sujet È, lequel provoque des troubles. [15]

Les traumatismes sont bien plus sociaux que sexuels. Donc ils relvent de cette bisexualitŽ inhŽrente ˆ toute perversion, inconsciente ou non. Ceci est propre ˆ certains Ç cas rebelles È, qui font invoquer la force respective des instances en prŽsence, notamment la force constitutionnelle ou actuelle des pulsions.

Et ceci arrive au moment o je reste en faiblesse dans mon contre-transfert de groupe. ValŽrie veut se former ˆ tre analyste. Avec elle, je me retrouve en la position initiale de ma vie quand, en position fÏtale automutique, donc Ç masochique utŽrine È, je portais ma mre dŽs ce dŽbut de la guerre de 40, car elle avait vŽcu elle-mme difficilement le dŽbut de la 1ere guerre mondiale en naissant le 17 juillet 1914.

Freud dit que la poussŽe de la pulsion se dŽfinit comme Ç la quantitŽ dĠexigence de travail imposŽe au psychisme È[16]. Ce fut pour ma part un traumatisme tel que depuis le jour o lĠon mĠa dit Ç niet È pour tre parrain ˆ ce baptme, je ne pus ces quelques semaines-lˆ continuer mon travail de recherche. Je me reposai et continue, lisant des bandes dessinŽes et un livre imagŽ sur les croisades, enfin lĠhistoire des Conciles ÏcumŽniques. Or, jĠai perdu mes notes sur les huit premiers dĠOrient et, au 6 juin 2007, ne les retrouve plus, les ayant confiŽes ˆ taper le jour o un Archevque byzantin vint chez moi.

 

Depuis lĠordre patriarcal, dit Reich, Ç le devoir a remplacŽ le plaisir naturel de travailler et dĠagir È WR p. 15. CĠest le monde de lĠapprentissage nŽvrotique.

Ç La structure caractŽrielle moyenne des tres humains sĠest modifiŽe dans la direction de lĠimpuissance et de la peur de vivre, de sorte que les dictatures ont pu, non seulement trouver un terrain pour sĠy Žtablir, mais se justifier en mettant lĠaccent sur les attitudes humaines existantes, telles que le manque de responsabilitŽ et lĠinfantilisme. La dernire catastrophe internationale est lĠeffet ultime de cet Žloignement de la vie. È

Le noyau caractŽriel, centre de la 3me Ç toute-puissance È, aprs celle du noyau parano•aque dŽcha”nŽ ˆ la premire guerre mondiale, et aprs celle du noyau autiste cachŽ, masquŽ, lors de la seconde guerre mondiale, amne ˆ vivre lĠimpuissance et la peur devant les caractŽriels des Žcoles primaires o de futurs dictateurs sĠexercent dŽjˆ, rendant dŽpressifs, irresponsables leurs instituteurs, et infantiles leurs Žducateurs. Voir les talibans du Pakistan. Taleb signifie instituteur en Žcole coranique.

Ç La formation du caractre sur un mode autoritaire a pour point de dŽpart, non pas lĠamour parental, mais la 'famille de type autoritaire'. Son principal instrument est la suppression de la sexualitŽ chez lĠenfant et chez lĠadolescent. È WR p. 15.

LĠamour parental coupable peut gŽnŽrer la faiblesse nŽvrotique, jugulŽe par le sur-moi.

Mais Ç la famille de type autoritaire È est la famille o sŽvit le phallus de la mre.

Dans lĠÏdipe du 2me type, cĠest la famille o quelquĠun est le centre du monde, avec son phallus maternel autiste. CĠest le complexe de Nut qui Žgale la vožte terrestre et dont lĠautoritarisme est envožtant car maternant en fausse sublimation. Le complexe de Nut est manifeste dans lĠempire grec dĠAlexandre le Grand.

Dans lĠÏdipe du 2me type, cela peut tre aussi la famille o quelquĠun descend du singe, pour Ç singer È sa mre et imposer le phallus de Gleb ˆ la dŽesse Žgyptienne du ciel. Ici, le complexe infantile est de type parano•aque et phallique. LĠautoritarisme du phallus de Gleb se dresse vers cette mre posŽe en dŽsŽquilibre et en dŽmesure comme la vožte atmosphŽrique. Le complexe de Gleb est Žvident dans lĠempire napolŽonien.

Aprs le phallus maternel autiste du type hitlŽrien de la dernire guerre mondiale de 1940-45 et le phallus infantile parano•aque du type de la premire guerre mondiale de 1914-18, il y a le phallus du couple parental et des mres archa•ques ˆ la fois, qui capte les six horizons triphalliques et ambivalents. Avec lui, il y a fausse symbolisation. Tout le sexe pour un seul sacrifie lĠaffect de lĠenfant et la passion sexuŽe de lĠadolescent.

On retrouve les Ç trois noyaux È dans les bisexualitŽs o se brisent les couples.

 

Ç En raison de la cassure qui sĠest produite dans la structure caractŽrielle de lĠhomme dĠaujourdĠhui, on tient pour incompatibles la nature et la culture, lĠinstinct et la morale, la sexualitŽ et lĠaccomplissement de soi. È WR p. 15.

Certes, le sens de ce mot chez Reich diffre du n™tre dans la nŽvrose caractŽrielle mais nĠy est ni contraire ni contradictoire.

Je trouve ici la clef de la fameuse incompatibilitŽ que les focolarini nous reprochent avec eux et avec Ç leur È Žglise. La toute-puissance archa•que de la parano•a nĠest pas vertu ecclŽsiastique, ni la rgle dĠamour et du respect des parents, mme nŽvrosŽs.

Loupiac aussi croyait incompatible mon analyse personnelle et lĠexercice du Cri primal, reichien en quelque sorte. Il est mort. Et il ne le serait pas, dira sa femme, sĠil avait travaillŽ avec notre groupe.

 

Ç La sexualitŽ et lĠangoisse sont les directions opposŽes de lĠexcitation dans lĠorganisme biologique : ÔlĠexpansion du plaisirĠ et la Ôcontraction de lĠangoisseĠ. È WR p. 16. Ç LĠexpansion du plaisir È se fait dĠautant mieux que lĠouverture de la fŽminitŽ et lĠouverture de la virilitŽ sont concomitants et sĠajoutent et mme sĠamplifient avec le bonheur amoureux. A la bonne heure, lĠangoisse est bien opposŽe au dŽsir, vu que lĠun et lĠautre sexe deviennent obstacles ˆ lĠautre et rŽciproquement. LĠangoisse suppose deux partenaires affectifs, parents, ou frre et sÏur qui rivalisent, ou encore deux partenaires sociaux ou sexuels qui eux aussi rivalisent.

Ç La victoire des dictatures a ŽtŽ rendue possible par la mentalitŽ malade de lĠhumanitŽ europŽenne que les dŽmocraties nĠont su ma”triser ni Žconomiquement, ni socialement, ni psychologiquement. È WR
p. 17
. La bisexualitŽ sociale est un dŽfi : ïte-toi de lˆ que je mĠy mette ! de mme sur le plan psychologique, donc sexuel ; et encore sur le plan Žconomique o le fort domine le faible.

 Ç Le refoulement sexuel, la rigiditŽ biologique, le moralisme et le puritanisme ne se limitent pas ˆ certaines classes ou ˆ certains groupes de la population. È

Ç LĠŽlucidation de la fonction du vivant ne constitue une menace que contre Ôune seuleĠ attitude, contre Ôun seulĠ ordre social et moral : Ôle rŽgime dictatorial autoritaire de toute espce qui, par sa morale obsessionnelle et par son attitude obsessionnelle envers le travail, tente de dŽtruire la dŽcence spontanŽe et lĠauto-rŽgulation naturelle des forces vitales.Ġ È WR p. 18.

Ç É La grande t‰che consiste ˆ substituer au chaos sexuel, ˆ la prostitution, ˆ la littŽrature pornographique et ˆ la dŽbauche sexuelle, le bonheur naturel en amour, garanti par la sociŽtŽ. Cela nĠimplique aucune intention de ÔdŽtruire la familleĠ ou de Ôminer la moraleĠ. È

Ç La connaissance, le travail et lĠamour naturel sont les sources de la vie. È WR p. 19.

Ç ÔLe gouvernement du peuple par le peuple, pour le peupleĠ ou ÔlibertŽ, ŽgalitŽ, fraternitŽĠ É Ôïtez tous les obstacles qui se trouvent sur la voie de leur rŽalisationĠ É Ne simulez pas la dŽmocratie ! Autrement le fascisme gagnera partout !Ġ È

 

 

6 janvier 2007

 

Ç La nŽvrose collective È est Ç telle quĠelle se matŽrialise dans les dictatures de toute espce et dans les incohŽrences politiques. È WR p. 20.

Ç É ƒlevŽs pour devenir mŽcaniquement obŽissants, les hommes 'volent' la libertŽ pour eux-mmes, ils 'tuent' ensuite le champion de leur libertŽ et se la font enlever par un dictateur. È WR p. 21.

Ç La dictature est enracinŽe dans la peur irrationnelle de la vie chez la plupart des individus. È WR p. 22. CĠest la puissance de lĠAdfi et dĠautres aveugles similaires.

Ç LĠhomme est faible lˆ o lui manque le savoir. È Mais science sans conscience nĠest que ruine de lĠ‰me car lĠintelligence porte ˆ savoir. Mais la vraie libertŽ porte ˆ agir en conscience.

Ç ÔLa libertŽ du culteĠ demeure une dictature tant quĠil nĠexiste pas en mme temps de ÔlibertŽ pour la scienceĠ. È

La monomanie atteint autant le sacrŽ-profane de lĠintuition, en effet, que lĠart de la pensŽe ou lĠamitiŽ du sentiment, voire la libertŽ morale de la sensation.

Mai 1968 en France ouvrit cette porte.

Ç Nous devons dŽcider si 'Dieu' est une figure barbue toute-puissante dans le ciel ou la loi cosmique de la nature qui nous gouverne. CĠest seulement lorsque Dieu et la loi naturelle se rencontrent que la science et la religion peuvent se rŽconcilier. Il nĠy a quĠun pas sur la voie de la dictature entre ceux qui reprŽsentent Dieu sur terre et ceux qui veulent le remplacer sur terre ...

É ÔLe comportement moral naturel suppose la libertŽ du processus sexuel naturelĠ. RŽciproquement, la morale obsessionnelle et la sexualitŽ pathologique vont de pair É

É La dictature est toujours plus facile que la ÔvraieĠ dŽmocratie È WR p. 23. Au premier abord !

 

Ç ÔCe qui est vivant est en soi raisonnable'. Si on ne lui permet pas de vivre, il devient une caricature É

É Lorsque la vie est une caricature, elle ne peut que crŽer la terreur. È WR p. 23-24.

Ç Les racines de la science poussent infiniment plus en profondeur que celles du dŽsordre fasciste dĠaujourdĠhui. È [17] WR (1940), p. 24. Et en 2007, ce dŽsordre au nom de lĠordre de la pensŽe unique sĠest aggravŽ.

 

________

Chapitre I
La biologie et la sexologie avant Freud

                                                                                                                                6 janvier 2007

 

Ç M

a position scientifique actuelle É a eu son origine dans le sŽminaire de sexologie de Vienne (1919-1922) ...

É AffamŽ par le dŽsÏuvrement de quatre annŽes de guerre (1914-1918) É je bondissais vers tout ce qui valait la peine dĠtre connu sur mon chemin É

É Par hasard É je fis connaissance avec la psychanalyse. En janvier 1919, un bout de papier circula É On y expliquait la nŽcessitŽ dĠun sŽminaire sexologique É Je me rendis ˆ une rŽunion É Ce sujet É Žtait nŽgligŽ par lĠUniversitŽ. È WR p. 25.

Ç Dans mon journal ˆ la date du 1er mars 1919 : ÔPeut-tre ma morale objecte-t-elle contre cela. NŽanmoins, dĠaprs ma propre expŽrience et mes observations sur moi-mme et les autres, je suis maintenant convaincu que la sexualitŽ est le centre autour duquel tourne toute la vie sociale, aussi bien que la vie intŽrieure de lĠindividuĠ. È WR p. 26.

Anne Brenier approuva une de mes rŽflexions : Ç Dom GuŽranger, le fondateur de Solesmes, disait que le dŽsir fait les saints È. CĠest tout ˆ fait vrai, dit-elle !

Oui, le dŽsir appelle ce quĠil nĠest pas et nĠa pas encore. Or il y a trois dŽsirs sexuŽs et deux sexes.

LĠun attire le fŽminin ! LĠautre attire le masculin ! Et les deux sexes sont attirŽs par le Trois fois Saint.

Ajoutons que lĠenfant attire la maternitŽ. Et que les enfants suscitent la paternitŽ.

La sexualitŽ nĠest pas un centre mais un appel ˆ lĠautre.

 

Les Ç premires confŽrences auxquelles jĠassistai posaient la sexualitŽ comme un phŽnomne bizarre. È WR p. 26. A lĠInstitut de la Ç Chapelle prs SŽes È au prŽ-sŽminaire, jĠeus le mme sentiment devant lĠangoisse du professeur É je ne sais plus lequel. Etait-ce le fils de la chef de gare de notre village sur le tronon Paris-Bagnoles de lĠOrne ? En tout cas, le lundi, jĠavais rŽgulirement mal au ventre cette annŽe de sixime É Le supŽrieur me demanda de laisser la ceinture et de mettre des bretelles. CĠŽtait humiliant car jĠavais lĠair dĠun vieux. En rŽalitŽ, cela Žtait dž au professeur dĠanglais É

Ce que ma mre mĠavait appris ˆ 5-6 ans sur la sexualitŽ reste heureux encore. Et en 6eme, nous nous amusions des fils des villes qui confondaient les bÏufs et les vaches.

Ç La littŽrature sexologique semblait se diviser en deux catŽgories : la sŽrieuse et la moralisatrice-salace. È WR p. 26.

 

Ç La question : ÔQuĠest-ce que la vie ?Ġ se trouvait derrire tout ce que jĠapprenais. La vie paraissait caractŽrisŽe par une ÔrŽflexitŽĠ et une finalitŽ de lĠaction involontaire et instinctive. È WR p. 27.

Reich suit Driesch. Ç Et pourtant son explication de la fonction vivante par le concept ÔdĠentŽlŽchieĠ, [18] ne me paraissait pas convaincante non plus. JĠeus lĠimpression quĠon Žludait un problme gigantesque au moyen dĠun mot É Les trois preuves É de la diffŽrence spŽcifique entre lĠorganique et le non-organique É paraissaient justes, mais la qualitŽ mŽtaphysique du principe vital me laissait insatisfait.

Dix-sept ans plus tard, je pus rŽsoudre cette contradiction par la formule de la fonction ŽnergŽ-tique É

É JĠeus plus de chance avec Bergson É Je sentis instinctivement la validitŽ de son effort pour rejeter aussi bien le matŽrialisme mŽcaniciste que le finalisme. È WR p. 27.

Le matŽrialisme mŽcaniciste est une Ç thŽorie ... admettant quĠune classe de faits ou mme tout lĠensemble des phŽnomnes est susceptible dĠtre ramenŽ ˆ un systme de dŽterminations ÔmŽcaniquesĠ È[19]. Elle fut utilisŽe par les nazis pour la sŽlection de la race. Ma future belle-mre vit sa meilleure amie, professeur de sport, partir en Allemagne, car rappelŽe pour servir dans les haras humains [20]. Elle ne la revit plus aprs la guerre.

Le finalisme lui, est Ç une doctrine qui attribue un r™le important ˆ la finalitŽ dans lĠexplication de lĠunivers et spŽcialement É (le) providentialisme É (le) volontarisme È É

Cela suppose une Ç adaptation des moyens ˆ des fins ; une adaptation des parties ˆ un tout È. [21]

La sŽlection artificielle serait une Ç causalitŽ de lĠidŽe È [22], une simplification illuminŽe de la simplification cartŽsienne : Ç Je pense donc je suis È.

CĠest le fruit parano•aque de la pensŽe monomane des bisexuels. LĠon choisit, lĠon dŽsire, lĠon rŽalise pour lĠautre. Mais lĠon choisit comme maman (petit miroir), lĠon pense comme maman (grand miroir des dŽmesures) et lĠon est comme maman, soit monomane.

Quant ˆ Bergson, Ç son explication de la perception du 'temps' et de la ÔdurŽe' dans la vie mentale et de lĠunitŽ du moi me confirma dans ma conviction intime quant ˆ la nature non mŽcaniciste de lĠorganisme. È WR p. 27, Žcrit Reich.

Ç Ma thŽorie actuelle sur lĠidentitŽ et lĠunitŽ psychophysique a son origine dans la pensŽe de Bergson, bien quĠelle soit devenue aujourdĠhui une nouvelle ÔthŽorie fonctionnelle psycho-somatiqueĠ.

Pendant quelque temps je fus considŽrŽ comme un Ôfou bergsonienĠ É incapable É de dire exactement o sa thŽorie laissait une lacune. È WR p. 27-28.

Bergson comme le doute prŽliminaire de Descartes se fonde sur lĠintuition vraie ou fausse, donc ˆ vŽrifier selon quĠelle est crŽatrice ou nihiliste.

 

Ç Il Žtait impossible de nier le principe dĠune force crŽatrice rŽgissant la vie.È WR p. 28. Or Reich deviendra fou ˆ la fin de sa vie. Selon Freud il Ç vŽnre dans lĠorgasme gŽnital le contre-poison de toute nŽvrose È. [23]

Ç Seulement je ne pouvais tre satisfait tant que cette force nĠŽtait pas tangible, tant quĠelle ne pouvait tre dŽcrite, ni maniŽe dans la pratique. Car cĠest lˆ le but suprme que sĠassignent ˆ bon droit les sciences naturelles. È Cette force quĠil ne peut toucher, dŽcrire ni manier dans la pratique, nĠest-elle pas justement lĠintuition crŽatrice de Bergson ? Reich aurait clivŽ son intuition du rŽel, emprisonnŽ dans un autisme qui, indirectement, fut lĠoccasion du suicide de sa mre. En effet, il rŽvŽla lĠaventure de sa mre ˆ son pre, ce qui lĠamena elle-mme ˆ se suicider.

Ç Dans mes Žtudes mŽdicales, jĠŽtais mŽcaniciste. È CĠest le matŽrialisme de Reich Ç É et plut™t trop systŽmatique dans ma pensŽe È ou dŽmesurŽ en sa parano•a.

CĠest ce systŽmatisme Ç trop parfait È que je reprochai un jour au Dr Loupiac, avant quĠˆ mon insu, il ne dŽlire, puis, para”t-il, se suicideÉ

Pourquoi AndrŽ Loupiac nĠavait-il pas dŽcelŽ lĠilluminisme de son meilleur ami qui le fit placer ˆ Sainte Anne ? Cet ami clivait la psychologie et la religion. M. Loupiac nĠavait pas vu non plus la perversion dĠune analysante, secrŽtaire en h™pital psychiatrique.

Il mĠavait quasiment Ç interdit È de travailler avec Dan Miller selon Janov et avait exigŽ les honoraires dĠune quatrime sŽance, la semaine o je fis le 1er groupe de Cri primal avec Optic. JĠavais menti, selon lui ! Car jĠavais dit chercher du travail ! Six mois aprs je fus embauchŽ par Genevive Franois ˆ Optic.

 

Revenons ˆ Reich qui, au congrs de Lucerne de 1934, fut exclu de lĠInternational Psychoanalytical Association pour son bolchevisme.

En 1936, traitŽ de schizophrne, [24] Ç Reich sĠŽcarta dŽfinitivement de la psychanalyse É pour une nouvelle mŽthode, la vŽgŽtothŽrapie, future orgonothŽrapie É En 1940 Reich demanda un rendez-vous ˆ Albert Einstein (1878-1955) qui le reut pour un entretien de cinq heures É È. En 1942, Reich sĠenfona dans la folie.

Ç AccusŽ dĠescroquerie pour avoir commercialisŽ ses accumulateurs dĠorgone, Reich fut emprisonnŽ aprs un lamentable procs et mourut dĠune crise cardiaque au pŽnitencier de Lewisburq le 3 novembre 1957 en Pennsylvanie È [25].

Ç Il est difficile, parfois, note Reich, lorsquĠon approche ˆ t‰tons lĠinconnu et lorsquĠon commence ˆ le saisir, de ne pas tre effrayŽ jusquĠˆ la fuite devant une confusion possible de concepts. Heureusement, je reconnus assez t™t en moi-mme le don de plonger dans une expŽrimentation complexe de la pensŽe et dĠarriver ainsi ˆ des rŽsultats pratiques. È WR p. 28. Reich lui-mme situe sa Ç confusion È des Ç concepts È dans Ç lĠexpŽrimentation È. Or il y a deux fonctions dĠexpŽrience pour arriver ˆ des Ç rŽsultats pratiques È, la sensation et lĠintuition.

Sa pensŽe se cliva entre la fonction expŽrimentale de la sensation et celle de lĠintuition.

Il a pris ses intuitions pour la rŽalitŽ.

Si lĠon sait quĠen hŽbreu le o et le a se confondent dans la prononciation, la confusion entre orgone et organe peut-tre un lapsus intŽressant.

On aurait ainsi ˆ distinguer, pour comprendre Reich, la sensation physique de lĠAphrodite Pande•a de la terre et lĠAphrodite Ourania du ciel. Donc il y aurait ˆ dŽceler une fausse sublimation de la libertŽ morale avec autisme intuitif fusionnel ˆ la mre automutique sensationnelle. Et le remde en cas similaire serait une coupure symbolique du cordon ombilical.

Ç Il est facile de penser correctement dans les limites du ÔconnuĠ È : pour la psychose fÏtale automutique, seule la sensation de sa propre mre est connue ! 

Ç Il est difficile, parfois, lorsquĠon approche ˆ t‰tons lĠinconnu et lorsquĠon commence ˆ le saisir, de ne pas tre effrayŽ É È WR p. 28. Car la fixation fÏtale a justement ŽtŽ bloquŽe par la frayeur de la mre ˆ ce stade.

Ç LĠŽclectisme de mes sympathies me mena plus tard ˆ ce principe : ÔTout le monde a raison de quelque manireĠ. È Reich vŽrifie ainsi son identification fusionnelle ˆ des mres diverses qui, dĠexpŽriences diverses, mnent ˆ des raisons diverses.

Ç Chacun sa vŽritŽ È est signe ou principe dĠautisme.

 

Ç Dans les manuels de biologie, je trouvai un ample matŽriel aussi bien pour une science fondŽe sur la preuve exacte que pour une rverie idŽaliste. È WR p. 29.

Toute science qui ne distingue pas lĠintelligence intuitive de lĠintelligence spŽculative et de lĠintelligence pratique fera des robots ou des rveurs.

 

Ç Plus tard, je compris mieux comment on est maltraitŽ lorsqu'on fait un bon travail scientifique. Kammerer finit pas se suicider. È WR p. 29.

CĠest le complexe de Socrate. Quand son gŽnie ne parle plus (ici son intuition !), il se soumet ˆ la vindicte inconditionnelle. On ne se suicide que par erreur, jamais par amour, mme lĠamour de la science. Socrate pouvait quitter Athnes selon la loi de lĠostracisme.

 

En 1919, raconte Reich, Ç je fis É une communication sur le concept de libido de Forel ˆ Jung É Quelle montagne dĠerreurs psychologiques et sociologiques se trouvait derrire cette ÔseuleĠ notion fausse È. Car, dit Reich : Ç Ils identifiaient sexualitŽ et procrŽation. È WR p. 30.

Ç Ils ne sĠŽtaient pas demandŽ pourquoi se dŽveloppait chez les eunuques un si fort sadisme. È WR p. 33.

Ç Il nĠexiste pas de sympt™mes nŽvrotiques sans troubles dans le caractre total comme le pressent Reich ds 1920, alors que lĠÇ on concevait É le systme nŽvrotique individuel comme un corps Žtranger dans un organisme psychique par ailleurs sain È WR p. 35.

Ç Freud Žtait diffŽrent. Pour commencer, il Žtait simple et direct dans son attitude É 

É Freud me parla comme un tre humain ordinaire É Sa manire de parler Žtait rapide, prŽcise et vivante, les mouvements de ses mains Žtaient naturels. Tout ce quĠil faisait et disait Žtait teintŽ dĠironie. JĠŽtais entrŽ chez lui dans un Žtat de trŽpidation. JĠen sortis avec un sentiment de plaisir et dĠamitiŽ. Ce fut le point de dŽpart de quatorze annŽes de travail intensif dans et pour la psychanalyse.

A la fin, jĠŽprouvai une dŽception amre au sujet de Freud, une dŽception qui, je suis heureux de le dire, ne sĠacheva pas en haine ou en abandon.

Au contraire, aujourdĠhui jĠai une meilleure et plus haute estime pour la valeur de Freud quĠˆ lĠŽpoque o jĠŽtais encore son disciple adorateur.

É Un dŽvouement total ˆ une cause est la meilleure condition requise pour gagner lĠindŽpendance intellectuelle. È WR p. 36.

Ç Je vis beaucoup de personnages appara”tre sur la scne É

Les uns furent comme des comtes qui semblent promettre beaucoup, mais qui, en fait, ne rŽalisent rien. DĠautres furent comme des taupes, creusant dur É sans jamais atteindre ˆ la vision de Freud É 

Mais, en vŽritŽ, il nĠŽtait pas question de rivaliser ou dĠinventer une profession. Il fallait continuer une dŽcouverte gigantesque É donner un fondement ˆ la thŽorie de la libido par lĠexpŽrimentation biologique.

É Il Žtait nŽcessaire de consentir ˆ lutter seul, mme si lĠon devait perdre ses amis. È WR p. 37.

Cela est juste. Encore faut-il de vrais amis pour baliser la recherche et la vŽrifier, ce qui permet de rester dans son petit LirŽ et ne pas dŽjanter dans un vrai dŽlire. [26]

 

PS. 24 fŽvrier 2010. A la suite de Mgr Maupu de Verdun, le R.P. Dortel-Claudot propose ˆ mes amis de rŽflŽchir et discerner sur la pŽdophilie commerciale internationale quĠon me prte et la thŽrapie pratique soi-disant mienne qui consisterait ˆ initier des lesbiennes ˆ lĠhŽtŽrosexualitŽ et sur mon approche de lĠinceste divin ou cŽleste, messianique comportant les trois noyaux autiste fÏtal, parano•aque oral et caractŽriel urŽtral. Mon mŽdecin va rŽpondre sur ces insinuations monstrueuses et criminelles.

Disons que la perversion de la prostitution pŽdophile suppose une protection politique certaine. M. Joseph Bozzi, ancien de la RŽsistance, en 1977 mĠassura que le gŽnŽral de Gaulle, ˆ son insu, Žtait financŽ par la prostitution, mme sĠil aurait ŽtŽ furieux de le savoir.

Et puis, pour ne pas entendre les enfants victimes, il faudrait bien une fixation proprement autiste. Sans parler du retrait parano•aque qui aveugle la conscience. Enfin, ce genre de proxŽnŽtisme nĠest possible que par la sŽduction caractŽrielle des papas ours, des mamans ours et des petits ours qui permet de sŽduire, sŽquestrer et prostituer ces milieux.

Mgr Ratzinger ˆ la Doctrine de la Foi et Beno”t XVI ˆ la tte de lĠƒglise romaine devrait, avec la luciditŽ de sa pensŽe, percer le mystre de ma Ç croix rouge È marquŽe au Vatican depuis 1999 et du Ç secret pontifical È imposŽ en 2009 ˆ mon sujet. Libre de tout soupon de comportement et de culpabilitŽ en ce sens, libre soit-on de ne pas me croire !

 

 

 

 

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                                                                                                         8 janvier 2007

 

 

Chapitre II
Peer Gynt

 

 

Ç V

ous Žtiez É offensŽ quand vous avez appris que vous descendiez des singes, et que la terre sur laquelle vous rampiez nĠŽtait pas le centre de lĠunivers, comme vous lĠaviez cru autrefois È WR p. 38, dit Reich en sĠadressant au lecteur.

Ç É Le Peer Gynt dĠIbsen le sent bien lorsquĠil dit :

                       'Je ne suis pas plus avancŽ.

De quelque c™tŽ que je tourne,

CĠest toujours la mme chose.

Il est ici ! et lˆ ! et autour de moi !

Je me crois sorti du cercle et jĠy suis en plein.

Nomme-moi ! Fais-toi voir ! Qui es-tu donc ?'È

Il ne peut sĠagir ici que de lĠutŽrus maternel et du tourbillon utŽrin dans le pareil au mme des fausses sublimations.

Il ne voit lĠart quĠen lui-mme et en sa sensation foetale. Est-il autiste et sa mre parano ? Qui le dira? Avant la coupure de Ç son È cordon et de Ç son È sevrage, lĠart est-il l'intuition de sa mre ou sa pensŽe dŽsaxŽe sur le sentiment de sa mre fusionnelle ?

Est-il autiste et sa mre schizo•de ? Qui le saura avant lĠarrt de la fusion ombilicale de Ç ses È sentiments. LĠamitiŽ y est serait vue comme non-moi !

Est-il autiste ? Est-il sa mre autiste ? Est-elle son autisme ? Qui est sacrŽ ? Lui ? Qui est profane ? Elle ? Elle est le dehors, lui le dedans ! Comment le vŽrifier ? CĠest tout un.

Est-il autiste ou automutique ? Ses sensations sont-elles les siennes et les siennes celles de sa mre. Elle est frigide et lui chaleureux de sa sensation inexprimŽe. O est la libertŽ morale ? La sienne ? Celle de sa mre. Son intuition est-elle juste et sa sensation fausse ? Et lui lˆ-dedans, dĠo viennent ses deux expŽriences ?

 

Ç La dŽviation du connu, du familier, de lĠhabituel, peut signifier le chaos et le dŽsastre. È WR
p. 39
.

Hier, BŽatrice du BŽnin me prŽpare une surprise. Elle a vu Elodie et Marie-No et appellera. Elle fut protŽgŽe par son pre curŽ, au nord du BŽnin, du sacrifice par Žtouffement en une amphore aprs lĠaccouchement par le sige. Elle a revu sa mre. Elle a 23 ans. Sa mre adoptive est morte il y a 15 ans. On mĠa diffamŽ pour lui voler, ˆ elle et SŽbastien et Anne-Claire et Remy, ses petits comptes dĠenfant. SŽbastien fut placŽ ˆ Aigrefoin o il est libre, et heureux, dit Jean Vanier, et sŽquestrŽ en rŽalitŽ. En tout cas si je vais le voir il sera chassŽ ! JĠentends sa voix encore : Ne dis pas que je tĠappelle et que je vous vois car mon avenir est en danger. È

Il est arrivŽ du Liban bŽbŽ, survivant dĠun bombardement. Il marchait comme un chien et reniflait le caniveau. Le centre Impro de Palaiseau lui a confisquŽ le crucifix en jade apportŽ de Chine par Olivier Deur que je lui ai donnŽ ˆ la mort de sa mre. Celle-ci, agonisante, me tŽlŽphona : Ç Je te demande pardon È. Je ne sus que dire ! Sa famille mĠavait insultŽ, sali, injuriŽ. Je fus le premier ˆ lĠinviter au restaurant, lui et Remy (ex Valdo, du BrŽsil) son quatrime enfant adoptŽ.

Tout finira par se savoir, comme le fait que Palaiseau tient son nom du Petit Palais de ChildŽric, fils de Clovis, qui lŽgua, semble-t-il, la cape de saint Martin rŽcupŽrŽe en Espagne, ˆ lĠabbaye Saint Germain-des-PrŽs. Je lĠai appris ˆ Vauhallan par M. Schluppe.

Vauhallan est b‰ti sur une crte. Et sur ce tumulus fut b‰tie une crypte, puis une Žglise, pour un valeureux capitaine viking des troupes de ChildŽric II, lĠŽpoux de Bathilde. Ce tumulus devint son Walhallah. D'o Vauhallan serait issu du paradis viking, le Walhalla.

En tout cas cet enfant, SŽbastien, crŽa lĠamitiŽ entre moi et sa mre Marie-ThŽrse Descat. Il se couchait sur mon tapis et elle traduisait quĠil mĠadoptait. Il me demanda : Ç Tu es fort ? È Et je le portai pour lui faire toucher le plafond.

Anne-Claire, sa sÏur, filleule de mes amis et voisins Marie-No et Jean-Paul, fut placŽe ˆ la DASS.

Je revois BŽatrice lors de son arrivŽe en France. Sa mre lui avait dit que son parrain allait venir chez eux. Elle arrivait du BŽnin. Elle se prŽcipita pour ouvrir la porte et se jeta dans mes bras, sžre que cĠŽtait moi le parrain. Elle Žtait jolie et discrte. Elle prŽpare un master.

Et Valdo-Remy, quant ˆ lui, souriait toujours. Il aurait pu marcher. Jocelyne Guimon avait proposŽ de lĠŽlever. LĠAdfi et la tante, unis, ont tout brisŽ.

 

Ç La peur ŽprouvŽe par lĠhomme devant lĠincertain, devant ce qui est infiniment profond, devant le cosmos, est sinon justifiŽe, du moins comprŽhensible. Celui qui se dŽtourne du chemin frŽquentŽ peut devenir un Peer Gynt, un rveur, un fou. È WR p. 39. CĠest quĠil est encore au fond de la chaussette aux premiers mois de sa grossesse, au fond utŽrin de ses tout premiers mois de sa vie fÏtale. LĠespace et le temps, ce sont les lieux de toute expŽrience. DĠtre restŽ fixŽ au fond du sein ds le dŽbut de la vie fÏtale change toutes les expŽriences.

Ç Il est incompris È, Ç cĠest lĠhistoire dĠun individu insuffisamment armŽ È, ou trop aimŽ par sa mre dŽficiente.

Ç Peer Gynt semblait devoir me rŽvŽler un grand secret, sans y parvenir compltement. È Il Ç sort du troupeau humain È lui Ç dont le pas nĠest pas accordŽ ˆ celui de la colonne en marche. È Il nĠa pas quatre pattes mais bien cinq, voire huit, si lĠon compte celles de sa mre au mme ‰ge prŽnatal.

 

Ç Les autres se rient de lui quand il est faible. Ils tentent de le dŽtruire quand il est fort. È WR
p. 39
. A lĠŽcole primaire, je me battis car on se riait de mes cheveux longs, blonds et bouclŽs. Et je vainquis, gardant rancune jusquĠˆ ce que je revis ˆ 60 ans mon adversaire, lui mon ami Jean. AujourdĠhui Pierre Gavroche continue ˆ me moquer et me dŽtruire le moral et justement ˆ lĠŽglise o lui et ses amis prennent la premire place [27]. Ma destruction serait bien mŽritŽe É quand il protge un Mouvement rŽpandu en 120 pays, en me mettant ˆ la place de leur pŽdophile dont je nĠai appris le fait que lĠan passŽ. Prescription il y a !

 

Ç SĠil ne saisit pas lĠinfini dont ses pensŽes et ses actes font partie, il est perdu. È

JĠai toujours cru en Dieu, parfois en lui seul. Cela mĠa sauvŽ ! Ma mre, ds lĠenfance, mĠavait protŽgŽ de la tentation de me venger. Le pardon mĠa sauvŽ une deuxime fois. Sachant que le sexe nĠest pas tout, cela me sauva une troisime fois.

Ç Je me sentis un Žtranger È É toute ma vie moi aussi.

Ç Si la thŽorie de lĠinconscient de Freud Žtait exacte É alors on pouvait approcher lĠinfini psychique, intŽrieur. On devenait un petit ver dans le flot de ses propres sentiments. È JĠavoue ne pas comprendre cette phrase. Mme si jĠai toujours su faire partie de la poussire du monde et mĠattendre ˆ une mort rapide et prochaine. [28]

Quant ˆ moi, les plus grandes choses au monde quand je les dŽcouvrais, je les trouvais toujours moindres que prŽvues. Ainsi Saint Pierre de Rome ˆ mes 15 ans.

Si Ç lĠinconscient envahit la conscience È WR p. 40, je nĠai pas tout ˆ fait fini dĠŽvacuer la grosse bte qui remplissait bord ˆ bord, en un de mes rves, le port de Marseille et avalait un monstre grand comme un immeuble. Ce port de plaisance abrite beaucoup de bateaux ˆ voiles ou ˆ moteur.

Ç JĠŽcrivis une pice o je montrai le dŽsespoir dĠun malade mental qui ne peut ma”triser les forces vitales en lui et qui cherche aide et charitŽ. È Heureux sĠil le peut encore.

JĠai moi-mme Žcrit mes quatre pices grecques sur la dernire descendance dĠÎdipe-Roi : Les ƒpigones et Le TrŽsor dĠHarmonie sur les dŽmesures mentales des quatre parano•as qui subsistent au-delˆ de lĠÏdipe classique. Puis ce fut les quatre fausses sublimations de lĠautisme avec les Katagonies dĠArgia II et Libre Europa, la pice satyrique. Plus tard jĠŽcrirai la Saga des normands de ses quinze Ducs, pour illustrer les fausses symbolisations de lĠÏdipe du 3eme type. Et puis ce fut les trois ŽpopŽes de Dame Jeanne (dĠArc ˆ Reims, prisonnire et libŽrŽe). Enfin le Chant des chants et Les enfants de la guerre [29]. Et je prŽpare en 2007 Les enfants de lĠAmour.

 

Ç ConsidŽrez les stŽrŽotypes dĠun catatonique, des gestes tels que celui dĠappuyer É un doigt sur le front, comme dans un effort de rŽflexion, ou le regard profond, lointain, scrutateur ÉÈ WR p. 40. Qui dirait quĠil cherche par ses cinq sens ˆ situer son intuition ˆ lui ? Un juge vient dĠinterner ˆ vie en Alsace ˆ Mulhouse un jeune homme avec la mŽthode dŽcrite ici ! Honte ! Ç ÔQuel ‰ge avez-vous ?Ġ ÔQuel est votre nom ?Ġ ÔCombien font trois fois six ?Ġ ÔQuelle diffŽrence y a-t-il entre un enfant et un nain ?Ġ Il trouve un manque dĠorientation, un dŽdoublement de la conscience, un dŽlire de grandeur É et il sĠen tient lˆ. Le ÔSteinhofĠ ˆ Vienne contenait vingt mille de ces individus. È

Ç Je pus trs bien comprendre le sens attribuŽ par Freud au dŽlire, qui devenait une tentative de reconstruire le moi perdu É Il me parut que sa notion de la schizophrŽnie sĠenlisait dans la rŽduction de la maladie ˆ une rŽgression auto-Žrotique. Il pensait quĠune fixation dans la pŽriode du narcissisme primaire pendant lĠenfance constituait une disposition ˆ la schizophrŽnie. Cela me sembla exact mais incomplet É Je crus discerner que ce que le bŽbŽ absorbŽ en lui-mme et lĠadulte schizophrne avaient en commun cĠŽtait Ôleur manire dĠŽprouver lĠunivers comme une expŽrience vŽcueĠ. È WR p. 40-41. Or, lĠexpŽrience vŽcue du bŽbŽ se vit ˆ travers les sensations, les intuitions de la maman. Et le sentiment qui en juge discerne ˆ travers le sentiment fusionnel de la mre. De mme, lĠexpŽrience et le sentiment et la pensŽe du schizophrne est vŽcue ˆ travers son expŽrience datant du stade oral, dans son narcissisme primaire dĠalors fixŽ en fusion avec la mre.

N.B. : Ce 9 janvier 07, baptme du Christ. Ma premire filleule, Isabelle Blanchard, mĠa montrŽ lĠatelier de fonderie ˆ Meudon, lˆ o elle a coulŽ le bronze quĠelle mĠa offert hier, Ç Approche È. DĠhier, aussi, je sais que ma filleule bŽninoise BŽatrice a quittŽ la DASS ˆ 18 ans et demeure ˆ 23 ans ˆ Meudon. Elle me prŽpare la surprise de sa visite.

 

Ç Pour le nouveau-nŽ, le monde extŽrieur avec ses stimuli infinis ne saurait tre quĠun chaos dont les sensations de son propre corps feraient partie. ÔLe moi et le monde extŽrieur sont ŽprouvŽs comme une unitŽĠ. Au dŽbut, pensais-je, lĠappareil psychique distingue entre les stimuli agrŽables et dŽsagrŽables. Tout ce qui apporte du plaisir appartient ˆ un moi dilatŽ. Tout ce qui contient du dŽplaisir est attribuŽ au non-moi. È WR p. 41.

Pour le nouveau-nŽ, le monde extŽrieur mais toujours fusionnel est celui de la mre. Or le chaos des sensations nĠa pas ŽtŽ interprŽtŽ par le premier sentiment utŽrin qui est lĠintuition propre du bŽbŽ non encore nŽ.

Au stade oral, le moi (sous-moi disons-nous) et le monde extŽrieur (de la mre) sont toujours ŽprouvŽs comme une unitŽ. Tout le plaisir agrŽable venant de lĠextŽrieur appartient au Ç moi dilatŽ È de Reich. CĠest le moi idŽal des dŽmesures qui nĠest autre que le phallus de la mre archa•que, mais aussi le dŽplaisir du phallus de persŽcution, dĠinterprŽtation douloureuse et de grandeur contestŽes par la mre et son monde que lĠon voudra Ç tuer È dans un ™te-toi de lˆ que je (ou que mon je idŽal) mĠy mette.

Ç Tout ce qui contient du dŽplaisir est attribuŽ au non-moi. È Comme par hasard, notre concept existentiel est dŽjˆ utilisŽ par Reich. Car, pour nous, le non-moi est le propre de lĠautiste fÏtal fixŽ en fin de grossesse , qui ne peut sortir de la fusion avec sa mre utŽrine. Son dŽplaisir certes demeure, mais aussi le plaisir le plus fanatique qui euphorise dans les fausses sublimations, sous la peau de brebis, dĠ‰ne ou de loup de la mre.

Sous la peau ou dans la peau du loup de la mre stagne le plaisir qui installe et maintient fixŽ notre inconscient.

Ç A mesure que le temps passe, cela change. È

Ç Certains ŽlŽments des sensations du moi qui Žtaient localisŽs dans le monde extŽrieur É È car le sous-moi vit dŽjˆ en partie ses propres sensations, malgrŽ le non-moi pathologique de la mre fÏtale qui lĠy noie, sinon lĠenfant avorterait ou na”trait infirme.

Donc Ç É certains ŽlŽments des sensations É sont maintenant reconnus comme faisant partie du moi. È

Ç De mme, des ŽlŽments du monde extŽrieur qui apportent du plaisir, comme le mamelon maternel, sont maintenant reconnus comme appartenant au monde extŽrieur. È

Le sous-moi schizo•de est dŽjˆ un moi qui, telle la petite sirne, reste dans la fusion maternelle, mais en mme temps Žmerge dŽjˆ et se vit comme reconnaissant le monde extŽrieur.

Ç De cette manire, un moi unifiŽ se cristallise peu ˆ peu ˆ partir du chaos des perceptions internes (fÏtales) et externes (orales). È Ce chaos nĠest pas si puissant car lĠon voit bien le bŽbŽ passer du plaisir aux cris, peurs et rages bien et fortement exprimŽs.

Ç Il commence ˆ prendre conscience de la frontire entre le moi et le monde extŽrieur. È Quand cette frontire est faible ou mise en brche, la schize et le clivage en sont une protection imaginaire compensatoire.

Ç Si maintenant lĠenfant Žprouve un choc violent pendant cette pŽriode o il sĠoriente, les limites demeurent confuses, vagues ou incertaines. Les stimuli du monde extŽrieur peuvent alors tre perus comme des expŽriences intŽrieures. È Et par peur du retour du refoulŽ oral et fÏtal, il fait le choix du cocooning pour dissimuler sa peur, sa phobie du traumatisme du dŽbut de l'Ïdipe. Il le fera enfant et continuera adulte.

 

Ç É Etablir un rapport entre ce qui est ŽprouvŽ comme moi et ce qui est ŽprouvŽ comme monde extŽrieur. È CĠest travail dĠobjectivation. CĠest la naissance du moi par son premier choix et dŽsir dĠamour, de la maman en principe.

Ç Le dŽbut de la perte du sentiment du rŽel dans la schizophrŽnie se trouve dans lĠinterprŽtation erronŽe du patient des sensations issues de son propre corps È.

Ici, ce patient est ˆ la fois fixŽ ˆ un sentiment schizo•de oral et ˆ une sensation automutique fÏtale. Et il en sortira par la grande voie du syndrome schizo•de, cheminŽe obligatoire pour lĠaccs au dŽbut de lĠÏdipe classique. Donc ˆ son dŽsir propre et dans le mme mouvement ˆ la naissance de son objectivation de soi.

Ç Dans le premier cas È, vu que Ç les stimuli du monde extŽrieur peuvent É tre perus comme des expŽriences intŽrieures,É nous pouvons avoir des auto-accusations mŽlancoliques qui furent vŽcues ˆ un moment donnŽ comme des remontrances reues du dehors. È WR p. 41. Reich ici Žvoque un sur-moi, selon nous adulte sadique, fait de remontrances personnalisŽes par lĠimage dĠun idŽal du moi de pre mŽlancolique.

Nous reportons les Ç auto-accusations mŽlancoliques È ˆ lĠidentification pour le pre adulte classique (position 14) ou pour le pre mŽlancolique - mre-Žpoux parano•de - de lĠoedipe du 3eme type (position 38).

Ç Dans le deuxime cas, (Ç inversement des perceptions intŽrieures ŽprouvŽes comme venant du monde extŽrieur È), le patient peut se croire persŽcutŽ avec de lĠŽlectricitŽ par un ennemi obscur, alors quĠen rŽalitŽ il peroit ses propres courants bio-Žlectriques. È

Ç LĠennemi obscur È serait un moi idŽal oral parano•aque (position 4). Les Ç courants bio-Žlectriques È seraient, selon nous, ceux du sentiment schizo•de en sous-moi (position 3). Et lĠanalysant peut passer alors au stade anal en position 5 phobique, gr‰ce ˆ une mre symbolique. Et donc de lˆ, il pourra se confronter au nom du pre par accs au stade urŽtral en position 7 hystŽrique.

Ç É A cette Žpoque-lˆ, jĠignorais tout de la rŽalitŽ des sensations corporelles chez les malades mentaux. È WR p. 41. Ce sera sans doute la forclusion de sa sensation au stade fÏtal en fixation automutique qui va gŽnŽrer son dŽlire et sa condamnation abusive de chercheur vrai.

Ç Les sensations corporelles È forcloses sont issues du dŽbut de la grossesse et fixŽes sur la mre dĠalors, au lieu dĠtre vŽcues comme une structure propre du moi et se trouver Ç en action conjuguŽe avec lĠŽnergie de lĠunivers È.

Tous les voyants, toucheurs, sorciers, magiciens comme Harry Potter cherchent ˆ rŽguler cette conjonction dans le rŽel, donc ˆ rŽguler la relation mre-bŽbŽ de leur passŽ. Ils veulent Ç postuler une harmonie entre le monde extŽrieur et le moi È.

Ç Je sais que les malades mentaux Žprouvent cette harmonie sans aucune limite entre le moi et le monde extŽrieur. È

La maladie mentale : la parano•a, permet de fuir soit dans la dŽmesure du jugement soit dans le retour faussement sublimŽ de lĠexpŽrience autiste.

 

 

É Suite le 9 janvier aprs le point du jour.

 

Ç La profondeur de certains malades mentaux les rend, du point de vue de la qualitŽ humaine, plus valables que les Babbits [30] avec leurs idŽaux nationalistes ! Les premiers possdent au moins un soupon de ce quĠest lĠunivers. Les idŽes de grandeur des autres sont concentrŽes autour de leur constipation et de leur impuissance É È WR p. 42.

Ici, Reich aborde les dŽpressions victorieuses qui gagnent en profondeur sur les monomanies. Celles-ci Žtaient atteintes et furent perdues car vaincues par dĠautres. Les dŽpressions victorieuses en sont la vengeance, comme la terre bržlŽe des Russes devant NapolŽon et Hitler. Ces dŽpressions gardent leurs grandeurs illuminŽes et leurs structures de bisexualitŽs anales. Ces obsessions les rendent constipŽs ˆ se garder leur mre. Ils se donnent comme rivaux de leurs propres conjoints. Les monomanes deviennent souvent impuissants ˆ force de se dŽsirer eux-mmes plut™t que ceux pour qui ils se prennent : leurs Žpoux ou Žpouses. Un sexologue connu faisait des thŽrapies en croisire É mais il Žtait connu comme impuissant.

 

Ç Ibsen avait simplement dŽpeint la misre de lĠindividu non conventionnel. Au dŽbut, on est plein de fantaisies, on a un grand sentiment de force. On est exceptionnel dans la vie quotidienne. On est rveur ... Ils sont Peer Gynt dans le nŽgatif É

É Peer Gynt est sžr quĠil aura le cou tordu ˆ cause de sa curiositŽ É Et le monde veille ˆ ce quĠil se torde le cou ! É

É Il quitte sa mre et la jeune fille quĠil entendait Žpouser. Il est liŽ affectivement ˆ toutes les deux et il est incapable de couper ces liens. È WR p. 42. CĠest le double lien, la relation paradoxale aux deux mres de lĠÏdipe du 2me type.

 

LĠŽtŽ 1920, au Congrs international de La Haye de la SociŽtŽ psychanalytique, prŽsidŽ par Freud, Ç Freud donnait un bref rŽsumŽ fort pertinent. Puis, en quelques phrases, il formulait sa propre opinion. CĠŽtait vraiment un rŽgal de lĠentendre. Il Žtait excellent orateur, sans Žmotion, mais intelligent, mordant, ironique. È WR p. 44.

Ç Tausk avait raison : ce que le schizophrne prend pour le persŽcuteur est en vŽritŽ lui-mme. È En rŽalitŽ cĠest son moi-idŽal parano•aque !

Ç Il doit nŽcessairement ha•r quiconque tente de le remettre en contact avec lui. È WR p. 44. La communication de Reich sur Ç Le conflit de la libido et le dŽlire chez Peer Gynt È est bien accueilli et il devient membre de la sociŽtŽ.

Ç Le conseil des vieux collgues Žtait maigre : ÔContinuez toujours ˆ analyser avec patience, disaient-ils, a viendraĠ. Ce qui devait venir, et comment, on ne le savait pas tout ˆ fait. Un des points les plus difficiles consistait ˆ traiter des patients qui Žtaient affreusement inhibŽs ou qui demeuraient mme silencieux. È

La technique de Ç ÔlĠanalyse des rŽsistancesĠ, bien que formulŽe thŽoriquement, nĠŽtait pas encore mise en pratique. È En rŽalitŽ il faut toujours distinguer la rŽsistance au changement, qui est auto-protection du moi, et dŽfense du dominateur qui est suffisance du phallus profiteur.

Ç T‰cher de É convaincre (le patient) que son silence ou que sa rŽsistance Žtaient absurdes, quĠils indiquaient une mŽfiance ou une angoisse, Žtait un peu plus intelligent, mais gure plus fŽcond. Et pourtant : ÔContinuez toujours ˆ analyserĠ ne cessaient de rŽpŽter les vieux collgues. È WR p. 46.

 

Ç JĠallai voir Freud É DĠun point de vue technique ses solutions nĠŽtaient pas satisfaisantes. Analyser, disait-il, signifie avant tout tre patient. LĠinconscient Žtait en dehors du temps. Il ne fallait pas tre trop ambitieux en thŽrapeutique É

JĠen vins ˆ la conclusion que lĠeffort thŽrapeutique pouvait tre authentique ˆ la seule condition de chercher patiemment ˆ ÔcomprendreĠ le processus de la guŽrison elle-mme. È

A Copenhague, Nanna Maria fut guŽrie de son isolement lors de notre sociodrame É Je mis six ans ˆ comprendre la coupure de ses sensations, donc son automutisme. Et ce nĠest quĠaprs ma considŽration de ce que jĠappelais le Ônoyau caractŽrielĠ faussement symbolisŽ de Boucle dĠOr !

Ç Le problme du ÔcommentĠ et du ÔdĠoĠ des incrustations et des rigiditŽs dans la vie affective Žtait la lumire qui me guidait en me conduisant vers lĠinvestigation de la bio-Žnergie. È

 

_____

 

 


10 janvier 2007

 

 

Chapitre III

Les lacunes de la thŽorie de la sexualitŽ
et de la psychologie

 

Ç P

endant les prŽliminaires sexuels, il se crŽe une tension qui serait ressentie comme dŽsagrŽable si elle nĠŽtait suivie de satisfaction. NŽanmoins, lĠanticipation du plaisir de satisfaction ne produit pas seulement une tension, mais dŽcharge aussi une ÔpetiteĠ partie dĠŽnergie sexuelle. Cette satisfaction partielle, ajoutŽe ˆ lĠanticipation du grand plaisir final, lĠemporte sur le dŽplaisir de la tension initiale. Cette interprŽtation fut le commencement de ma thŽorie fonctionnelle ultŽrieure sur lĠactivitŽ sexuelle. JĠen vins ˆ voir dans lĠinstinct rien de plus que ÔlĠaspect moteur du plaisirĠ. La psychologie moderne a renoncŽ au concept suivant lequel nos perceptions ne sont que des expŽriences passives. Elle lĠa remplacŽ par le concept É selon lequel chaque perception est fondŽe sur une attitude ÔactiveĠ du moi ˆ lĠŽgard de la sensation et du stimulus É Ce fut un progrs important. DŽsormais, il Žtait possible de comprendre comment le mme stimulus qui dans un cas produit une sensation de plaisir, peut, dans un autre cas - avec une attitude intŽrieure diffŽrente - ne pas tre peru du tout. È WR p. 48.

Reich ici distingue lĠinstinct qui, de fait, est une tension comme tout instinct et lĠaspect moteur du plaisir qui relve du stimulus sexuel.

Le dŽsir amoureux est ˆ la fois le dŽsir sexuŽ et son expression sensuelle.

Ç Ce fut le dŽbut de la diffŽrenciation entre le plaisir orgastique total et les pures sensations tactiles. È WR p. 49. Ici jĠattribuerais lĠorgasme ˆ la sensation centrŽe sur les parties Žrotiques sensuelles et tactiles, et lĠorgasme total au stimulus qui est de lĠordre dĠune passion et du dŽsir, soit virils soit fŽminins.

Ç JĠavais atteint directement les limites de la pensŽe mŽcaniciste, (de lĠordre de lĠinstinct, de la sensation) qui statuait que les opposŽes sont les opposŽs et rien dĠautre, et quĠils sont incompatibles (de lĠordre des deux sexes irrŽductibles mais trs compatibles). È 

Les focolarinis [31] ont dŽclarŽ notre groupe incompatible avec eux, donc avec toute l'ƒglise catholique. Si cĠest vrai, cĠest que notre hŽtŽrosexualitŽ nĠest pas comprise.

 

Ç Ainsi le plaisir est lĠamalgame dĠune composante motrice active et dĠune composante sensorielle passive. È En fait, il y a deux composantes actives motrices et complŽmentaires, lĠune virile motrice active, lĠautre fŽminine active aussi.

Ç La composante motrice du plaisir est ressentie passivement dans le mme temps o la composante sensorielle est perue activement. È En rŽalitŽ, cela est vrai dans la sensation fŽminine qui ressent passivement le sexe masculin moteur. Mais cela est aussi vrai dans la sensation virile qui reoit passivement le sexe fŽminin moteur. En rŽalitŽ, il y a deux sensations, lĠune chez la femme, lĠautre chez lĠhomme. Et il y a deux dŽsirs, et le fŽminin et le masculin.

 

Ç Restait le problme de la ÔnatureĠ du plaisir.

É Je prononai un Ôsemper ignorabimusĠ. Je nĠen continuai pas moins ˆ me battre avec le problme du rapport entre le concept quantitatif de ÔpulsionĠ et le concept qualitatif de ÔplaisirĠ. È

La quantitŽ sensuelle est augmentŽe par la qualitŽ sexuelle É

Ç Selon Freud, la pulsion Žtait dŽterminŽe par la quantitŽ dĠexcitation É Cependant, jĠavais trouvŽ que le plaisir relevait de la nature des pulsions, et que cĠŽtait lˆ une 'qualitŽ' psychique È. CĠest exact. Il y a bien deux plaisirs, lĠun sensuel quantitatif, relevant du tempŽrament fÏtal et oral, et lĠautre sexuel qualitatif, relevant du caractre Ïdipien confrontŽ aux deux sexes, ou aux deux eros encore nŽvrotiques.

Ç É JĠavais trouvŽ le point de dŽpart de ma doctrine ultŽrieure : lĠunification fonctionnelle du concept quantitatif dĠexcitation et du concept qualificatif de plaisir. È ĉtre en lien de co•t amoureux, cĠest unir la sensualitŽ stimulŽe mais non coupable de la fonction de lĠ‰me qui est la sensation, et le dŽsir de qualitŽ qui est dĠordre sexuel et parfois coupable, car Ïdipien.

Ç LĠobservation clinique rigoureuse ne peut jamais nous Žgarer. Mme si la philosophie est fausse ! È WR p. 50. Ce nĠest pas tout ˆ fait vrai. La personne clivŽe peut sentir lĠinverse de ce quĠelle vit et le corps peut mentir car ce nĠest pas le sien quĠon ressent.

Ç Un jeune garon de cafŽ É souffrait dĠune incapacitŽ totale dĠŽrection ; il nĠavait jamais connu dĠŽrection dans sa vie. LĠexamen organique fut nŽgatif É LĠabsence chez lui de toute fantaisie [32] gŽnitale dirigea mon attention sur les diverses activitŽs masturbatoires chez les autres patients. Ce qui me frappa, ce fut la manire de se masturber de beaucoup dĠentre eux ; elle dŽpendait de certaines fantaisies pathologiques. Chez aucun patient lĠacte masturbatoire nĠŽtait accompagnŽ par la fantaisie de ressentir du plaisir dans lĠacte sexuel normal. Au mieux, ils imaginaient quĠils avaient des rapports sexuels. Un examen plus serrŽ faisait appara”tre quĠils ne se reprŽsentaient ni ne ressentaient rien de concret dans cette fantaisie. È WR p. 51.

Ç Avoir des rapport sexuels ... En somme cette expression pouvait signifier nĠimporte quoi, sauf le plaisir sexuel gŽnital. È Dans le 1er groupe Ç la fantaisie dĠun viol produisait lĠŽjaculation. È WR p. 52. Ce sont les gens violŽs psychiquement ou physiquement qui doivent repartir de lĠexpŽrience malheureuse pour lĠapprivoiser, la dŽpasser.

 

Ç Dans le second groupe É Les patients É pressaient leur pŽnis Ô flasqueĠ. Ils stimulaient leur anus É Ils t‰chaient de prendre leur pŽnis dans leur bouche, ou ils le chatouillaient par derrire, entre leurs cuisses É

Ils se voyaient, battus, ligotŽs, torturŽs ou mangeant des fces. Ou ils se reprŽsentaient leur organe gŽnital sucŽ. È

CĠest lĠeffet du viol maternel quĠon ne se figure plus.

 

Ç Le but de mon travail aujourdĠhui est le mme quĠil y a vingt ans : cĠest Ôle rŽveil des expŽriences infantiles les plus anciennesĠ. La ÔmŽthodeĠ pour atteindre ce but a nŽanmoins changŽ si considŽrablement quĠon ne saurait plus lĠappeler psychanalyse. È

Freud, en 1922, ˆ un congrs psychanalytique international rŽuni ˆ Berlin sous la direction de Karl Abraham, Ç parla sur 'Le moi et le a' É Ce fut un rŽgal clinique. È WR p. 53.

Ç LĠidŽe de base Žtait la suivante : JusquĠici nous nĠavons portŽ notre attention que sur les instincts refoulŽs. Ils Žtaient plus facilement accessibles que le moi. Cela paraissait assez curieux, puisque le moi, pouvait-on penser, Žtait plus prs de la conscience. Paradoxalement, cependant, il Žtait dĠun accs moins facile que la sexualitŽ refoulŽe. È

En rŽalitŽ, ici, lĠon aborde les racines mme de lĠÏdipe lors de la naissance du moi phobique. CĠest la sexualitŽ coupable.

Ç La seule explication possible rŽsidait dans le fait que les parties essentielles du ÔmoiĠ lui-mme sont inconscientes, cĠest-ˆ-dire ÔrefoulŽesĠ. Non seulement le dŽsir sexuel dŽfendu, mais aussi les forces dŽfensives du moi sont inconscients. De lˆ Freud en vint ˆ postuler lĠexistence dĠun Ôsentiment inconscient de culpabilitŽĠ. È WR p. 53. Cette acuitŽ dĠobservation nous renvoie ˆ la position phobique de lĠÏdipe du 3emz type o la position 25 possde ce retrait narcissique.

Ç Il ne lĠavait pas encore mis en Žquation, avec un Ôbesoin inconscient de punitionĠ. È

Ç Freud discuta Žgalement dĠun phŽnomne curieux appelŽ la ÔrŽaction thŽrapeutique nŽgativeĠ. È Elle est propre ˆ ce retrait narcissique. Je la retrouve en finale dĠanalyses longues.

Ç Il y avait, concluait Freud, dans le moi inconscient une force qui sĠopposait ˆ la guŽrison du patient. CĠest huit ans plus tard seulement que cette force se rŽvŽla ˆ moi. È

Hier, jĠai revu BŽatrice, ma filleule du BŽnin arrivŽe en France ˆ 3 ans. Elle mĠavait alors ouvert la porte de sa mre adoptive et se jeta dans mes bras sans me conna”tre. Elle perdit sa nouvelle mre, il y a dix ans, dĠun cancer. Mise alors ˆ la DASS par la famille adoptive, je la retrouve hier pour la premire fois, prŽparant un master dĠŽconomie. JĠeus lĠintuition cette nuit de la force phobique et de la perte de mŽmoire propre au retrait narcissique pour se protŽger de la premire sŽparation de sa mre bŽninoise, puis de celle de sa mre franaise. Cela me fit un effet trs fort. Je la revois dimanche. Elle est passŽe par mes amis et voisins.

 

Ç Cette force se rŽvŽla ˆ moi comme une Ôfrayeur devant lĠexcitation du plaisirĠ (plaisir-angoisse), et comme une ÔincapacitŽ organique pour le plaisirĠ. È WR p. 53-54. Cette frayeur semble bien phobique, peur de perdre le plaisir de maman si je vais vers papa et retour ˆ lĠinstinct fusionnel rendant incapable le plaisir par retrait narcissique (fixation 26-25).

Ç Du sŽminaire de Vienne [33] sortit cette jeune gŽnŽration dĠanalystes qui participrent aux premiers dŽveloppements de lĠanalyse caractŽrielle. È WR p. 55. Comme je lĠai dit ici, Reich pressentait lĠÏdipe du 3me type ˆ Ç noyau caractŽriel. È

Ç Une jeune fille fut admise ˆ lĠh™pital, avec une paralysie complte et une atrophie musculaire des deux bras É JĠappris de la patiente que la paralysie sĠŽtait installŽe ˆ la suite dĠun choc. Son fiancŽ avait tentŽ de lĠembrasser. Elle avait pris peur et avait Žtendu les bras en avant, Ôcomme si elle avait ŽtŽ paralysŽeĠ. Aprs cela elle Žtait devenue incapable de remuer ses bras et peu ˆ peu lĠatrophie sĠŽtait installŽe É Je ne mentionnai pas cet Žpisode sur la fiche. Cela ežt suscitŽ la moquerie ou la colre de mes chefs É È WR p. 56-57.

Ç Plus tard, jĠappelai ce phŽnomne ÔlĠancrage physiologiqueĠ dĠune expŽrience psychique È. Une expŽrience psychique peut produire une altŽration durable dans un organe. 

Ç Les recherches de lĠŽconomie sexuelle ˆ propos du cancer, prirent aussi leur dŽpart avec ce concept de lĠancrage physiologique des conflits de la libido. È

Une jalousie sexuelle ˆ mort rend le cancer inguŽrissable.

 

Ç CĠest un fait bien connu que les catatoniques stupŽfiŽs, chez qui la maladie sĠest dŽclarŽe soudainement et qui sont capables de dŽcha”nements de rage, possdent dĠexcellentes chances de guŽrison. È

VŽronique Lesay et moi avons fait cette expŽrience inespŽrŽe par mon travail dĠanalyste et la psychiatre-chef ds 1980, chez une maman de 20 ans qui guŽrit et eut un autre enfant.

Ç LĠexplication de la Ôcomplte rŽgression du catatonique au sein maternel et ˆ lĠauto-ŽrotismeĠ ne paraissait pas suffisante. Le ÔcontenuĠ psychique de la fantaisie catatonique Ône pouvait tre la causeĠ du processus somatique. È WR p. 58.

Quel est ce Ç contenu É activŽ par un processus gŽnŽral de nature spŽciale È ? La tendance ˆ faire de la Ç psychologisation du somatique È , Ç cĠŽtait de la mŽtaphysique È.

Certes, la rŽgression du catatonique (position 48) somatise jusquĠau fond du sein maternel et nous est apparue dans sa faon de forclore la sensation et lĠauto-Žrotisme É Pour y Žchapper elle nĠest pas suffisante. Il faut encore le libŽrer de la bisexualitŽ du faux-pre sublime (position 44).

Nous avons dŽcouvert que cĠŽtait lĠeffet du viol bisexuel du pre sublime, admirable sous tous rapports sexuels, mais ne faisant quĠannuler jusquĠˆ lĠanaclitisme, en le portant ˆ lĠextrme somatique et lĠun et lĠautre sexe de sa victime. La jeune victime catatonique cria en revivant : Ç Baise-moi, encule moi È.

Ce processus spŽcial que note Reich nĠest autre que la surenchre bisexuelle, ici du pre, en fausse sublimation de la sensation et de la libertŽ de choix sexuel double. Ç La psychologisation du somatique È est une projection nŽvrotique dĠune dŽpendance Ïdipienne classique sur ce qui est un authentique viol sexuel, par rŽalitŽ bisexuelle et non pas par fantasme oedipien.

Mon contr™le lors du travail sur les perversions monomanes me fit entendre : Ç Ce nĠest pas votre impuissance, cĠest de la destruction. È DĠo la violence de la dŽcharge. LĠŽnergie du catatonique est bien nŽcessaire pour faire une brche et rompre le Ç cuirassement musculaire (de) tout le systme È. WR p. 57.

Quant ˆ la justesse de la qualification Ç mŽtaphysique È des Ç interprŽtations psychologisantes È WR p. 58, elle est bien un cache-angoisse mŽtaphysique de ceux qui ne peuvent confronter la bisexualitŽ dont ils vivent et quĠils envient dans le sentiment ocŽanique de leurs ma”tres-experts. Celui-ci induit lĠannulation du problme social du c™tŽ du praticien et de lĠaspect psychopathologique du c™tŽ du malade.

 

Ç Mais mme le mysticisme a Ôraison de quelque manireĠ. Il y avait mystique dans la seule mesure o lĠon ne pouvait dire exactement de quelle manire cĠŽtait vrai, ou ˆ quel endroit des choses exactes Žtaient exprimŽes inexactement.

Certes, aucun ÔdŽsirĠ dans le sens courant quĠon donnait alors ˆ ce mot, ne pouvait vraisemblablement produire des changements organiques profonds. Il fallait entendre le mot ÔdŽsirĠ ˆ un niveau plus profond É È Reich parle plus loin dĠune Ç inhibition gŽnŽrale du fonctionnement neuro-vŽgŽtatif. È WR p. 60.

Or il y a vrai mysticisme lˆ o un lien est reu de Dieu par une intuition profonde dĠamour pour lui et de lui. Et il y a un faux mysticisme auto-Žrotique et bisexuŽ comme si lĠun Žtait tout, donc lĠun et lĠautre. Il y a dŽsir surfait et dominateur et dŽsir simple et partagŽ. Les guerres fratricides certes sont terribles. Car les dŽplacements fraternels sont sans feu de leur propre dŽsir, ni lieu de leur propre fŽconditŽ, sans foi en la mre, ni loi du pre.

Mais les guerres religieuses sont, quant ˆ elles, sans Dieu ni ma”tre. Et lĠautoritŽ en est monomane.

Ni Bush, ni Saddam Hussein, qui se donnaient la victoire de Dieu, nĠont donnŽ la paix de Dieu. La fausse illumination, ˆ la fois projective et introjective, nĠest quĠun Ç comme si È.

Par contre, lĠidŽal du moi des dŽplacements est de supplanter les parents sur leur terrain amoureux, celui de leur couple.

 

Ç Il nĠy a pas un seul cas de schizophrŽnie qui ne prŽsente de toute Žvidence des conflits sexuels, mme si on se contente dĠun contact trs superficiel avec le patient. Le contenu peut varier considŽrablement, mais lĠŽlŽment sexuel non diluŽ sĠy trouve toujours au premier plan. È WR p. 60. Lˆ il faut sĠentendre.

LĠanalyse existentielle a gardŽ ce mot pour le masochisme oral anobjectal, sans objet dĠamour, et amoral, donc psychotique. Les autres schizophrŽnies selon Bleuler reviennent toujours sous formes de fausses symbolisations et dĠÏdipe du 3me type.

Ç Les autres sont des Ôpervers polymorphesĠ, de mme que sont ÔperversesĠ de cette faon leurs morales et leurs institutions. È. Elles sont toutes bisexuelles, triomphantes ou dŽpressives, voire dŽpressives victorieuses, de la position 41 ˆ 60.

Ceci dit, il y a quelque chose de sexuel dans la schizophrŽnie simple, Žtant donnŽ lĠempreinte sexuelle de par sa rŽduction masochique orale sur trois ou quatre gŽnŽrations, depuis la bisexualitŽ monomane et les dŽmences. Les quatre psychoses sont les rŽsidus des viols sexuels de toute bisexualitŽ faussement sublimŽe et dŽmesurŽe ˆ la fois É

Ici Reich affirme que lĠhomme moyen Ç normal È pense lui aussi ˆ sa sexualitŽ en termes de perversitŽ et dĠune faon qui nĠest gure naturelle. On peut le remarquer ˆ travers des expressions comme Ç peloter une femme È, (se) Ç faire une femme È, Ç tirer un coup È.

NB. : Reich nĠest pas celui quĠon dit et pense souvent.

 

Ç Les nŽvroses de la classe laborieuse ne se diffŽrencient des autres que par une absence de raffinement culturel. È La nŽvrose Ç chez les individus de la classe laborieuse É prend lĠaspect de la tragŽdie grotesque quĠelle est en rŽalitŽ É

É Une É patiente souffrait de nymphomanie. Elle nĠarrivait jamais ˆ dŽclencher lĠorgasme É Finalement, elle se masturba avec un manche de couteau, et mme avec la lame jusquĠˆ ce que son vagin saign‰t É

Dans de telles familles, la mre nĠa pas le temps dĠŽlever ses enfants avec soin. LorsquĠelle remarque que lĠenfant se masturbe, elle lui jette un couteau, tout est dit. LĠenfant associe le couteau avec la crainte de la punition pour ce comportement sexuel et y attache le sentiment de culpabilitŽ ; elle nĠose pas se satisfaire, et, plus tard, le sentiment inconscient de culpabilitŽ la poussera ˆ chercher lĠorgasme gr‰ce ˆ ce mme couteau.

Des cas de ce genre se distinguaient fondamentalement des nŽvroses communes et des psychoses. Ces caractres impulsifs semblaient reprŽsenter Ôun stade de transition entre la nŽvrose et la psychoseĠ. È WR p. 68.

Ç Le moi Žtait encore sain, mais il Žtait ŽcartelŽ entre lĠinstinct et la morale. È CĠest le moi de lĠÏdipe du 3me type avec son sur-moi. Mais aussi, avec son sous-moi psychotique, elle ne rŽsistait pas ˆ un moi idŽal, exprimŽ dans des instincts compulsifs. Ç Alors elle couchait avec tous les hommes disponibles, sans obtenir satisfaction È vu quĠelle Žtait alors dans une relation sans objet dĠamour. Le symbole du couteau lancŽ par la mre et repris contre elle et sa sexualitŽ est bien symbolique du Ç meurtre de la mre È, ˆ savoir la mort de lĠidentification ˆ la mre psychotique.

Ç Le moi semblait rager contre sa propre conscience, et sentait de sĠen dŽbarrasser en exagŽrant les actes impulsifs. È CĠest ici lĠexpression suicidaire du non-moi auquel elle sacrifiait le dŽsir de son moi. CĠest le non moi de la fausse sublimation qui se fixe en un noyau dur autiste.

Ç La conscience (nŽvrotique du 3me type) se rŽvŽlait clairement comme le rŽsultat dĠune Žducation brutale (moi idŽal des dŽmesures au noyau parano•aque), pleine de contradictions (du non-moi de la fausse sublimation au noyau autiste). È

Certains, Ç les nŽvrosŽs obsessionnels et les hystŽriques ont ŽtŽ ŽlevŽs dans une atmosphre anti-sexuelle. È En rŽalitŽ ces obsessionnels (27) et ces hystŽriques (28) du 3me type sont refoulŽs vers leurs noyaux parano•aques ou autistes, par la bisexualitŽ dĠŽducateurs adulŽs, car apparemment plus puissants, lesquels reprŽsentent leur anti-moi, rŽprimant leur dŽsir en position anti-sexuelle.

Ç CĠest avec le caractre de ces patients que jĠeus ˆ lutter le plus. Les difficultŽs quĠils prŽsentaient Ôfluctuaient en proportion directe de leur degrŽ de tension sexuelle ou de satisfactionĠ. È WR p. 68-69. Certes, pour passer de lĠÏdipe du 2me type psychotique, ˆ lĠoedipe du 3me type, il faut une forte tension sexuelle empruntŽe lˆ o elle est la rŽsistance du noyau caractŽriel. CĠest la peur de retomber en Žtat de psychose, qui fait sĠaccrocher davantage ˆ sa propre nŽvrose de caractre.

Ç On nous rend parano È, Ç ils nous rendent fous. È CĠest le retour de la position 30 ˆ la 29 par retrait narcissique, voire le retour au noyau 4, en passant par les positions phobiques 26 et 25.

Cette Ç rŽsistance caractŽrielle È WR p. 65, est en inflation dans nos banlieues parisiennes et elle est ˆ ne pas confondre avec les dŽfenses parano•aques.

Ç Chez ces caractres impulsifs, la stase de lĠŽnergie sexuelle Žtait beaucoup plus prononcŽe et ses effets beaucoup plus Žvidents que dans les nŽvroses ˆ pulsions inhibŽes. CĠest avec le ÔcaractreĠ de ces patients que jĠeus ˆ lutter le plus. È WR p. 68-69. Le phallus de lĠÏdipe du 3me type se pose dans une nŽvrose de transfert difficile ˆ rŽsoudre, vu son double support et classique et du 2me type.

Ç Ces patients montraient tous les ŽlŽments qui É contriburent ˆ former ma thŽorie fondamentale : la rŽsistance caractŽrielle, le r™le thŽrapeutique de la satisfaction gŽnitale et le r™le de la stase sexuelle dans lĠaugmentation des impulsions sexuelles perverses et antisociales. È WR p. 69. Cela touche aux nŽvroses sociales obsessionnelles et ocŽaniques et mŽtaphysiques et aux psychopathies dŽpressives antisociales.

Ç Il Žtait impossible de douter du rapport entre lĠintensitŽ du comportement pervers et anti-social et la perturbation de la fonction gŽnitale. È

Le comportement pervers est bisexuel et donc antisocial, par imposition Žlitiste dĠune part de la suprŽmatie quĠoffre la bisexualitŽ, laquelle induit la perte de son propre sexe par les assujettis. Le bisexuel heureux a la prime des deux sexes. Le bisexuel malheureux a la dŽprime de sa double sexualitŽ et de son conjoint, lui aussi assujetti.

 

Ç Si le garon avait aimŽ sa mre ˆ un niveau anal, cĠest-ˆ-dire pervers É È WR p. 70. Cela donnerait selon notre Analyse existentielle la forclusion du nom du pre. Mais il nĠy a pas perversion, seulement obsession !

La mre en effet qui sŽduit au niveau anal son garon, forclot chez le garon tout dŽsir dĠidentification au pre ou ˆ tout autre homme reprŽsentant le nom du pre. Et de deux choses lĠune : ou bien elle est restŽe fixŽe ˆ ce niveau, cĠest le complexe de Jocaste avec Îdipe-roi, ou bien elle choisit de ne supporter dans sa sexualitŽ que le rapport infantile o elle peut vivre avec le garon un rapport dominateur mre-enfant du 2me type. Et ici la position 27, dans un rapport autiste et obsessionnel ˆ la fois, induit le simulacre dĠtre un pre pour lui. Dans cet Ç Ïdipe È, elle peut se satisfaire comme fausse-mre sublime de son garon obsessionnel (27). La mre est bien alors perverse par fausse-sublimation pre-mre avec son garon obsessionnel d'Ïdipe du 3me type, donc enfant-mre.

Ç É LĠŽtablissement ultŽrieur dĠune relation gŽnitale avec dĠautres femmes Žtait beaucoup plus difficile pour lui que sĠil avait eu un fort attachement gŽnital envers sa mre. È WR p. 70.

Ç Cette diffŽrenciation entre le plaisir prŽ-gŽnital et le plaisir gŽnital fut le point de dŽpart du dŽveloppement indŽpendant de lĠŽconomie sexuelle. È WR p. 71. LĠÏdipe gŽnital de type classique se superpose ˆ l'Ïdipe du 2me type, lesquels sont concomitants dans lĠÏdipe du 3me type. Celui-ci prŽpare ainsi deux choix, lĠun dans la diffŽrenciation sexuelle entre le plaisir prŽ-gŽnital et le plaisir gŽnital, lĠautre en un retour au cocooning archa•que, ici autiste (2).

Ce Ç dŽpart du dŽveloppement indŽpendant de lĠŽconomie sexuelle È correspond bien ˆ notre dŽcouverte des fausses symbolisations qui mĠont valu, avec les jeunes Drs BrŽal et Lambert de lĠAdfi, l'appellation contr™lŽe de secte.

Ç Sans elle, aucune phrase de ma thŽorie ne tiendrait debout. È

En effet, pour nous aussi, la thŽorie elle-mme de notre bisexualitŽ perverse nĠaurait pu tre inventoriŽe sans cet Ïdipe du 3me type, dŽcouvert entre Piacenza et Genova. Le noyau caractŽriel de type Boucle dĠor et les trois ours nous est venu en effet ˆ l'Žvidence dans ce petit restaurant bordant la route des lacets italiens entre ces deux villes.

 

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12 janvier 2007

 

Chapitre IV
Le dŽveloppement de la thŽorie de lĠorgasme

 

 

Ç E

n dŽcembre 1920, Freud mĠenvoya un jeune Žtudiant É Le cas semblait plut™t dŽsespŽrŽ É Pour la premire fois le patient se masturba en obtenant une Ôsatisfaction finaleĠ. Ds ce moment, tous les sympt™mes disparurent (obsession, masturbation excessive, sympt™mes neurasthŽniques graves : maux de tte, douleurs dans le dos, manque de concentration, nausŽes.) Au bout dĠune semaine, ils revinrent progressivement. Lorsque le patient se masturba une deuxime fois (avec rŽsultat), les sympt™mes disparurent de nouveau, pour revenir quelques jours plus tard. Ces mŽcanismes se rŽpŽtrent sur le mme modle pendant plusieurs semaines.

Enfin, il me fut possible dĠanalyser les sentiments de culpabilitŽ É Il sĠensuivit une amŽlioration visible de lĠŽtat du patient que je renvoyai au bout de neuf moisÉ capable de travailler. Il resta en contact avec moi pendant six ans. Il se maria et demeura en excellente santŽ. È WR p. 72.

 

Ç A la mme Žpoque, jĠavais en traitement le garon de cafŽ dont jĠai dŽjˆ parlŽ et qui souffrait dĠune absence totale dĠŽrection É Je rattachai tout simplement lĠabsence dĠŽrection ˆ lĠimpression É de lĠorgane gŽnital É Ġch‰trŽĠ È, Ç un grand trou sanglant entre les cuisses de sa mre È car Ç alors qu'il Žtait dans sa deuxime annŽe, sa mre avait eu un autre enfant. Il avait pu voir lĠaccouchement de la pice voisine. [34]È WR p. 72-73.

Ç Il Žtait calme, placide, ÔsageĠ, et faisait tout ce quĠon lui demandait. È WR p. 73. Je fus ainsi jusquĠˆ ma premire colre ˆ lĠŽcole primaire.

Ç Comme le patient Žtait travailleur et ÔadaptŽ au rŽelĠ, aucun dĠentre nous ne fut frappŽ que par le fait que cĠŽtait prŽcisŽment son manque dĠŽmotivitŽ, son aspect tout ˆ fait imperturbable qui constituait 'le' terrain caractŽriel pathologique sur lequel son impuissance Žrective pouvait persister É Si tout Žtait comme cela devait tre, pourquoi lĠimpuissance nĠŽtait-t-elle pas guŽrie ? De toute Žvidence, il y avait ici une la-
cune É

LĠobservation de ce patient me fit comprendre un concept important de lĠanalyse caractŽrielle, celui de Ôblocage affectifĠÉ la liaison essentielle entre la structure caractŽrielle rigide actuelle prŽdominante et ÔlĠengourdissementĠ gŽnital. È

Reich travaille alors ˆ lĠombre de Freud. Celui-ci, dit Reich Ç nous avait mis en garde contre lĠambition thŽrapeutique È WR p. 74.

Ç Je ne regrette É pas la souffrance que mĠinfligea plus tard ce manque de confiance en moi-mme. Cette attitude Žtait la prŽ-condition requise pour mes dŽcouvertes futures. È WR p. 75.

Ç A la base de chaque psycho-nŽvrose, il y avait la fantaisie de lĠinceste et la peur de la mutilation de lĠorgane gŽnital. CĠŽtaient en effet des idŽes sexuelles infantiles et inconscientes qui sĠexprimaient dans le sympt™me psycho-nŽvrotique. Freud avait donc tracŽ une distinction rigoureuse entre les nŽvroses actuelles et les psycho-nŽvroses. È WR p. 76. [35]

Ce terme de nŽvrose fut proposŽ en 1769 par le mŽdecin Žcossais William Cullen (1710-1790). Pour Freud, la Ç nŽvrose actuelle È comprend la nŽvrose dĠangoisse ; avec Oedipe comme modle dans Les sept contre Thbes.

 

Ç É On estimait gŽnŽralement que chaque espce de trouble nerveux ou de sympt™me dĠangoisse Žtait dĠorigine ÔpsychiqueĠ et non dĠorigine ÔsomatiqueĠ comme Freud le prŽtendait pour les nŽvroses actuelles. Freud ne rŽsolut jamais cette contradiction. È

En rŽalitŽ, nous pensons, comme les gens en gŽnŽral, que lĠorigine psychique est bel et bien celle de ce stade de latence o, selon Freud, il ne se passe rien. La nŽvrose actuelle couvrirait lĠaprs-Ïdipe freudien, donc le stade de latence et le stade fraternel adolescent. De plus, en situant la Ç nŽvrose actuelle È selon son origine somatique, il ne nous reste quĠˆ lĠattribuer ˆ la somatisation de la sensation en dŽbut de grossesse. Nous la retrouvons dans les fausses symbolisations, fixation 28.

Ç La distinction nĠŽtait pas aussi tranchŽe que Freud lĠavait cru. È WR p. 77.

 Ç Des nŽvroses actuelles ÔpuresĠ Žtaient rares. È Etaient-ce les fixations automutiques, autistes, schizo et parano•des des fausses symbolisations ?

Ç Il ne pouvait y avoir aucun doute : les psycho-nŽvroses possŽdaient un noyau de nŽvrose actuelle. È Est-ce le noyau dur autique et sa pulpe automutique ou le noyau parano•aque et sa mre porteuse schizo•de ?

Ç É Et les nŽvroses actuelles possŽdaient une superstructure psycho-nŽvrotique. È On retrouve lˆ plus nettement les nŽvroses du 3eme type des syndromes autiques et automutiques, fixations 27 et 28 ; 31 ; 35-36 ; 39-40.

Ç Il nĠy avait pas de pont ˆ cette Žpoque entre le quantitatif (objet des fonctions dĠexpŽrience) et le qualitatif (objet des fonctions de jugement). È

Donc, pas de lien entre lĠÏdipe archa•que et lĠÏdipe classique qui a portŽ les Drs Lambert et BrŽal ˆ me fourguer dans les nŽbuleuses sectaires et leurs chasses aux sorcires abortives, suivis en cela par le Grand Orient, puis l'ƒtat et l'ƒglise.

En rŽalitŽ, il sĠagit de la fausse symbolisation que m'attribua Anne Brenier. Ceci m'amena ˆ inventer le Ç noyau caractŽriel È que je dŽcouvris en descendant les Apennins entre Piacenza et Genova. Je pus faire alors ce lien qui mĠouvrit plus tard ˆ la structure propre de lĠÏdipe du 3me type et m'introduisit ˆ la structure bisexuelle des perversions rŽelles de la sexualitŽ.

Le double sexuel est originŽ dŽjˆ par les deux mres archa•ques de lĠoedipe du 2eme type et par lĠoedipe triphallique, type Boucle dĠor, de la nŽvrose de caractre.

 

Je crois que mon analyste A. Loupiac me crut vouŽ ˆ la perversion de la psychologie humaniste, et donc passible de dŽlire mystique, quand il me mit en garde contre la BioŽnergie et ce Cri primal de Janov ˆ Optic de Dan Miller et Genevive Franois. Me faisant payer quatre sŽances cette semaine o je les rencontrai.

Lors de lĠan 2000, et des attaques et authentiques viols sociaux, professionnels, religieux et artistiques de mes anciens amis d'Alsace ˆ lĠAtelier de psychanalyse, je suis devenu impuissant. Mon sexe devint comme un petit doigt. Il a repris sa taille mais est restŽ inapte ˆ une Žrection. Dans le mme temps, les meilleurs rŽgimes nĠont ˆ peu prs rien changŽ ˆ une corpulence passant de 120 ˆ 125 kg. Pour moi, il me reste une Ç nŽvrose actuelle È ˆ rŽsoudre, fixŽe au stade fÏtal et au stade oral. Mes positions masochiques automutique et schizo•de demeurent [36]. Le Ç taureau È est ŽmasculŽ et le coq a perdu des plumes. Ce dŽbut 2008, un urologue libanais, formŽ aux USA, mĠassure que cette perte dĠŽrection et d'Žjaculation est liŽe au diabte.

Et cette castration Ç diabolique È nĠa rien de celle, symbolique, que je prŽpare, que j'attends et que jĠespre imminente.

 

Au Congrs de groupe ˆ Copenhague en aožt 1980, je me situais clairement du c™tŽ des artistes plus que des scientifiques [37].

Ç Les Žmotions ont leur origine dans les instincts et, par consŽquent, dans le domaine ÔsomatiqueĠ. ÔDĠautre part, les idŽes sont sans conteste ÔpsychiquesĠ, Ô non somatiquesĠ. Quel est dans ce cas le rapport entre lĠidŽe Ônon somatiqueĠ et lĠexcitation ÔsomatiqueĠ ? È WR p. 78.

Ç Je conclus que la nŽvrose de stase [38] est un trouble ÔsomatiqueĠ, dž ˆ une excitation sexuelle dŽviŽe, parce que frustrŽe. NŽanmoins, Ôsans une inhibition psychique, lĠŽnergie sexuelle ne peut jamais sĠŽgarer dans une fausse directionĠ. Je fus surpris que ce fait ežt ŽchappŽ ˆ Freud. È [39] WR p. 79.

Ici, prŽcisons donc bien que lĠŽmotion est somatique et relve avec son excitation de la fonction de lĠ‰me des cinq sens : la sensation ! Elle a son origine dans les instincts. Et la fixation douloureuse est hŽritŽe du stade fÏtal automutique. Tandis que lĠidŽe est non-somatique et psychique au niveau des fonctions de jugement : soit le sentiment soit la pensŽe qui sĠacquirent au stade oral puis anal. Cela devient anal quand sĠŽveille la sexualitŽ de dŽsir, aprs la sortie du miroir.

 

Ç Les expŽriences infantiles É peuvent, gr‰ce ˆ une inhibition actuelle, tre brusquement dotŽes dĠun excs dĠŽnergie sexuelle. Lorsque cela se produit, elles deviennent revendicatrices.

Comme elles sont en conflit avec lĠorganisation psychique adulte, elles doivent tre tenues refoulŽes. È

Mon inhibition actuelle vient certes du parti pris des 20 % des thŽrapeutes formŽs par moi É qui ont portŽ appui ˆ lĠAdfi et aux Žvques de Paris et Strasbourg et ceux de la ConfŽrence Žpiscopale, dŽjˆ manipulŽe et soudoyŽe, para”t-il. Il est Žtonnant quĠun ƒvque de Troyes, ami de Myriam L., analyste existentielle de la premire heure, me reoive normalement, accepte mon invitation, me la retourne cordialement et la veille, me fait dire par Myriam que je ne suis plus invitŽ !

Et lui Žcrit le 3 septembre 2004 : Ç Myriam, les raisons de mon trouble se trouvent dans ÔDŽvoilements ˆ DozulŽ : la nature crieĠ, livre V p. 230, 231 et 300 È. Notons que jĠenvoyai ces livres ˆ tous les Žvques de France et de Francophonie. Ces pages touchent au principe de subsidiaritŽ pr™nŽ au Concile Vatican II et que je ne trouvais pas appliquŽ par lui dans la relation ˆ nos jeunes adultes.

LĠŽvque Žcrit :

Ç Je mĠaperois que jĠai eu tort de toujours essayer de parler en vŽritŽ, de toujours faire confiance. Pendant que je cherchais dŽsespŽrŽment comment faire avancer la question ˆ laquelle je me suis intŽressŽ (nouer un dialogue entre lĠŽpiscopat et nous), parce que vous mĠen avez parlŽ, comment ouvrir une brche dans le mur qui Žtait dressŽ entre un groupe (un homme surtout) et beaucoup dĠautres, pendant que je cherchais sincrement des chemins de dialogue, tout ce que je disais, tout ce que je faisais Žtait relu, interprŽtŽ, condamnŽ.

JĠai en fait le sentiment quĠon attendait de moi (quand je dis Ç on È, vous voyez bien de qui je veux parler) que je me mette au service É Et comme je nĠŽtais pas le bon serviteur quĠon espŽrait, il ne restait plus quĠˆ me clouer au pilori.

Si je prends comme repre chronologique la premire rencontre que jĠai eue avec Daniel Blanchard, je dois dire que je nĠai jamais entendu dire du bien É (en rŽalitŽ de lui, pourquoi le cacher ?) JĠai lu beaucoup de choses quĠil a Žcrites. JĠai souvent dit que cela me posait des questions. Mais jĠai essayŽ de le respecter et de ne jamais dire du mal de lui ˆ lĠextŽrieur de nos rencontres. Quoique dans toutes mes investigations et mes dŽmarches je me sois toujours heurtŽ ˆ un mur, je nĠen ai pas moins continuŽ ˆ mĠaccrocher, ˆ chercher les voies pour faire advenir une autre vŽritŽ, celle dont vous et dĠautres dans votre famille Žtiez porteurs.

JĠignorais que pendant ce temps ma condamnation Žtait prononcŽe. È [40]

Ç Je continuerai ˆ vous voir. Si vous le souhaitez. Mais je ne veux rien avoir ˆ faire avec É Je rŽpondrai ˆ Daniel Blanchard lorsque jĠaurai pansŽ la plaie quĠil a ouverte chez moi. La page qui me blesse plus que toute autre est la page 231 È : Ç Les jeunes et le principe de subsidiaritŽ È.

 

Voici cette page : Ç Ce principe [41] est bien en place entre les Evques et le Vatican. Il nĠexiste pas entre les la•cs et lĠŽpiscopat qui fonctionne par ses commissions multiples. Quand Mgr S. est venu vers nous par lĠamitiŽ de notre amie juive et lĠinter-religieux, nous avons cru ˆ son avance ouverte, chaleureuse, pleine de promesses. Aucune nĠa ŽtŽ tenue É Peu ˆ peu ce furent attaques personnelles et malveillantes, des piques, des colres essuyŽes par notre amie (juive). Peut-tre parce que personne dĠentre nous ne sĠest ŽnervŽ ni plaint É Daniel nĠŽtait pas humble et en danger de mort É comme si les Ôpas humblesĠ devaient tre abattus. La vache folle aurait-elle contaminŽ le taureau dĠIsra‘l ? Et la fivre aphteuse la pourpre violette ou lĠŽcarlate ? En rŽalitŽ cette technique de dŽlation progressive est pr™nŽe dans les restructurations commerciales lˆ o le dŽfi est duel de ÔkillersĠ. 

On prŽtend aider les jeunes, peut-tre les seuls qui se soient organisŽs en dehors des structures clŽricales dites paroissiales, lˆ o ils Žtaient confiŽs ˆ lĠEvque national de lĠaum™nerie militaire.

Et lĠon nŽgocie pour eux qui seraient incapables dĠexister et dĠtre fŽconds par eux-mmes et cela par lĠintermŽdiaire dĠune femme en ‰ge dĠtre leur mre dont lĠamour pour lĠŽvque est sžr et certain, et lĠamitiŽ pour lĠEglise catholique authentique, ˆ en rendre jaloux son rabbin et sa communautŽ.

On rencontre cette femme tous les mois pendant deux ans pour faire É attendre la fin du JubilŽ, puis le dŽbut du millŽnaire É enfin la dŽmission proche de lĠArchevque de Paris cet ŽtŽ. Les jeunes se marient et vieillissent. Ils sont docteur, professeur des Žcoles, docteur de recherche, technicien de mŽdias, ergothŽrapeute É

Les mouvements de jeunes, cĠest pratique, a sĠen va en quelques printemps. Et les aum™niers, on les change ˆ volontŽ. Reste lĠŽvque de droit divin ˆ caractre Žternel qui pr™ne lĠhumilitŽ de tous. Pourtant, selon le principe de subsidiaritŽ devenu le dogme pastoral pratique, Mgr Stenger nĠaurait pas dž se substituer aux jeunes, ni substituer son amie Myriam ˆ ces mme jeunes.

De mme Mme SallŽ, en rŽponse ˆ la demande des jeunes dĠoffrir une colombe de la paix au Saint Pre, sĠest substituŽe ˆ eux et au Saint Pre en disant : Je ne sais quoi leur rŽpondre. Lˆ o lĠEglise nĠa pas de rŽponse, cĠest lˆ o lĠon ne rŽpond pas de sa place mais ˆ la place de lĠautre. Cela ne fait pas le lien.

Mais ne rvons pas ! Les jeunes ne sont pas plus rŽductibles ˆ un diocse, que les juifs, les protestants, les musulmans ˆ lĠEglise.

Mgr Stenger dira : Ç Je ne puis me substituer ˆ l'Žvque de Paris, ˆ celui de DozulŽ, ni ˆ celui de Pontoise ou dĠEvry ou de Strasbourg ou de Zurich ni au Rabbin de Nancy É ni ˆ Mme SallŽ, ˆ aucun Evque du lieu. Vous ne rentrez pas dans les cadres de lĠEglise È.[42] Or, qui peut sŽduire ˆ tous les endroits ou tre exclu hors cadre ? Car lĠallŽgeance psychique alors tiendrait lieu de territoire. Ce serait une idŽologie ou une vraie nŽvrose obsessionnelle sociale. Que faire ? Il nous reste ˆ confirmer que nous existons comme fŽcond et construisons pour lĠavenir. 22 mars 2001. È

 

LĠŽvque Žcrit :

Ç É La page 231. Elle est odieuse et me semble lĠexpression dĠun esprit habitŽ par un orgueil sans mesure ou une perversion extrme (ˆ moins que ce ne soit les deux). JĠai ŽtŽ maladroit dans ma manire de mĠadresser aux jeunes [43].

Je le regrette, je regrette de les avoir dŽus. Car je les avais trouvŽs habitŽs et jĠavais tŽmoignŽ pour eux, puisque cĠest ce que vous me demandiez. È

Je lui ai rŽpondu : Ç Bien cher Pre. Je comprends votre colre. Je vous demande pardon. Il est vrai que je nĠavais pas vraiment confiance au dŽbut. Mais vous lĠavez gagnŽe. Il est certain que je ne me mettrai pas entre vous et Myriam jamais. Respectueusement. D.B. È.

Depuis, cette amie lui a dit attendre le jour o, ˆ la cathŽdrale d'ƒvry, il me serrera la main. Il a rŽpondu : Jamais ! L'ƒglise ne pardonne-t-elle plus ? Elle ne pardonne pas en effet le mal qu'elle projette et vous fait. CĠest une loi bien parano•aque. [44]

 

Revenons ˆ Reich : Ç La question suivante fut : lĠattitude antisexuelle habituelle et lĠinhibition sexuelle [45], qui sont responsables de toutes les nŽvroses chroniques, sont-elles ÔnŽvrotiquesĠ ou ÔnormalesĠ ? Personne nĠabordait cette question. È WR p. 79. Nous avons appelŽ le nÏud des nŽvroses obsessionnelles sociales : le grand tout et celui de la bisexualitŽ : lĠanti-moi.

En fait, cĠest lĠeffet des perversions et des dŽmences, si on ajoute lĠilluminisme monomane qui gŽnre toutes les nŽvroses et les psychoses. Or tant chez les psychanalystes juifs que chez les bons chrŽtiens ou chez les Žvques, on ne parle pas vraiment de ces perversions dont les Prophtes dĠIsra‘l Žtaient les veilleurs et mettaient en garde.

Freud et les autres ont vu les perversions dans les distorsions physiques et sexuelles qui nĠen sont que des consŽquences parfois lointaines.

Un curŽ disait ˆ mon pre : Ç Votre fille adolescente (devenue mŽdecin et agnostique) est orgueilleuse ! È Mon pre rŽtorqua : Ç CĠest normal : elle ressemble ˆ son pre ! È De quoi sĠagit-il ? DĠhŽrŽditŽ ? De morale ? De projection ? DĠŽnergie sexuelle insatisfaite ?

 

Ç Personne ne souponnait que ces questions Žtaient le dŽbut dĠun mŽlange dangereux de vues scientifiques fondamentalement incompatibles. È WR p. 80.

Ce mot dĠincompatible fustige, selon les Focolarini, ma relation avec eux et l'ƒglise. Or, quand je soignais une quarantaine dĠentre eux, leur supŽrieur ˆ propos de lĠun de leurs Žditeurs, me dŽclara : Ç Celui-ci est orgueilleux ? È CĠŽtait entre la porte et la rue. InterloquŽ par cette question-rŽponse, je ne dis rien ! Je fis savoir ˆ ce responsable national que, dans mon mŽtier, je ne me posais pas cette question dĠordre moral ou spirituel, mais seulement comment Žradiquer la souffrance psychopathologique de chacun.

Du jour au lendemain, je fus mis au banc de lĠEglise et finalement jusquĠau Vatican o le Cardinal Ratzinger ou ses assesseurs me marqurent de la croix rouge, enlevŽe seulement ˆ Ignace de Loyola et Catherine de Sienne, selon une responsable du Conseil pontifical des la•cs.

Depuis, quand on me demande ou dit que je suis orgueilleux, je pense et je dis franchement que je ne sais pas et suis incapable de juger de cela en mon for intŽrieur.

Je pense ˆ la Pucelle de Rouen ! Si jĠy suis, Dieu mĠen retire ; si je nĠy suis pas, Dieu mĠen garde.

Dr™le dĠŽpoque o lĠon taxe dĠorgueilleux qui que ce soit et o lĠon nie pourtant le pŽchŽ originel. Or jĠai retrouvŽ cette pulsion originelle dans la compulsion aux trois toutes-puissances.

 

Le 14 janvier 2007

 

Religions morcelŽes et disloquŽes.

 

 

D

ieu a ŽpousŽ lĠhumanitŽ. et JŽsus a ŽpousŽ son Žpouse qui est lĠƒglise une, sainte, catholique et apostolique.

Les prtres catholiques ont confisquŽ lĠƒglise au peuple.

Les saints moines orthodoxes autocŽphales se sont attribuŽs lĠƒglise.

Les Žglises rŽformŽes ont exclu prtres et moines au profit des la•cs.

Les Žglises nationales ont refusŽ la communion oecumŽnique au profit des aramŽens (Syrie), des chaldŽens (Irac), des armŽniens (ArmŽnie), des assyriens (Iran), des coptes (ƒgypte), des Žthiopiens (ƒthiopie), des syro-malabars, des syro-malankars (Inde), des anglicans (Grande-Bretagne).

Les musulmans ont confiŽ lĠUmma, la communautŽ, aux hommes et aux chefs dĠƒtat et pr™nŽ le ježne.

Les protestants sont nŽs du mariage dĠun vicaire gŽnŽral, Luther, et dĠune religieuse.

Les anti-sectes des ƒvques ont nommŽ expert un Mgr Vernette qui se mariera ˆ une psychologue ˆ la fin de sa vie.

Les vieux catholiques sont assimilŽs aux protestants. Jean Hus de Prague, bržlŽ vif par lĠEmpereur germanique, est rŽhabilitŽ par Beno”t XVI.

Les catholiques intŽgristes misent tout sur les prtres, sur Saint Pie V et Saint Pie X.

Les ƒvques catholiques ont confisquŽ lĠƒglise ˆ leurs fidles.

En France, les protestants, juifs, et maintenant musulmans, ont leurs associations ˆ but culturel. Elles sont rŽservŽes aux Žvques chez les catholiques.

Les Žvques et prtres progressistes pr™nent leurs aventures sexuelles et leurs concubinages.

LĠŽtat la•c de conserve avec les ƒvques dŽsigne les groupes dits sectaires et refuse aux ŽpinglŽs dĠtre parrains, marraines (trois exemples).

La Franc-maonnerie, en accord avec certains Žvques, exclue les bons chrŽtiens, ˆ savoir les chrŽtiens fidles.

Les athŽes excluent Dieu.

Les modernistes disent : Dieu est mort. O est le corps ?

Le Bouddhisme nous relaxe en attendant le Nirvana ou la rŽincarnation.

LĠhindouisme nous rŽincarne selon notre karma.

LĠanimisme se dŽsertifie en mme temps que le Sahel.

La prostitution, la pŽdophilie, la bisexualitŽ sĠaffichent. Et les Žvques catholiques sont harcelŽs.

Les Infidles sont des stars, les fidles se cachent.

Les Juifs sont avŽrŽs incroyants pour la plupart.

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15 janvier 2007

La puissance orgastique

 

Ç F

reud É rapporte comment il entendit Charcot dŽcrire É le cas dĠune jeune femme souffrant de sympt™mes graves, dont le mari Žtait impuissant ou en tout cas trs maladroit dans lĠacte sexuel É

Charcot sĠexclama soudain avec une grande vivacitŽ : ÔMais dans des cas pareils, cĠest toujours la chose gŽnitale ! Toujours ! Toujours ! Toujours !Ġ

ÔJe sais, ajoute Freud, que pendant un moment je fus presque paralysŽ par la surprise. Et je me demandai : ÔMais puisquĠil sait cela, pourquoi ne le dit-il jamais ?ĠÉ

É Mon opinion est que tout individu qui sĠest arrangŽ pour conserver un peu de naturel sait quĠil nĠy a quĠun seul mal chez les nŽvrosŽs : Ôle manque de satisfaction sexuelle totale et rŽpŽtŽeĠ.È WR p. 80.

La chose sexuelle nĠest pas gŽnitale avec la maman o lĠhomme fait lĠenfant, o la femme fait lĠenfant avec le papa- poule. CĠest de la psychose latente.

La chose sexuelle nĠest pas gŽnitale avec le papa o la fille fait la femme et le fils fait le pre avec sa sÏur ou sa fille. CĠest de la nŽvrose.

La chose sexuelle nĠest pas gŽnitale chez lĠhomme qui fait la femme pour sŽduire les admirateurs de son Žpouse. Elle nĠest pas gŽnitale chez la femme qui fait lĠhomme pour sŽduire les admiratrices de son conjoint. CĠest de la perversion toujours, toujours, toujours ˆ perpte !

Ç Le fait que les organes gŽnitaux de lĠhomme ne fonctionnent pas toujours normalement, quĠˆ cause de cela une satisfaction rŽelle est impossible pour les deux sexes, que cela soit le plus souvent ˆ la base de la misre psychique existante, que cela conduise mme ˆ des consŽquences pertinentes touchant le cancer, tout cela Žtait trop simple pour tre reconnu. Voyons si je tombe dans une exagŽration monomaniaque. È WR p. 81.

Ç Cette incapacitŽ dĠobtenir une satisfaction gŽnitale - qui devrait tre la chose la plus naturelle du monde -, Žtait un sympt™me toujours prŽsent chez les patientes et rarement absent chez les patients. È

Reich observe ainsi Ç des attitudes sadiques ou vaniteuses chez les hommes, de lĠangoisse, de la rŽserve ou de la masculinitŽ chez les femmes È É WR p. 84.

Ceci est dž au fait quĠen Žtat de psychose, le patient masculin peut se projeter dans le sentiment de lĠÏdipe du 3eme type et son phallus de la mre.

Tandis que chez les femmes, la relation fusionnelle ˆ la mre stimule la sensation mais nĠŽveille pas le dŽsir de lĠhomme, sinon par identification au phallus de la mre É pour tre lĠenfant prŽfŽrŽ de la mre archa•que.

 

Ç JĠappris ainsi, petit ˆ petit, ˆ reconna”tre les signes de lĠĠimpuissance orgastiqueĠ. Il me fallut dix autres annŽes avant que je comprisse ce trouble É

É Celui qui ne le comprend pas tout ˆ fait ne pourra jamais tre considŽrŽ comme un Žconomiste sexuel É Il ne comprendra pas la nature du plaisir-angoisse É Il ne comprendra ni la nature pathologique du conflit parent-enfant, ni le fondement des malheurs conjugaux. Il pourra devenir un Ôsex-reformerĠ, mais il ne changera jamais vraiment la misre sexuelle É Il ne fera jamais de vraies recherches dĠŽconomie sexuelle sur des processus de vie. Il ne comprendra jamais lĠextase religieuse et certainement pas le c™tŽ irrationnel du fascisme. Il continuera ˆ croire ˆ lĠantithse de la nature et de la culture, de lĠinstinct et de la morale, de la sexualitŽ et de la rŽussite. Il sera incapable de rŽsoudre au sens rŽel la moindre question de pŽdagogie. Il ne saisira jamais lĠidentitŽ du processus sexuel et du processus vital. Voilˆ pourquoi la thŽorie de lĠŽconomie sexuelle sur le cancer lui Žchappera É Enfin il ne saura pas interprŽter la recherche É du bonheur chez lĠhomme et il ne remarquera pas non plus la ÔpeurĠ humaine du bonheur.È

Le 1er fondement Žconomique de la sexualitŽ, cĠest lĠŽgalitŽ dans le couple dĠamour consenti naturellement en toute libertŽ et diffŽrence.

Le 2me fondement Žconomique du couple, cĠest lĠŽgalitŽ en amitiŽ dans la sexualitŽ mme et dans lĠamitiŽ avec les amis du couple.

Le 3me fondement Žconomique de la sexualitŽ, cĠest que les parents ne jouent pas les enfants ou les adolescents pour que leurs enfants apprennent leurs dŽsirs propres et ajustent leurs ambitions sans tre les phallus ou les bouche-trous des couples.

Le 4me fondement Žconomique, cĠest la distribution du bonheur ajustŽe, prudente, forte et tempŽrante, sans fausse pudeur sexuelle ou fausse modestie ambitieuse.

Le 5me fondement de la sexualitŽ, cĠest que si la souffrance est trop lourde, cĠest quĠelle doit tre rendue ˆ autrui et nĠappartient pas ˆ soi, ni forcŽment ˆ lĠautre immŽdiatement.

Le 6me fondement Žconomique du couple, cĠest que le refoulement favorise les prŽdateurs des couples et leurs bisexualitŽs.

Le 7me fondement du couple, cĠest que le plaisir, la joie et la liesse sont humains et possibles.

Le 8me fondement de la sexualitŽ, cĠest que, plus la douleur touche lĠamour, plus elle est pŽnible et cruelle.

Le 9me fondement de lĠŽconomie sexuelle, cĠest que Ç lĠhomme doit de souffrir au fait quĠil est la seule espce biologique capable de dŽtruire sa propre fonction sexuelle naturelle È WR p. 85 et de dŽtruire sa propre vie.

Le 10me fondement de lĠŽconomie sexuelle est que lĠextase mystique ou religieuse, si elle est rŽellement aimante de Dieu et reliŽe ˆ sa ou ses trois personnes, exclut les trois toutes-puissances et sĠexprime avec bonheur.

 

Le Ç c™tŽ irrationnel du fascisme È WR p. 84 est du c™tŽ de la bisexualitŽ, dĠune part. Et dĠautre part, du c™tŽ de lĠilluminisme des fonctions de lĠ‰me. Ç LĠantithse de la nature et la culture È est dans la dŽpression monomane destructrice ; cĠest une dŽmence qui dŽtruit la nature sexuelle ou une psychose qui dŽtruit la nature des fonctions de lĠ‰me. Ç LĠantithse É de lĠinstinct et de la morale È touche aux fonctions psychiques primaires et ˆ la libertŽ sexuelle de dŽsirer et dĠaimer.

Ç LĠantithse ... de la sexualitŽ et de la rŽussite È tient au clivage monomane illuminŽ, qui privilŽgie la rŽussite, et au clivage dŽpressif victorieux qui souffre de la sexualitŽ sacrifiŽe.

La Ç pŽdagogie È qui refuse lĠŽgalitŽ en amour adulte et en amitiŽ adulte gŽnŽrera toute forme de pŽdŽrastie post-adolescente et de pŽdophilie prŽ-adolescente.

Ç LĠidentitŽ du processus vital et sexuel È coule de source. DŽtruire lĠun, cĠest dŽtruire lĠautre. Et le cancer, dont les cellules immortelles dŽtruisent la vie, a des origines sexuelles et vindicatives par refus de la libertŽ de lĠautre ou de soi. LĠamour du bonheur et la peur dĠtre heureux Žchapperont ˆ qui renonce ainsi ˆ la libertŽ !

 

Reich prŽsente alors une Ç description É de lĠacte sexuel orgastiquement satisfait È WR p. 85. È LĠŽrection est agrŽable, et non douloureuse comme dans le priapisme. È Priape Žtait le dieu des jardins. Il semait ˆ tous vents, en fils dĠAphrodite et de Dionysos ; et il protŽgeait du mauvais Ïil.

Il Žtait proche des silnes et des satyres et la nymphe Lotis et la dŽesse Haestia lui Žchapprent ˆ cause dĠun ‰ne qui se mit ˆ braire. Son sexe hŽritŽ de Zeus Žtait Žnorme et dŽmesurŽ, signifiant la froideur de ceux qui, en manque de dŽsir, hypertrophient leur sexe ŽrigŽ.

Ç Selon lĠunanimitŽ des tŽmoignages des hommes et des femmes orgastiquement puissants, les sensations de plaisir sont dĠautant plus intenses que les frottements sont plus doux, plus lents et sĠharmonisent dĠavantage entre les partenaires. È WR p. 87.

Ç Des individus orgastiquement puissants ne parlent ni ne rient jamais pendant lĠacte sexuel, ˆ lĠexception de quelques mots tendres. È Lˆ je mĠŽtonne car tout ce que les tres humains aiment est propre ˆ lĠunion et lĠenrichit dans la libertŽ. Ce nĠest pas un acte ˆ part de la vie.

Ç Une augmentation, gŽnŽralement soudaine, de lĠexcitation gŽnitale sĠinstalle (en) la seconde phase É Dans cette phase un contr™le ÔvolontaireĠ du cours de lĠexcitation nĠest plus possible. È É WR
p. 88.
CĠest possible mais pas ˆ gŽnŽraliser.

Ç LĠaccroissement de lĠexcitation ne peut plus tre contr™lŽ volontairement. È LĠidŽal, cĠest quĠun homme puisse vivre lĠunion sans Žjaculer. Et cela devient bienheureux pour les deux. Je conseillerais de lĠapprendre au dŽbut et les premiers mois de lĠunion. Alors les amoureux peuvent arriver ˆ sĠunir autant quĠils veulent. Car lĠhomme ma”trise son Žjaculation. Il la donnera quand la femme voudra le bŽbŽ ou bien offrira son orgasme.

Ces unions sont dĠun tel repos que les amoureux peuvent se reposer, se refaire et nĠtre pas du tout fatiguŽs ˆ la fin de la nuit ou du partage de la semence dŽsirŽe.

Au dŽbut, en effet, lĠivresse auto-Žrotique surprend lĠhomme ou la femme et accŽlre le plaisir qui lĠemporte avant mme dĠtre partagŽ. JĠai connu une femme jamais satisfaite. Elle vŽcut lors de sa premire satisfaction, je dirais communion des orgasmes pendant trois jours.

 

Ç Le reflux complet de lĠexcitation vers le corps tout entier est ce qui constitue la satisfaction. È WR p. 89.

Alors, Ç immŽdiatement aprs, la femme saine dŽsire recevoir compltement È

Au dŽpart, cĠest lĠhomme qui ne peut se refuser son dŽsir ; la femme lĠapaisera en attendant le sien. Or ˆ la fin, quand elle est prte, elle ne le peut ˆ son tour et cĠest ˆ lĠhomme de rester dans lĠaccord conclu au prŽalable. Sinon il dira ˆ leur enfant qui survient : Tu nĠŽtais pas dŽsirŽ. Ce qui est faux car ils nĠont pas pu se retenir. Et lĠon peut percevoir cela chez lĠenfant adulte qui, trop dŽsirŽ, croit ce quĠon lui dit, ce qui crŽe des contradictions incomprŽhensibles.

JĠai connu une femme mŽdecin qui sožla, sur le conseil dĠune amie, son mari qui, apaisŽ par lĠalcool, conut un fils É Celui-ci vŽcut sa vie comme dans une ivresse et ses consŽquences telles qui lĠamenrent ˆ tuer celle quĠil aimait, ˆ tre emprisonnŽ et faire de lĠh™pital psychiatrique. Ç Je nĠŽtais pas un salaud. Je ne lĠai pas fait exprs. Je lĠaime toujours. È Et cĠest vrai !

 

Ç En nous penchant plus attentivement sur les deux phases É de lĠacte sexuel, nous voyons que la premire phase É est caractŽrisŽe É par lĠexpŽrience ÔsensorielleĠ et la deuxime phase É par lĠexpŽrience ÔmotriceĠ de plaisir. È WR p. 89-90.

Selon Reich Ç il y a des libŽrations de tension partielles qui sont ÔsemblablesĠ ˆ un orgasme. On avait accoutumŽ de les prendre pour la libŽration rŽelle de la tension. LĠexpŽrience clinique montre que lĠhomme - par suite du refoulement sexuel gŽnŽral - a perdu la facultŽ de ÔlĠabandon volontaire vŽgŽtatif ultimeĠ. È WR p. 90.

Cet Ç abandon volontaire É ultime È est la liesse. LĠadjectif Ç vŽgŽtatif È de Reich couvrirait la faille par laquelle il sĠest retrouvŽ en prison et ˆ lĠh™pital psychiatrique, puis dŽcŽda.

Le Ç vŽgŽtatif È selon le Larousse [46] Ç assure lĠentretien de la vie et de la croissance des animaux et des plantes, sans concerner les phŽnomnes de reproduction ni la vie psychique. È

 

JĠavais remarquŽ que, lors de ma rŽsistance difficile ˆ la perversion depuis 2000, mon ressourcement dans la vallŽe de la MŽrantaise, la petite Suisse plut™t normande, avec ses chevaux et autrefois son taureau, ses vaches et son bouc, ne donnait plus son plein. Seule lĠamitiŽ un peu ˆ la Ç TrinitŽ È au Ç Christ de Saclay È, au Ç MŽdiŽval È, ˆ la Brasserie de Vauhallan et ˆ Paris au Ç BorromŽe et au Ç For Ever È, mĠa redonnŽ les forces perdues au combat. De mme, les centaines de lettres des voyantes qui surenchŽrirent : Samantha puis Maria, Sarah sont restŽes sans effet selon toutes mes hypothses. Ce serait du fait, je crois, que la bataille nĠŽtait plus au niveau dĠun apport fusionnel sensoriel donc magnŽtique, ni intuitif donc divinatoire, mais bien passionnel, au-delˆ de lĠÏdipe archa•que du 2eme type, puis nŽvrotique du 1er et du 3eme type, et donc bisexuel. Mais en fait, ces voyants-voyantes ont ÏuvrŽ face ˆ la dŽmence que jĠai portŽe au contre-transfert (positions 59, 60, 61).

Les meilleurs magnŽtiseurs mĠont affirmŽ qu'une mre de famille disparue, Madame Faure de Magny-les-Hameaux, est bien vivante, mais quĠils ne pouvaient la situer. Le Dr Falconnet, le plus prŽcis, parle dĠenvožtement, non pas sur lĠŽmotionnel sensitif ou intuitif, mais sur les trois sources de chaleur, dont la troisime nĠest pas liŽe ˆ un organe prŽcis ce que, selon lui, connaissent bien les Chinois et les TibŽtains. Ce serait de lĠordre vŽgŽtatif É et donc propre ˆ lĠorgasme instinctif de la sensation qui rŽagit ˆ la diffŽrence [47].

 

Ç Le reflux complet de lĠexcitation vers le corps tout entier est ce qui constitue la satisfaction. La satisfaction signifie deux choses : le dŽplacement de la direction du flux de l'excitation vers le corps et le dŽlestage de lĠappareil gŽnital É 

É LĠexcitation va en diminuant suivant une courbe douce et se trouve immŽdiatement remplacŽe par une Ôrelaxation corporelle et psychique agrŽableĠ É Les relations sensuelles sĠapaisent. Seule une attitude tendre et reconnaissante persiste vis-ˆ-vis du partenaire. È WR p. 89.

Si cet orgasme relaxe et le corps et lĠ‰me, cĠest que lĠinstinct nĠŽtait pas seul engagŽ, mais bien dŽjˆ la tendresse et la reconnaissance qui demeurent aprs lĠacte venu les corroborer, les souligner. Or la tendresse est un sentiment pour lĠautre et pour soi. Et la reconnaissance est lĠobjectivation gratifiante de cet Žchange et de ce partage heureux, donc objectivement sans profiteur. Le repos du sommeil devient alors la joie de lĠabandon et du bon choix, voire la liesse, si la libertŽ intŽrieure est de plus offerte et donnŽe.

Ç Les fantaisies auxquelles lĠaccs de la conscience est interdit ne sauraient quĠapporter des troubles. È WR p. 90. LĠinconscient est de retour quand la mŽmoire des peurs, culpabilitŽs ou violences reviennent, issues de lĠimaginaire, pour ramener lĠamoureux dans le passŽ douloureux.

Ç Parmi les fantaisies qui peuvent accompagner lĠacte sexuel, il faut distinguer entre celles qui sont en harmonie avec le vŽcu sexuel actuel et celles qui le contredisent. È

Il y a dĠune part lĠimagination amoureuse qui relve de sa poŽsie.

Il y a dĠautre part lĠimagination douloureuse qui relve de sa pathologie, ou du couple rŽel actuel.

 

Ç Le partenaire peut rŽunir tous les intŽrts sexuels sur lui-mme, au moins tant que dure lĠacte dĠamour. È CĠest lĠamour monomane.

Ç LĠactivitŽ imaginaire inconsciente devient inutile. È Elle ne sert de rien ou plut™t rŽduit ˆ rien tout ce qui est amour et mme lĠamitiŽ, voire la vie.

Ç Le transfert des intŽrts sexuels a lieu Ôen dŽpit du faitĠ que le partenaire Ône correspond pasĠ dans ses traits fondamentaux ˆ lĠobjet de la fantaisie, lorsque lĠamour est nŽ dĠune recherche nŽvrotique de lĠobjet originel sans que lĠindividu soit capable intŽrieurement dĠŽtablir un transfert ÔauthentiqueĠ. Dans ce cas, aucune illusion ne peut extirper un sentiment vague dĠinsŽcuritŽ dans les relations. È WR p. 91.

Ainsi, dans lĠÏdipe du 3me type, le choix peut se faire selon le principe alta•que. Ainsi, le dominateur choisit le dominŽ, le ma”tre : lĠesclave, le phallus : le cunus, lĠŽcrasant : lĠŽcrasŽ, lĠamour : le dŽsamour, le mŽprisant : le mŽprisŽ.

Ç Ici nous pouvons prŽsumer que lĠactivitŽ imaginaire inconsciente pendant lĠacte ne fut pas absente, mais quĠelle servit ˆ maintenir lĠillusion. Dans le premier cas, le partenaire a pris la place de lĠobjet originel, et lĠobjet originel a perdu son intŽrt en mme temps que sa facultŽ de crŽer des fantaisies. Dans le transfert authentique, il nĠy a pas de surestimation du partenaire È, ni de sous-estimation.

Ç A lĠinverse, dans le cas du faux transfert nŽvrotique, il y a idŽalisation excessive et les illusions prŽdominent. Les qualitŽs nŽgatives ne sont pas perues, et lĠimagination est soumise ˆ une activitŽ sans repos pour maintenir lĠillusion.

Mais plus lĠimagination doit travailler pour obtenir lĠŽquivalence entre le partenaire et lĠobjet idŽal, plus lĠexpŽrience sexuelle perd en intensitŽ et en valeur dĠŽconomie sexuelle. È Ainsi, la bonne Žconomie sexuelle est lĠŽgalitŽ pour et dans le couple, tant pour lĠamour de lĠautre que dans lĠamitiŽ pour soi. Et le plus dĠamour jaillit de lĠheureuse maternitŽ et du bonheur dĠtre pre qui donnent plus au plus petit. Ce devrait tre la mme chose dans lĠŽconomie sociale.

Ç JusquĠˆ quel point les incompatibilitŽs - qui se prŽsentent dans toute relation sexuelle de quelque durŽe - diminuent-elles lĠintensitŽ de lĠacte sexuel, cela dŽpend entirement de la nature de ces incompatibilitŽs. Elles sont dĠautant plus portŽes ˆ conduire ˆ un trouble pathologique que la fixation ˆ lĠobjet originel sera plus forte, que lĠincapacitŽ pour un transfert authentique sera plus grande et que plus grand sera lĠeffort qui doit tre fait pour surmonter lĠaversion envers le partenaire. È

JĠai ŽtŽ sidŽrŽ, ŽtonnŽ dĠabord, et finalement ŽcÏurŽ de Ç lĠincompatibilitŽ È que les focolarini de France, vers 1983 jusquĠˆ maintenant, et bient™t la ConfŽrence ƒpiscopale des ƒvques, et dernirement la communautŽ nouvelle de lĠArche et les BŽnŽdictines du Temple, nous ont manifestŽe puis exprimŽe par lĠAdfi et rŽciproquement. LĠAdfi se sert dĠeux dans lĠostracisme le plus cruel et destructeur. Dois-je dire, comme Reich en 1920 :Ç le trouble de la gŽnitalitŽ nĠest pas comme on lĠavait supposŽ auparavant, un sympt™me parmi dĠautres mais le sympt™me de la nŽvrose È ? WR p. 91.

 

PS ce 18 juin 2007. Hier soir, j'ai rencontrŽ ma jeune mŽdecin juive, 38 ans, une forte personnalitŽ joyeuse. L'Žvque de Lisieux, l'Archevque orthodoxe Ath., l'Archevque et Žvque copte, en ce moment ˆ Venise, l'Evque ami de Troyes, deux curŽs de son domicile et de son travail, deux curŽs coptes de Vire et de Sarcelles, lui refusent tous le mariage religieux avec un grand copte A.M. du nom de Vainqueur ou ConquŽrant. Ceci fait qu'elle n'a pas le droit ˆ un mariage religieux juif, ni copte, ni orthodoxe, ni catholique. Elle se marie civilement ˆ la mairie ce samedi. Ce qui m'Žtonne, c'est la rŽpŽtition des rendez-vous religieux, huit, qui d'abord dit oui, qui dit non ensuite, sauf l'Žvque de Troyes É pour le moment. Quel est ce double tabou sexuel sur les fiancŽs d'‰ge tout ˆ fait adulte et de maturitŽ culturelle plut™t excellente ? Serait-ce le tabou de l'inceste-dieu et l'effet de la Ç viscositŽ de mes coreligionnaires È, disait feu le philosophe judŽo-chrŽtien aux parents juifs de cette femme. Ici la nymphomanie de ces reprŽsentants des quatre diverses hiŽrarchies religieuses serait projetŽe sur la doctoresse, dans des variantes faussement sublimŽes et juda•ques (le conservateur de la Yeshiva) et coptes (les monophysites coptes d'ƒgypte) et orthodoxes (le grec-ukrainien autocŽphale) et les catholiques (qui refusent s'il n'y a pas Ç totale communion È).

Pour les juifs, une juive ne peut Žpouser religieusement qu'un juif.

Pour les coptes, une juive ne le peut qu'en devenant copte.

Pour les orthodoxes, elle ne le peut qu'en Žtant orthodoxe.

Et les catholiques actuels demandent une complte communion psychologique ... ce qui est nouveau.

 

Selon Reich Ç la nŽvrose ne rŽsulte pas seulement dĠun trouble ÔsexuelĠ dans le sens plus large de Freud, mais bien dĠun trouble ÔgŽnitalĠ dans le sens strict de ÔlĠimpuissance orgastiqueĠ ! È WR p. 91-92. Si je traduis, lˆ o lĠon fait profession de vraie sublimation de la sexualitŽ, je pourrais dire que lĠincapacitŽ gŽnitale dans le sens strict de lĠimpuissance ˆ aimer et ˆ tre heureux de donner son bonheur, voire celui de Dieu, est bien liŽe au vide de lĠamour, soit par autisme utŽrin faussement sublimŽ, soit par illuminisme qui aime bisexuellement ˆ la place de lĠautre.

Ç Si chaque trouble psychique a un noyau dĠŽnergie inhibŽe, il ne saurait tre causŽ que par un trouble dans la satisfaction orgastique. È Disons que le trouble du plaisir serait qu'il y a plus de plaisir ˆ donner qu'ˆ recevoir, et donc moins ˆ recevoir qu'ˆ donner. Ce maximum de plaisir est obtenu quand les conjoints donnent chacun plus qu'ils ne reoivent.

 

Ç ÔDonc, lĠimpuissance et la frigiditŽ sont des clefs de la comprŽhension de lĠŽconomie des nŽvrosesĠÈ dit Reich en le soulignant.

En analyse existentielle, nous ne connaissons comme Ç noyau dĠŽnergie inhibŽe È que deux noyaux. Ce sont les deux noyaux, autiste et parano•aque, fixŽs dans la pŽriode du miroir, ˆ savoir du tout ou rien.

Dans lĠun, cĠest la fixation autiste o lĠenfant fanatiquement se croit toute la mre ! Les Ç talibans È seraient toute lĠUmma ; les Ç cathos È toute lĠAlma Mater, voire lĠEcclŽsial Mater. CĠest alors lĠimpuissance frigide ˆ recevoir, dans le non-moi fÏtal autique. Ce furent les nŽvropathies nazies fascistes et soviŽtiques.

Dans le cas parano•aque, cĠest lĠimpuissance froide ˆ donner ˆ lĠautre et la dŽmesure ˆ imposer son don de faon prŽcoce et trop rapide. On nĠaime que pour soi qui est le moi-idŽal et on nĠattend de lĠamour et de lĠamitiŽ que lĠamour mŽprisŽ et soumis de la mre. Le mŽpris et la soumission de la femme nĠest celui que de la mre de tous des phallocrates et femmes phalliques. DĠo lĠexhibitionnisme sexuel autosuffisant pour soi et mŽprisant pour lĠaventureuse É dĠun AbbŽ Pierre, voire dĠun Žvque qui le confie ˆ une amie commune, ainsi que mon soi-disant orgueil sans mesure et dĠune perversion extrme Ç ˆ moins que ce ne soit les deux È. La dernire, dite perversion extrme, relverait alors des fausses sublimations ! LĠextrme serait celle de la fausse sublimation de la libertŽ morale.

Il y a lˆ un transfert qui interpelle sur la paternitŽ et la maternitŽ de qui se dit le 3 septembre 2004 Ç jugŽ, interprŽtŽ, condamnŽ È Ç et comme je nĠŽtais pas un bon serviteur quĠon espŽrait, il ne restait plus quĠˆ me clouer au pilori È. En rŽalitŽ, ce Monseigneur victime va tre de ceux qui vont bient™t Ç discerner È ˆ notre sujet. Du moins avertit-il : Ç JĠaurai pansŽ la plaie quĠil a ouverte chez moi È[48]. Qui a ? Daniel Blanchard bien sžr Ç (un homme surtout) et beaucoup dĠautres pendant que je cherchais sincrement le dialogue É JĠai en fait le sentiment que lĠon attendait de moi (quand je dis Ç on È vous voyez bien de qui je veux parler) ÈÉ Et le site des Evques de France sur les sectes en affiche ˆ lĠabbaye bŽnŽdictine de Limon o je vais pour, au dernier rang ou derrire une colonne, ne pas tre vu. Mais je suis repŽrŽ et lĠon va jusquĠˆ refuser que le public ne se Ç donne la paix È si je suis lˆ. Mesdames Combes prŽcisent : Ç CĠest pour vous mettre les points sur le i ! È Quel i ? Quel point ?

Mgr, relevant mon choix et mon Žcrit, conclut : Ç Il nous reste ˆ confirmer que nous existons comme fŽconds et construisons pour lĠavenir. È Et il ajoute : Ç Vous me rendrez la justice de reconna”tre que je ne vous ai jamais dit autre chose. È

 

Ç LĠappareil psychique du nŽvrosŽ se distingue de celui de lĠhomme sain par la prŽsence constante de lĠŽnergie sexuelle non dŽchargŽe. È WR p. 93.

Disons que celui qui ne donne pas qui il est, ni son dŽsir, reste en une incapacitŽ de donner et de se donner.

Selon Reich, Ç la formule thŽrapeutique de Freud est exacte mais incomplte. La premire condition prŽliminaire de la guŽrison est, en effet, de rendre consciente la sexualitŽ refoulŽe. Cependant, bien quĠˆ elle seule elle puisse amener la guŽrison, elle Ône le fait pasĠ nŽcessairement. Elle nĠy arrive que lorsque Ôla source dĠŽnergie, la stase sexuelle [49] est ŽliminŽe. En dĠautres termes, Ôil faut que la prise de conscience des exigences instinctuelles aille de pair avec la capacitŽ dĠune satisfaction orgastique complte.Ġ Dans ce cas, les croissances psychiques pathologiques sont privŽes de leur Žnergie ˆ la source (principe du retrait dĠŽnergie). È

La Ç stase sexuelle È ou le blocage sensuel de la sensation instinctive, restŽe fixŽe au dŽbut de la gestation, touche ˆ lĠustŽrie automutique par retrait de la sensation. En effet, celle-ci coupe lĠŽnergie de la premire fonction de lĠ‰me proprement sexuelle, car elle est la plus proche de la fŽcondation parentale, qui est plus quĠune scne primitive, mais bien un rapport physique entre la semence et lĠÏuf, donc le spermatozo•de et lĠovule. La capacitŽ orgastique sera exactement tributaire de lĠorgasme parental de lĠacte fŽcondant.

Donc, il y a la Ç naissance du Moi È ou Ç la naissance de VŽnus È du stade anal en la position phobique de Phobos, le premier des quadruplŽs de lĠamour dĠAphrodite. CĠest le dŽbut de lĠÏdipe freudien, celui de Polyboos et PŽriboŽ ˆ Corinthe, les Seigneurs-Eleveurs de la ville.

Il y a aussi la conception et la procrŽation du sous-moi ˆ la stase sexuelle-sensuelle automutique du stade fÏtal. CĠest Oedipe issu de La•os , rejetŽ ds le sein de Jocaste et sacrifiŽ par les deux parents. CĠest alors un berger de Thbes qui va le pendre par les chevilles dans la fort.

 

La Ç satisfaction orgastique complte È du co•t ne peut tre une rŽaction instinctive ˆ la source seulement. Elle est celle dĠAphrodite Ourania, du grand-pre Ouranos dieu du ciel, du septime ciel. Ce septime ciel, Blanche Neige ne lĠatteindra quĠaprs les sept nains, avec le prince charmant qui rompra le charme de son retrait dĠŽnergie, la rupture de la stase sexuelle de son automutisme.

Ç Le but suprme dĠune thŽrapeutique analytique causale est donc lĠŽtablissement dĠune puissance orgastique, de la capacitŽ de dŽcharger une quantitŽ dĠŽnergie sexuelle Žgale ˆ lĠŽnergie accumulŽe. È

Il sĠagit de dŽbloquer la fonction de lĠ‰me sensitive, celle de la sensation qui anime le sexe physique. CĠest le travail de la psychologie humaniste en terrain anobjectal car fusionnel.

 

Ç LĠexcitation sexuelle est, par dŽfinition, un processus ÔsomatiqueĠ ; les conflits nŽvrotiques sont de nature ÔpsychiqueĠ. È

Les Ç conflits nŽvrotiques È, eux, sont soumis au sur-moi et ˆ sa culpabilitŽ entre mre et pre, autres enfants, et rŽgis par le moi moral sĠil est libre, ou le moi nŽvrotique sĠil est soumis au sur-moi.

Ç Un lŽger conflit, en lui-mme normal, produira un ÔlŽgerĠ trouble dans lĠŽquilibre de lĠŽnergie sexuelle. Cette stase lŽgre renforcera le conflit, et celui-ci ˆ son tour renforcera la stase. È

Nous voilˆ dans lĠÏdipe du 3eme type dans le syndrome automutique o la fixation fÏtale de la sensation est bloquŽe. Souvent lĠautomutique croit, comme Dominique me lĠa tŽlŽphonŽ ce jour, que rien ne marche chez lui sauf sa sensation. Or cĠest la sensation de sa mre fÏtale et de tout autre dont il parle et de qui il sent les sensations pour ceux-lˆ et non pour lui.

Le conflit nŽvrotique hystŽrique entre pre, mre et enfants va rŽveiller la stase automutique ustŽrique fÏtale et augmenter la faiblesse sexuelle, souvent renforcŽe par valeurs ustŽrique et hystŽrique ajoutŽes, ˆ savoir par sexe et affects filiaux dĠune part, mais sans objet dĠamour (amour facile), et dĠautre part avec objet dĠamour (amour torturant) presque scrupuleux, face au sur-moi parental ou phallique.

Ç Ainsi le conflit psychique et la stase somatique se renforcent par action rŽciproque. È CĠest vraiment la relation paradoxale du double lien de lĠÏdipe du 2me et du 3me type.

Le conflit psychique central en est la relation sexuelle parent-enfant ; cĠest la nŽvrose classique qui se superpose a la relation fusionnelle toujours somatisŽe.

 

Ç Toutes les fantaisies nŽvrotiques (= lĠimaginaire) plongent leurs racines dans lĠattachement sexuel infantile aux parents. Mais le conflit enfant-parent ne saurait produire un trouble durable de lĠŽquilibre psychique sĠil nĠŽtait nourri continuellement par la stase actuelle que ce conflit a crŽŽ ˆ lĠorigine. È

Reich prŽtend que lĠorigine des nŽvroses est fÏtale automutique. Cela ne vaut que dans lĠÏdipe du 3eme type et dans le syndrome automutique. Il ne faut pas gŽnŽraliser sa trouvaille.

Les nŽvroses classiques sont celles des quatre enfants dĠAphrodite : phobique (anale maso), Žrotique (anale sadique), hystŽrique maso avec Da•mos et sadique de caractre avec AntŽros.

Ç La stase sexuelle est donc le facteur Žtiologique qui É procure ˆ la nŽvrose (aux fixations : 28 et 32 et 36 et 40) non pas son contenu, mais son ԎnergieĠ. È

Celle-ci est le fruit de la fonction de la sensation.

 

Ç LĠattachement historique et pathologiquement incestueux aux parents perd sa force É quand la satisfaction orgastique complte a lieu dans le prŽsent immŽdiat. È CĠest le cas du syndrome automutique des fausses symbolisations qui affaiblit lĠhystŽrie de la position 28 et l'angoisse de la position 32, ainsi que celle de la position maniaque dŽpressive 36 et anaclitique 40.

Ç La pathogŽnie du complexe dĠOedipe est donc en raison inverse de la dŽcharge dĠŽnergie sexuelle physiologiquement adŽquate. Ainsi la nŽvrose actuelle (nŽvrose de stase) et la psycho-nŽvrose sĠentrelacent. È CĠest vrai que les trois dŽparts de lĠÏdipe classique : phobique, obsessionnel et hystŽrique, sont nouŽs dans lĠÏdipe du 3eme type avec le stade fÏtal sexuel autique et parano•aque, les deux noyaux durs.

Mais ce nĠest pas vrai quĠelles Ç ne sauraient se penser comme indŽpendantes lĠune de lĠautre. È Au contraire, lĠÏdipe classique existe, indŽpendant de toute psychose. Contrairement, certes, ˆ notre Îdipe-Roi de Sophocle, ˆ la fois nŽvrosŽ ˆ Corinthe, psychotique ˆ Thbes et dŽpressif-victorieux dans la perversion ˆ Colone.

Ç La sexualitŽ ÔprŽgŽnitaleĠ (orale, anale, musculaire etc É), diffre fondamentalement dans sa dynamique de la sexualitŽ ÔgŽnitaleĠ. Si on persŽvre dans un comportement sexuel non gŽnital, la fonction gŽnitale devient troublŽe. La stase sexuelle qui en rŽsulte rŽactive ˆ son tour les fantaisies et le comportement prŽ-gŽnitaux. Ceux-ci, tels quĠon les trouve dans les nŽvroses et les perversions, sont non seulement la cause du trouble gŽnital, mais au moins autant ses effets. È WR p. 94.

La diffŽrence fondamentale est dans la sexualitŽ gŽnitale face ˆ la prŽgŽnitale, lĠapport et la prŽsence du nom du pre.

Celui qui persŽvre donc, aprs un Ïdipe classique, dans les comportements sexuels non gŽnitaux, trouble la relation au nom du pre.

Cela induit la prŽsence dĠun noyau autiste, pour le moins donc fÏtal, qui bloque la fonction de la sensation et de lĠintuition, donc lĠexpŽrience, sans parler de noyau oral parano•aque, qui bloque la fonction du sentiment et de la pensŽe, donc du jugement.

 

On trouve dans les nŽvroses et les perversions cette Ç stase sexuelle È, mais seulement dans les syndromes automutique et autique qui comportent des noyaux autistes (fixations 27-28 et 31-32 et 35-36 et 39-40) puis dans les perversions (positions 43-44 puis 47-48 et puis É enfin 53-54 et 57-58 et 60).

Ç Tel est le dŽbut de la distinction entre les pulsions ÔnaturellesĠ primaires É È celles du narcissisme primaire de lĠamour de soi en sous-moi Ç et les pulsions ÔsecondairesĠ que jĠai formulŽe en 1936 È, celles sans doute du narcissisme secondaire ?

Ç Cette dŽcouverte quĠun Ôtrouble sexuel gŽnŽralĠ est le rŽsultat dĠun trouble ÔgŽnitalĠ (oui, au stade urŽtral !) ou plus simplement (disons en une fixation plus archa•que) la dŽcouverte de lĠimpuissance orgastique (liŽe aux dŽbuts de la fonction de la sensation fÏtale devenue automutique) fut la plus importante en ce qui concernait la thŽorie de lĠinstinct et la thŽorie de la culture.

La sexualitŽ gŽnitale, telle que je lĠentendais, Žtait une fonction inconnue et se trouvait en dŽsaccord avec les concepts ordinaires de lĠactivitŽ sexuelle humaine ; de mme que ÔsexuelĠ et ÔgŽnitalĠ ne sont pas la mme chose, ainsi diffrent le ÔgŽnitalĠ de lĠŽconomie sexuelle et le ÔgŽnitalĠ de la langue familire. È

Si je comprends bien, le gŽnital familier, cĠest le sexe comme on imagine Reich avec son Sexpol, donc instinctif, anobjectal, sans objet dĠamour. Si je saisis bien, lˆ, il dŽcouvre la Ç stase sexuelle È, lˆ justement o nous avons dŽcouvert la fixation fÏtale du dŽbut de la grossesse, quand Žmerge la fonction de la sensation. LĠinhibition de la sexualitŽ touche donc au sexe fÏtal de la sensation.

La stase ou blocage sexuel ou plut™t blocage de la sensation

demeure aux positions       fÏtales                        1-20 et 24

                                   orales             17-18 et 21

anales             25-26 et 27

et se dŽveloppe au stade urŽtral (dit gŽnital ou phallique par Freud) en 28.

Ç En outre, un problme qui avait beaucoup prŽoccupŽ Freud reut ici une solution simple. Les troubles psychiques ne prŽsentent que des ÔqualitŽsĠ. Et pourtant, on sent partout le facteur appelŽ Ôquantitatif,Ġ cĠest-ˆ-dire la ÔpuissanceĠ et la ÔforceĠ, lĠinvestissement ŽnergŽtiqueĠ dans les expŽriences et les activitŽs psychiques. Dans une rŽunion de son cercle intime, Freud nous avait conseillŽ dĠtre prŽvoyants. Nous devions tre prŽparŽs, nous dit-il, ˆ voir surgir un de ces jours, un rival dangereux pour la psychothŽrapie de nŽvrose : une future ÔorganothŽrapieĠ. È WR p. 95.

En rŽalitŽ, lĠintuition de Freud rejoint celle de Jung et Reich sur lĠaspect quantitatif, des fonctions dĠexpŽrience qui sont, selon lĠanalyse existentielle, attachŽes au stade fÏtal.

Le sentiment, la pensŽe puis le dŽsir classique Ïdipien sont de lĠordre qualitatif, donc du jugement, de lĠambition, du dŽsir car proprement liŽs ˆ la nature humaine. Alors que la sensation et Ç lĠintuition È instinctive sont animales et vŽgŽtales.

Ç Personne encore nĠavait la moindre idŽe de ce quĠelle allait tre, mais, pensait-il, on pouvait dŽjˆ entendre les pas de ses interprtes. La psychanalyse allait devoir tre placŽe sur un fondement organique È, donc existentiel. Ç CĠŽtait lˆ une intuition freudienne. È Pour moi, lĠintuition de lĠanalyse existentielle comme 7eme groupe, que remarqua le Dr Richard Meyer, reposait sur le niveau sept, symbole spirituel de libertŽ intŽrieure et de symbolisation.

 

Sur les sept fixations de lĠexpŽrience :

1.   fonction de la sensation

2.   fonction de lĠintuition

au stade fÏtal de lĠexpŽrience

 

3.   du sentiment

4.   de la pensŽe

              au stade oral du jugement

 

5.   ˆ la fixation phobique du nom de la mre

6.   ˆ la fixation Žrotique du nom de lĠenfant

au stade anal du dŽsir oedipien

7. ˆ la fixation hystŽrique du nom du pre, selon les sept nains de Blanche neige et le septime ciel du dŽsir en gestation.

au stade urŽtral, dit encore gŽnital ou phallique

JĠavais rvŽ assister ˆ un mariage qui se ftait en sept maisons. Ma mre me disait tre six places aprs mon parrain Robert Courgenoult, neveu de Marie Courgenoult, dans la maison de mon arrire grand-mre Vitaline, Žpouse de Franois Blanchard. JĠai hŽritŽ de cette maison de mon arrire-grand-pre qui fut dŽcorŽ de la croix de guerre en 1870, et dont jĠai encore vu la ba•onnette au grenier quand jĠai fait restaurer cette vieille maison.

 

Ç Ce nĠest que depuis cinq ans que les efforts dŽployŽs en vue de rŽsoudre ce problme ont portŽ leurs fruits sous la forme des principes de base de la Ôtechnique dĠanalyse caractŽrielle de la vŽgŽtothŽrapieĠ. Entre les deux se sont ŽcoulŽes quinze annŽes de travail pŽnible et de luttes difficiles. È

CĠest ici, chez Reich, que Freud puis, de nos jours, AndrŽ Loupiac, ont vu la perversion, en gŽnŽral la perversion infantile et spŽcialement la perversion socio-politique de la psychanalyse É si je ne me trompe.

En effet, la nŽvrose de caractre, et son dŽsir triphallique en six directions peuvent tre de deux sexes diffŽrents. Les trois phallus de Papa, Maman, Petit ours, portŽs par le garon aussi bien que par la fille, donnent lĠobservation de la perversion. Mais lĠimitation infantile nŽvrotique, mme polymorphe, nĠest pas pour nous perversion rŽelle mais bien polyvalence fantasmatique.

Ainsi lĠŽpilepsie appara”t comme un sympt™me caractŽriel exacerbŽ. Et mme le bŽbŽ dans ses convulsions, me semble-t-il, reproduit celles de la fixation parentale ou oedipienne caractŽrielle ˆ calmer pour Žviter lĠŽvolution Žpileptique.

De mme je dŽcouvris lĠanorexie comme une fixation mature adulte dŽpressive de lĠoedipe du 3me type. Donc ce serait une fixation dĠimitation Ïdipienne du 2me et 1er type ˆ une grand-mre. Ceci nĠempche pas lĠanorexie du bŽbŽ en fusion avec lĠidŽal nŽvrotique, lui bien anorexique, de sa mre, lĠidentifiant tel un chaperon rouge ˆ sa propre grand-mre [50].

 

Ç Le travail clinique avec les patients menait dans ÔuneĠ direction ˆ un travail ÔexpŽrimentalĠ É È Nous lĠavons mis en place dans lĠinvestigation de lĠespace et du stade fÏtal.

Ç É en Žconomie sexuelleÉ È, disons sensuelle, dĠo notre analyse sensorielle avec VŽronique Lesay et la mŽthode du Dr Vittoz.

Ç É et dans une ÔautreĠ direction ˆ la question : 'O la rŽpression sociale de la sexualitŽ prend-elle son origine et quelle est sa fonction ?Ġ È

Cela rŽpond ˆ la demande expresse formulŽe par VŽronique Lesay, psychologue clinicienne, et Ovannhs Rasho, psychiatre, de porter ma recherche sur la perversion. CĠŽtait juste devant ma maison du 16 allŽe des Bleuets ˆ Saint Aubin, prs de la voiture. JĠai dit alors que ce projet Žtait impossible car Freud nĠy aiderait pas ! Je puis rŽpondre aujourdĠhui. Mais Freud de fait ne rŽpond quĠˆ la nŽvrose classique, non ˆ la psychose ni ˆ la perversion du couple.

 

Ç O la rŽpression sociale de la sexualitŽ prend-elle son origine et quelle est sa fonction ? È Elle prend son origine dans le choix, aprs symbolisation du couple, donc aprs rŽsolution des formes dĠÏdipes. Cela sera un projet et un choix mis en Ïuvre dans les diverses formes de bisexualitŽ. Sa fonction est un moyen dĠarriver au pouvoir en rŽprimant les sexualitŽs, les parentalitŽs, les sociŽtŽs, et les grandes ambitions idŽologiques messianiques inspiratrices. Les inversions nĠannulent pas la sexualitŽ mais la doublent. Les bisexualitŽs sĠavrent sensationnelles en tous les arts et beaux-arts dont la fascination se montre aveugle. CĠest une fonction sŽlective de la nature la plus ŽlevŽe et la plus ŽgocentrŽe. Et les dŽrives contemporaines vont jusquĠau clonage. Et jĠai appris cette semaine que lĠon imagine des clonages du sang du Christ restŽ sur le saint Suaire de JŽsus ˆ Turin. CĠest lĠabomination de la dŽsolation, de la profanation du corps humain, temple de lĠEsprit. Un double de JŽsus va avec lĠimage folle de lĠantichrist qui plane sur toute notre re.

Je comprends mieux maintenant ce que notre ami lĠŽvque de Troyes a pu dire ˆ notre analyste femme, juive et Cohen. Son mari parle de Ç cohŽnite È, qui serait une forme hŽbra•que de la manie grecque hiŽrogamique.

Myriam et VŽronique L., un jour o elles ont rencontrŽ cet Žvque, me dirent : Ç Il te ressemble. È Or un jour, de colre blessŽe, il me dira le plus orgueilleux et le pervers. Quels transferts lourds ˆ porter ! En le voyant, je nĠai pas cru ni reconnu ce fantasme totŽmique. Mais vu le transfert tout cru exprimŽ ˆ lĠamie commune par lĠŽvque, je peux prendre comme hypothse une fixation fÏtale autique ou automutique chez cet Žvque et les personnes susdites. M.F.J. aura ˆ mon Žgard, vu le complot alsacien, le mme rejet ŽcoeurŽ, pour se libŽrer de ce que A. Gouhier [51] appelait Ç la viscositŽ de ses correligionnaires. È

 

LĠhistoire des Ç dernier temps du monde È, selon la lŽgende viking, est marquŽe par la chute des dieux vikings. Suivra un bon pique-nique sur lĠherbe ! L'Ç Inquisition È par celui qui fut le cardinal Ratzinger de la congrŽgation de la Doctrine de la foi mĠa valu dĠtre refusŽ comme parrain de lĠEglise catholique dernirement, par lĠArchevque de Paris et lĠŽvque de Versailles. Aprs celui, ŽmŽrite, de CrŽteil.

Cela va loin quand, btement, sans mŽchancetŽ, lĠon veut dŽcouvrir comment retrouver ses cinq sens et le bon sens intuitif et libŽrer les quatre psychoses comme les animaux de Brme, sans sauter du coq ˆ lĠ‰ne, en analysant la sorcire qui est toute perversion, source de toutes psychoses et nŽvroses.

 

Reich conclut : Ç Je suis loin de prŽtendre que cette structure de lĠŽconomie sexuelle pourrait remplacer des disciplines aussi spŽcialisŽes que celles qui sont mentionnŽes lˆ-haut. È WR p. 96. Moi de mme. Et pourtant jĠespre donc, jĠen ai une certitude, dĠapporter un certain nombre de pierres qui se placent bien dans les murs des maisons de notre moi, corps et ‰me, temple et esprit.

Ma mesure, ˆ revoir avec le temps, serait dĠobtenir le prix Nobel de la paix, vu les consŽquences de paix que causeraient mes trouvailles pour tant de conflits. Mon ami Alain, invitŽ ˆ la rŽception du prix Nobel pour les micro-crŽdits honorŽs alors, mĠa rapportŽ une mŽdaille en chocolat enveloppŽe dĠaluminium.

Et puis, je crois ˆ ma version de lĠ‰me et de lĠŽros du monde, et je crois ˆ toute ma recherche, malgrŽ mes dŽtracteurs qui ont mis en risque ma santŽ. Je crois que Ç pourtant elle tourne È, comme aurait dit Galileo Galilei. Ce nĠest pas, ˆ ce que je crois, de la perversion de le dire ou de le penser. Surtout face ˆ la sexualitŽ plus ou moins sublimŽe des gens d'ƒglise [52] ! JĠai toujours respectŽ celle-ci. Cela laisse un psychanalyste et laisse un tre humain dans une sublimation ˆ vivre ! Sursum corda ! A quinze ans, je dessinais aimer ou crever, et ce dernier mot ˆ lire par transparence en retournant la page.

JĠai tenu ˆ ne pas mourir btement ! Puis surtout pas pour les gens btes et mŽchants ! Enfin pour aider tous les tentŽs par la mort, qui ainsi seraient tombŽs morts par erreur. Mon grand-pre Franois disait : Ç ‚a ne fait de mal ˆ personne de ne pas tre bte. È Pour vivre un peu bonnement !

 

Reich dit : Ç Le processus vital est identique au processus sexuel - fait prouvŽ maintenant expŽrimentalement - la large ramification de lĠŽconomie sexuelle devient une nŽcessitŽ logique. È WR p. 96.

Il est vrai que lĠidentitŽ du moi freudien et celle du sous-moi existentiel est le mme. Mais plus ou moins libre dans la nature, il diffre dans la douleur qui Žcrase le moi.

La science pathologique en fait foi et surtout la rŽsolution de la douleur.

Ç Dans tout ce qui est vivant, travaille lĠŽnergie sexuelle vŽgŽtative É È. Et cette Žnergie sexuelle s'est formŽe sensuellement ds les premiers mois de la gestation au stade fÏtal.

Ç É Cette proposition est dangereuse, prŽcisŽment dans la mesure o elle est simple et absolument exacte. Si on veut lĠappliquer avec rigueur, il faut ˆ tout prix lĠempcher de devenir une platitude ou un slogan. Les disciples ont lĠhabitude de simplifier les choses. Tout ce qui a ŽtŽ acquis par un dur labeur, ils le reprennent et sĠen servent avec le plus petit effort possible. Ils ne prennent pas la peine dĠappliquer chaque fois toutes les subtilitŽs mŽthodologiques. Ils se rendent ridicules et avec eux ridiculisent le vrai problme. È

JĠespre nĠen tre pas lˆ. Et mon souhait est que ne le seront pas ceux qui apprennent de moi ou apprendront de cette mŽthode dĠAnalyse existentielle. En tout cas, je finis ces semaines de repos sur les genoux somatiquement É ˆ cause de mon arthrose aux hanches, para”t-il, et de mon poids de 125 kg. Mais ces genoux selon mon hypothse, vu quĠils sont en bon Žtat selon la radiographie, pourraient aussi exprimer une somatisation fÏtale.

 

Je suis bien ˆ bout de force, certes, mais heureux ! Sinon parfois en liesse profonde et calme.

Notre RŽsistante, dite la Ç fiancŽe de la gare de lĠEst È, mĠa offert de la terre des profondeurs du Temple de Salomon, donc dĠil y a 3 000 ans. CĠest de la liesse, lˆ aussi !É et de lĠŽconomie sexuelle encore [53].

Le 3 mai 1999, nous, Jocelyne G, VŽronique L., Georges PL. fondions le Mouvement Universel Pour la Paix. Au Vatican, Lucienne SallŽ sĠŽcria : Ç Encore ! È [54].

 

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16 janvier 2007

 

Chapitre IV

Le dŽveloppement de la thŽorie de lĠorgasme

Deuxime lecture

 

 

Ç E

n dŽcembre 1920 Freud mĠenvoya un jeune Žtudiant qui souffrait de rumination obsessionnelle ... È

Cette Ç rumination obsessionnelle se transforma tout de suite en associations obsessionnelles. È WR p. 72.

Ç Le cas semblait plut™t dŽsespŽrŽ É maux de tte, douleurs dans le dos, manque de concentration, nausŽes É

É Enfin, il me fut possible dĠanalyser les sentiments de culpabilitŽ É Il sĠensuivit une amŽlioration visible de lĠŽtat du patient que je renvoyai au bout de neuf mois. È

Ces neuf mois me font penser aux neuf mois de mon analyse jungienne ˆ Grenoble, du 27 janvier 1976 ˆ octobre. Puis je pense aux 9 mois aprs la mort de ma mre il y a 3 ans, le 11 fŽvrier 2003, vu que ses trois fils avons eu, ˆ nous trois, toutes les maladies cardiaques le mme mois, angine de poitrine pour lĠa”nŽ, souffle au cÏur pour le second, arythmie pour moi.

PS – A lĠh™pital Saint-Saulve cet hiver, jĠapprends que ces troubles cardiaques sont liŽs ˆ lĠambition de leurs auteurs. Ma mre vivante les aurait diffŽrŽs É Ç Vous tes trop autoritaires È, disait- elle.

Les maux de tte de lĠŽtudiant de Reich indiquent une emprise sur lui homosexuelle ou bisexuelle ! La douleur dans le dos est le poids du sur-moi, comme le manque de concentration viendrait de la fuite de la mŽmoire et la nausŽe viendrait du rejet sentimental de lĠinceste.

 

 Pour un autre patient Ç le sympt™me : lĠabsence dĠŽrection, avait ŽtŽ compltement expliquŽ È. WR p. 73 É Ç C'est seulement depuis peu d'annŽes ... que jĠai commencŽ ˆ comprendre ce Ôsentiment de vide gŽnitalĠ chez mes patients. Il correspond au Ôretrait de lĠŽnergie biologique hors de lĠorgane gŽnital.Ġ È

Ç Si tout Žtait comme cela devait tre, pourquoi lĠimpuissance nĠŽtait-elle pas guŽrie ? È CĠest exactement mon cas depuis la rŽbellion de mes Žlves thŽrapeutes monomanes et diffamateurs que jĠavais formŽs ˆ lĠAtelier. Cela je lĠai compris aussi, mais il nĠy a toujours pas de rŽsolution, sinon la rŽflexion de ma premire analyste : Ç Ce nĠest pas une impuissance ; cĠest une destruction ! È Or elle vient de mĠappeler en toute Žthique et amitiŽ car on lui a fait parvenir des Žcrits de moi. Ce serait un extrait de ma 1re confŽrence de lĠAtelier o jĠŽvoque ma premire analyste et ma premire analyse. Je dois la rencontrer. Certains autres de mes Žcrits sont Ç piratŽs È sur Internet en vue de me nuire. On verra bien un jour. Soyons longanime !

 

Ç LĠobservation de ce patient me fit comprendre un concept important de lĠanalyse caractŽrielle, celui du Ôblocage affectifĠ (ÔAffektsperreĠ). JĠŽtais ainsi tombŽ sur la liaison essentielle entre la structure caractŽrielle rigide actuelle prŽdominante et ÔlĠengourdissementĠ gŽnital. È

Ç CĠŽtait la pŽriode o le traitement psychanalytique commenait ˆ prendre de plus en plus de temps È. Pour certains, Ç si le patient demeurait silencieux, la Ôtechnique parfaiteĠ exigeait un silence Žgal de la part de lĠanalyste. È WR p. 73-74.

Ç Parmi les analystes circulaient des ÔblaguesĠ ˆ ce sujet : par exemple, celle de lĠanalyste qui, au cours dĠune sŽance, se rŽveille dĠun profond sommeil et trouve le divan vide. È WR p. 74. Ce ne mĠest jamais arrivŽ. Mais cette annŽe, o je nĠai presque plus dĠanalysants et suis si ŽpuisŽ par les attaques pernicieuses, je me culpabilise de mĠendormir en sŽance. Mon amie analyste dit que ma rŽsistance est bonne et saine. Et mon sommeil ne dŽcourage pas les quelques analysants demeurŽs fidles.

Ç Ces blagues nĠarrangeaient rien. Pas plus dĠailleurs que la thŽorie selon laquelle il Žtait sans importance que lĠanalyste sĠendorm”t (ce que je viens de faire !), puisque son inconscient veillait avec soin sur le patient. È Certains prŽtendent quĠˆ lĠŽveil, je leur parle comme si jĠavais tout entendu.

Ç Bref, la situation mĠapparut dŽprimante et dŽsespŽrŽe È WR p. 76, ˆ moi aussi. Ces dernires annŽes ce fut lĠhorreur, mais je sens un regain venir.

Hier, ˆ lĠabbaye des BŽnŽdictines de Limon, jĠai Žcrit sur lĠaffiche signalant le site des Evques sur les sectes : Ç Quelle haine ? ƒglise = Torture ? È Gavroche Žtait lˆ, tel un Sphinx ! La religieuse au regard de haine ne donne plus le prŽcieux sang en ce moment !

Selon moi, le Ç blocage affectif È de ma brisure sexuelle est dž ˆ lĠŽtat de viol. Pour moi ce me rappelle la tentative de Ç viol È de ma mre prŽadolescente. Et encore la violence de lĠinvasion du 1er septembre et de la dŽclaration de guerre du 3 septembre 1939, juste 9 mois avant ma naissance. Ai-je ŽtŽ conu la nuit suivante o mes parents avaient entendu la nouvelle [55] ?

Quand je pense au Pape actuel allemand, je vois un soldat allemand me donner un bonbon et lĠautre me lĠarracher des mains et lĠŽcraser du pied. Le cardinal Mgr Ratzinger mĠa marquŽ de la croix rouge de lĠInquisition pour, selon le cardinal Lustiger, mes Ç pratiques non acceptables È : lesquelles diantre ! Mgr Dubost dĠEvry parle dans mon dos de Ç pŽchŽ grave È, quĠil le dise ! JĠirai vers lui, de gr‰ce ! [56]

 

Le Ç blocage affectif È selon Reich tiendrait de la nŽvrose de caractre. Ceci se comprend, vu la sŽduction gŽnitale triphallique.

De plus, une rupture sexuelle est repŽrable pour Reich par le rapport vŽgŽtatif ˆ la fonction fÏtale de la sensation, restŽe fixŽe in utero.

Or les monomanies renvoient chacune ˆ un clivage dĠune fonction de lĠ‰me. La monomanie des Divas forclot la sensation, donc me renvoie en ce moment ˆ ma fixation automutique fÏtale primaire. Quant ˆ ma dŽpendance Ïdipienne dĠun frre alors tout ˆ fait caractŽriel, cela ne peut que bloquer ici le dŽsir, comme lˆ tout ˆ lĠheure la sensation. Ajoutons le sentiment clivŽ par le sentiment abandonnique lors de la fin de la zone libre, vŽcu avec le soldat Louis B. reparti ˆ lĠouverture de la ligne de dŽmarcation en sa ferme et vers sa famille de lĠAin. Cela fait trois blocages.

 

FÏtal automutique      forclusion de la sensation

Oral masochique        clivage du sentiment

UrŽtral hystŽrique      infŽriorisŽ par la soumission ˆ la nŽvrose de caractre                triphallique du dŽsir Ïdipien du frre a”nŽ.

 

Je pense avoir ŽtŽ soumis donc ces temps-ci ˆ un Comme-si de Seigneur ou de Diva avec un masochisme fÏtal automutique en sous-moi et ˆ un a caractŽriel du frre a”nŽ, pesant de son moi-idŽal parano•aque, donc mŽgano•aque. Aprs lĠabandon du soldat cachŽ, jĠai ŽtŽ davantage asservi en mon sous-moi abandonnique masochique oral de ces deux ans.

Mon surpoids hystŽrique serait liŽ ˆ mon sur-moi, reprŽsentŽ par le mari de ma grand-mre. Or son chouchou ˆ elle Žtait mon frre a”nŽ.

Mes genoux douloureux qui ne me portent que douloureusement doivent me relier au dŽbut de ma gestation, donc auto-mutique ˆ ma mre. Par contre, selon un rve o ma mre me dit fixŽ ˆ lĠarrire-grand-mre paternelle et ˆ son neveu mon parrain Robert, il me reste la 3me fixation orale ou anale du sentiment abandonnique passant ˆ la fixation phobique, donc lĠorigine Ïdipienne du 3me type (25 et 26). Lˆ je serais abandonnique de Louis B., le porteur de la fixation 25, et phobique, du jeune Robert mon parrain, de la fixation 26.

Pour rŽsumer, je dirais que mes deux mres du 2me type, Maman (2) et sa mre (60), mĠont renvoyŽ au phallus de la mre, mon frre (8). Quant ˆ lĠÏdipe du 3me type, cĠest lĠarrire-grand-mre Vitaline qui serait la mre Ïdipienne phobique 25 et 26, avec un fils parano, Pierre, et un neveu, phallus du couple parental (10), et Sauveur en 56. Qui vivra verra ! [57]

 

Revenons ˆ Reich.

Ç La nŽvrose dĠangoisse, son expŽrience clinique le montrait, Žtait causŽe par la continence sexuelle ou le co•tus interruptus. È WR p. 75.

Ç Freud avait donc tracŽ une distinction rigoureuse entre les nŽvroses actuelles et les psycho-nŽvroses É È WR p. 76.

Ç MalgrŽ cette distinction rigoureuse, Freud admettait des rapports entre les deux groupes de nŽvroses É Il Žtait vraisemblable, pensait-il, que chaque psycho-nŽvrose se concentrait autour dĠun 'noyau de nŽvrose actuelle'. Cette affirmation lumineuse, que Freud lui-mme ne dŽveloppa jamais, fut le point de dŽpart de mes propres investigations sur lĠangoisse de stase.

Dans la nŽvrose actuelle, au sens freudien, lĠŽnergie biologique prend une fausse direction. Son accs ˆ la conscience et ˆ la motilitŽ [58] est bloquŽ. È

Ce Ç noyau de nŽvrose actuelle È, nous lĠavons dit, serait ce noyau caractŽriel triphallique de lĠanalyse existentielle.

 

Ç Stekel É comme les autres, nĠarrivait pas ˆ voir la diffŽrence fondamentale entre lĠaffect psycho-somatique et le contenu psychique dĠun sympt™me. È

Pour nous, lĠaffect psychosomatique nĠest autre que lĠexercice de la fonction dĠexpŽrience de la sensation. LĠaffect psychique est le retentissement du dŽsir sur la fonction de jugement quĠest le sentiment.

Ç Les sciences naturelles traitaient de ÔquantitŽsĠ et dĠŽnergies, la philosophie de ÔqualitŽsĠ psychiques, et il nĠy avait pas de pont ˆ cette Žpoque entre le quantitatif et le qualitatif. È WR p. 77.

LĠEurope aujourdĠhui se voit bržlŽe de ses racines judŽo-chrŽtiennes, au profit de la science ! Or la confusion propre aux fausses sublimations du sacrŽ-profane nĠengendre-t-elle pas celle des deux sexes ? Confondre bien et mal mne ˆ tout bien, tout mal, au totalitarisme.

Si les pŽdaliers monomanes tournaient dĠabord autour de moyeux parano•aques dŽlirants du jugement rationnel et sentimental É les pŽdaliers monomanes de lĠexpŽrience dŽlirante intuitive et sensuelle tournent autour du moyeu autiste.

 

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Paris, le 16 janvier 2007

 

 

Chapitre V
Le dŽveloppement de la technique
de lĠanalyse caractŽrielle

 

 

Ç L

a psychanalyse se servait de la mŽthode des associations libres comme dĠun moyen de mettre au jour et dĠinterprŽter les fantaisies inconscientes. È WR p. 97. CĠest mme lˆ le gŽnie propre ˆ Freud, je crois !

Mais Ç ˆ peine quelques patients Žtaient capables de laisser ˆ leurs associations la bride sur le cou. Les amŽliorations obtenues en dŽpit de cette limitation Žtaient le rŽsultat de lĠirruption de lĠŽnergie gŽnitale. En gŽnŽral, cela se produisait au cours des associations libres, mais, pour respecter la vŽritŽ, il faut dire que cĠŽtait ÔaccidentellementĠÉ On ne savait ˆ quel processus attribuer cette apparition accidentelle de la gŽnitalitŽ. È WR p. 97.

Si jĠai bien compris le chapitre prŽcŽdent, cette rŽapparition ou cette apparition de la libido, dirait Freud, venait du retour de la sensation fÏtale dĠune part ou du retour du dŽsir hystŽrique urŽtral dĠautre part.

 

DŽbut aožt 1980 quand, lors du sociodrame de Copenhague, je sortis Nanna Maria de son blocage installŽ depuis lĠadolescence, je ne connaissais pas la vraie cause de sa libŽration, qui sĠavŽra plus tard celle de lĠautomutisme, mais reconduite par un dŽplacement sexuel adolescent du 3eme type. Nanna Maria Žtait devenue comme psychiatre, un phallus type Žpouse divine (36), voire Žpoux divin (34).

Elle Žtait peut-tre devenue encore pre divin narcissique tertiaire pour son ami adolescent. Avec le retrait narcissique primaire, cela augmentait le blocage fÏtal automutique. Nanna Maria, de plus, jouait, sans doute dans la succession de son pre par son mari, au pre divin, telle une Blanche-Neige pour la Ç belle-mre È incestueuse. Mais encore, elle a pu jouer ˆ lĠŽpoux et ˆ lĠŽpouse divins pour son ami, telle une ArtŽmis. Nanna Maria, en Blanche-Neige du pre, serait restŽe Žpoux masculin telle une psychiatre, chasseresse des sympt™mes et des maladies, en Žpousant leurs pathologies et leur natures comme des nains et de petits Žpoux. Enfin, Nanna Maria, fixŽe ˆ l'adolescence, jouait peut-tre ˆ son petit ami perdu, lĠenfant divin (35).

Je pense tre entrŽ dans sa psychologie par mon amour de la nature, Žvoquant la dŽesse CorŽ, et par ma faiblesse fÏtale, forte de ses dons de fakir. La sexualitŽ dĠAntigone (11) et la sensualitŽ dĠEuropa (1) la fille de Zeus, ou dĠHarmonie, lĠŽpouse de Cadmos, furent la topologie de ce baptme du feu du jeune analyste que jĠŽtais, qui se joua autour de lĠŽpouse divine (36).

 

Ce nĠest que 27 ans aprs que je peux risquer lĠinterprŽtation de ce rŽveil de Nanna Maria :

identifiŽe au pre divin par retrait narcissique, lĠidentifiant ˆ son pre,

identifiŽe ˆ lĠŽpoux divin, lĠidentifiant ˆ son ami adolescent, parti sans laisser dĠadresse,

et identifiŽe ˆ sa mre fÏtale automutique pour tre lĠŽpouse divine de son mari.

 


La voilˆ :

1 Ç Fleur bleue È, mre inconditionnelle de Boucle dĠor, fixation nĦ1 en son idŽal psychiatrique [59] de mre inconditionnelle.

puis nĦ 2 Ç Papa Ours È (nĦ 11) schizocaractŽriel,

et nĦ 3 et 4, Ç Petit Ours È (nĦ 12), hystŽrique d'angoisse de l'ami perdu, enfant divin et Ç Maman Ours È maniaque dŽpressive (13), Žpouse divine (36) de son Žpoux divin ou enfant divin (donc 34 et 35).

Nanna Maria mĠaurait aussi renvoyŽ ˆ mon amour dĠadolescent retrouvŽ ainsi.

 

Ç Si la psychanalyse Žtait une thŽrapie scientifique, causale, le procŽdŽ technique propre devait alors ressortir de la structure du cas lui-mme et la structure de la nŽvrose Žtait dŽterminŽe par des fixations ˆ des situations infantiles. De plus, lĠexpŽrience montrait que les rŽsistances, en gŽnŽral, Žtaient ŽludŽes, en partie parce quĠon ne savait pas les reconna”tre, en partie parce quĠon pensait quĠelles constituaient un obstacle au travail psychanalytique et quĠil valait mieux les fuir. È WR p. 98.

 

Ma dŽcouverte du noyau caractŽriel du 3eme type, donc des faux symbolisŽs, vint dĠune recherche suite ˆ lĠassertion dĠAnne Brenier-Texier-Loupiac qui, ˆ la mort de son second mari, un an auparavant en 1983, dŽclara ˆ ses collgues que je nĠŽtais pas encore symbolisŽ ˆ cette Žpoque. Je ferai alors la dŽcouverte du noyau caractŽriel sur la route des Apennins, entre Piacenza et Genova, lĠŽtŽ 1987.

Ç Les rŽsistances, en gŽnŽral, Žtaient ŽludŽes, en partie parce quĠon ne savait pas les reconna”tre, en partie parce quĠon pensait quĠelles constituaient un obstacle au travail psychanalytique et quĠil valait mieux les fuir. È WR p. 98.

On Žludait les rŽsistances et mme on Žvitait une analyse trop onŽreuse selon ce critre.

Le Dr Dalle et le Dr Louis Bertagna au contraire donnrent le feu vert ˆ lĠaltruiste que ce dernier voyait en moi.

 

En fait, on confondait les rŽsistances (position 1) ˆ la destruction du moi avec les dŽfenses du moi-idŽal, (position 3) du non-moi, (position 24), du sur-moi (position 13). LĠon craignait, en fait, le masochisme rŽel des brebis victimes, confondu avec le sado-masochisme des loups sous peau de brebis.

Ç Les analystes ne se sentaient pas personnellement en sŽcuritŽ surtout ˆ cause du matŽriel sexuel. È WR p. 98. Le sensuel et le sexuel mortifres rŽunis, donc sado-masochistes des dŽpressions du 4eme type, les autisties adhŽsives (position 60), donnaient ˆ craindre avec raison !

 

Ç On sĠaperut, par la suite, que ce sont les attitudes hostiles inconscientes du patient qui forment la base de toute structure nŽvrotique É CĠŽtait lĠeffet de ÔlĠhostilitŽ latenteĠ du patient. È WR p. 98. CĠŽtait lĠexpression du transfert nŽgatif de sexe ˆ sexe.

Ç Personne ˆ cette Žpoque nĠavait le moindre soupon de lĠancrage physiologique de telles rŽsistances. È WR p. 98-99. LĠancrage fÏtal automutique, disons-nous !

Ç Les patients avaient t™t fait de dŽcouvrir ce que lĠanalyste attendait suivant la thŽorie É Ils produisaient du matŽriel pour le plaisir de lĠanalyste É

É Je mis en garde contre toute tentative de ÔconvaincreĠ le patient de lĠexactitude dĠune interprŽtation. Si la rŽsistance particulire É est comprise et ŽliminŽe, le patient la saisit spontanŽment. Il ne faut pas oublier que la rŽsistance contient la pulsion elle-mme contre laquelle elle est dirigŽe. È WR p. 99.

Ç Si le patient reconna”t la signification dĠun mŽcanisme de dŽfense, il est dŽjˆ sur le point de saisir ce contre quoi il se dŽfend É

É Il nĠexiste pas de patient qui ne nourrisse une profonde mŽfiance ˆ lĠencontre du traitement. È WR p. 100. Pour lĠanalyse existentielle, on ne dŽfend que lĠobjet volŽ, lĠespace envahi et colonisŽ. Se dŽfendent seulement ceux qui ont consommŽ lĠinceste. RŽsistent ceux qui risquent dĠtre ŽliminŽs, dŽtruits. La dŽfense est du c™tŽ du phallus de la mre ; la rŽsistance est du c™tŽ du nom du pre qui rŽsiste aux phallus.

 

Ç A une date donnŽe, le patient devait dŽcider de Ôrenoncer ˆ la rŽsistance qui lĠempchait dĠaller bienĠ. SĠil nĠy parvenait pas, on lui disait quĠil avait des ÔrŽsistances insurmontablesĠ. Personne ˆ cette Žpoque nĠavait le moindre soupon dĠancrage physiologique de telles rŽsistances È, WR p. 98 donc de la fixation fÏtale automutique !

Ç LĠanimal demeurait intouchŽ ...

É LĠaccent fut portŽ en premier lieu sur lĠŽtude des fixations prŽgŽnitales, des modes anormaux de satisfaction sexuelle, et sur les obstacles ÔsociauxĠ ˆ une vie sexuelle satisfaisante. È WR p. 101.

Ç On prŽfŽrait sĠattaquer ˆ lĠangoisse de la masturbation ou aux sentiments de culpabilitŽ sexuelle. È WR p. 102.

Ç Le clivage ˆ lĠintŽrieur du mouvement Žtait devenu irrŽparable É

É Vers 1925, les routes de la thŽorie psychanalytique commencrent ˆ bifurquerÉ

É Dans la mesure o la lutte pour une cause perd du terrain, lĠintrigue ÔpersonnelleĠ en gagne. Ce qui se prŽtend intŽrt scientifique devient en fait politique de coulisses, tactique et diplomatie. È WR p. 103. CĠest lˆ lĠeffet de la perversion qui clive la pensŽe et le sentiment du bien commun pour une politique de bouche-trous et de secret.

 

Ç JusquĠˆ cette Žpoque, la nŽvrose avait ŽtŽ considŽrŽe comme le rŽsultat dĠun conflit entre la sexualitŽ et la ÔpeurĠ de la punition. Bient™t, on en vint ˆ formuler que la nŽvrose Žtait un conflit entre la sexualitŽ et le ÔbesoinĠ de punition. È WR p. 104.

Ç Il Ône fallait pasĠ confirmer ces tendances ˆ lĠauto-destruction É È WR p. 105. Ce sont les dŽpressions victorieuses de la terre bržlŽe.

Ç Un jour, jĠexposai mes difficultŽs ˆ Freud. Je lui demandai si son intention Žtait dĠintroduire lĠinstinct de mort en tant que thŽorie clinique É Freud me rassura en me disant que ÔcĠŽtait seulement une hypothseĠ. È WR p. 105.

 

Reich prŽsente ainsi lĠŽtat de sa recherche au Congrs psychanalytique de Salzbourg en 1924 :

Ç Ma communication traitait de deux faits fondamentaux :

1) ÔLa nŽvrose est lĠexpression dĠun trouble de la gŽnitalitŽĠ et pas seulement de la sexualitŽ en gŽnŽral.

2) ÔLa rechute dans la nŽvrose aprs la cure É peut tre ŽvitŽe dans la mesure o la satisfaction orgastique dans lĠacte sexuel est assurŽeĠ. È WR p. 106.

Ç Il ne saurait exister quĠĠune seule Žnergie sexuelle uniformeĠ cherchant une satisfaction en des zones Žrognes variŽes, et attachŽe ˆ des idŽes diffŽrentes.Ġ È WR p. 107.

En rŽalitŽ, lĠŽnergie sexuelle vise ˆ donner plaisir, joie, fŽconditŽ ˆ lĠautre par les membres donateurs de plaisirs, donc Žrognes.

Les organes rŽcepteurs de plaisirs, joies, fŽconditŽ sont des organes sensuels des fonctions intuitives, sentimentales et pensŽes.

La psychŽ reoit plaisir, joie, beautŽ, fŽconditŽ. LĠŽros sexuel donne plaisir, joie, beautŽ, fŽconditŽ.

Ç Otto Rank É affirmait que lĠacte sexuel correspondait ˆ un Ôretour au sein maternelĠ. È WR
p. 107-108
. Cet acte sexuel traumatisŽ est un retour ˆ la sensualitŽ du cocooning qui est bonne pour se refaire et non un but pour donner. LĠosmose psychique est de recevoir autant quĠon donne. Le bonheur sexuel est de donner plus quĠon ne reoit.

Si lĠacte sexuel est un retour au sein maternel, cĠest pour retrouver la sensualitŽ fÏtale des premiers mois. CĠest lĠacte fusionnel du sous-moi le plus archa•que, donc le moins sexuŽ.

 

Ç La fonction de lĠorgasme avait rŽvŽlŽ la diffŽrence ÔqualitativeĠ entre la gŽnitalitŽ et la prŽ-gŽnitalitŽ É

CĠest seulement ˆ la pubertŽ, disait Freud, que toutes les excitations sexuelles infantiles se soumettaient ˆ la ÔprimautŽ du gŽnitalĠ. È WR p. 108.

La gŽnitalitŽ est sexuŽe et elle donne ; la prŽ-gŽnitalitŽ doit capter et recevoir.

CĠest pourquoi jĠai cru dĠabord que la perversion Žtait le propre des gens dŽjˆ pubres. JĠappelais alors la pathologie dĠAntigone : la perversion caractŽrielle et celle du devin TirŽsias la perversion fÏtale. Mais dans lĠÏdipe classique et lĠÏdipe du 3eme type, lĠidentification parentale demeure encore, et donc ne peut tre pleinement bisexuelle quĠaprs symbolisation de son propre couple, tous Ïdipes rŽsolus.

 

Certes Ç Ôseul lĠappareil gŽnital peut procurer lĠorgasme et peut dŽcharger compltement lĠŽnergie sexuelle. La prŽ-gŽnitalitŽ ĠdĠautre part, peut seulement augmenter les tensions neuro-vŽgŽtatives.Ġ On voit aussit™t la fissure profonde qui se forma ici dans les concepts psychanalytiques.

Les conclusions thŽrapeutiques quĠon pouvait tirer de ces concepts opposŽs Žtaient incompatibles. È

Ç LĠincompatibilitŽ È que postulent les responsables du grand Mouvement des Focolarini avec nous et nous avec l'ƒglise catholique mĠappara”t tre plut™t de cet ordre que spirituel et religieux. Je nĠai dĠailleurs eu avec eux que des rapports professionnels. Ce nĠest pas le cas de leur part qui furent ostraciques.

CĠest, ˆ mon avis, de leurs tensions neurovŽgŽtatives prŽ-gŽnitales quĠils nous ont exclus, suspectŽs, accusŽs et mis en quarantaine successive pendant 20 ans.

 

Ç Si É mes vues Žtaient exactes, alors lĠexcitation gŽnitale devait tre libŽrŽe du mŽlange des excitations prŽ-gŽnitales, devait tre en quelque sorte ÔcristallisŽeĠ. Les Žcrits de Freud ne donnaient pas la clef de la solution de ce problme. È CĠest ce que jĠai dŽclarŽ ˆ VŽronique Lesay et au Dr Ovhanns Rasho en 1983 quand ils mĠinvitrent ˆ travailler sur la perversion.

Freud Ç croyait que le dŽveloppement libidinal chez lĠenfant progressait du stade oral au stade anal et de lˆ au niveau ÔphalliqueĠ. Le niveau phallique Žtait attribuŽ aux deux sexes. LĠŽrotisme phallique se manifestait chez la petite fille dans le clitoris, comme il se manifestait chez le petit garon dans le pŽnis. È JĠai choisi dĠappeler ce stade, le stade urŽtral pour filles et garons qui savent Ç pisser loin È.

Ç CĠest seulement ˆ la pubertŽ, disait Freud, que toutes les excitations sexuelles infantiles se soumettaient ˆ la ÔprimautŽ du gŽnitalĠ. È Lˆ encore, si le sexe gŽnital peut sĠaccomplir : le Ç gŽnital maintenant Ôentrait au service de la procrŽationĠ È WR p. 108.

Mais lĠadolescent et lĠadulte, mme mature, nĠa pas forcŽment quittŽ sa dŽpendance Ïdipienne nŽvrotique aux parents, frres et sÏurs. On peut Ç faire un enfant È ˆ sa famille parentale et fraternelle. Selon nous, la perversion gŽnitale ne peut commencer quĠaprs la mise en place du couple symbolisŽ et de mme, lĠhomosexualitŽ sexuŽe.

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19 janvier 2007

 

 

LĠŽconomie sexuelle de lĠangoisse.

 

 

Ç L

e concept originel de Freud Žtait le suivant : Si lĠexcitation sexuelle somatique est empchŽe dĠaccŽder ˆ la conscience et dĠtre dŽchargŽe, elle se convertit en angoisse. È WR p. 109.

Ç É Comment avait lieu cette ÔconversionĠ, personne ne le savait. Comme mon problme thŽrapeutique avait toujours ŽtŽ celui de libŽrer lĠŽnergie sexuelle de ses fixations nŽvrotiques, cette question exigeait dĠtre clarifiŽe. LĠangoisse de stase (Stauungsangst) Žtait de lĠexcitation sexuelle non dŽchargŽe. Pour la convertir ˆ nouveau en excitation sexuelle, il fallait savoir comment cette ÔpremireĠ conversion en angoisse sĠŽtait opŽrŽe ...

É Il Žtait possible maintenant de Ôlocaliser le sige de lĠangoisse : cĠŽtait la rŽgion du cÏur et du diaphragmeĠ. LĠautre patiente É en plus avait de lĠurticaire É

É Le correctif suivant devait É tre apportŽ ˆ la formulation originelle de Freud : ĠIl nĠy a pas de conversionĠ de lĠexcitation sexuelle en angoisse. ÔLa mme excitation qui appara”t comme un plaisir dans lĠorgane gŽnital se manifeste comme une angoisse si elle stimule le systme cardio-vasculaireĠ. CĠest-ˆ-dire que, dans le dernier cas, elle appara”t comme ˆ lĠopposŽ exact du plaisir. È WR p. 109-110.

Ç Le systme vaso-vŽgŽtatif fonctionnera ˆ un moment donnŽ dans la direction de lĠexcitation sexuelle et, ˆ un autre moment, lorsque cette dernire est inhibŽe, dans la direction de lĠangoisse. Cette rŽflexion se montra heureuse. Elle me conduisit en ligne droite ˆ ma thŽorie actuelle : Ôla sexualitŽ et lĠangoisse reprŽsentent deux directions opposŽes de lĠexcitation vŽgŽtativeĠÉ A la fin de 1926, Freud rejeta toute relation entre lĠangoisse et le systme vaso-vŽgŽtatif. Je nĠai jamais compris pourquoi. È WR. p. 110.

JĠai le sentiment que je touche ici ˆ une explication possible du fait que mes frres et moi, aprs la mort de ma mre, avons eu Ç ˆ nous trois, toutes les maladies de cÏur È, disait AndrŽ, et cela dix mois aprs, du 11 fŽvrier ˆ dŽcembre.

Ç LĠangoisse se dŽveloppe toujours - ainsi raisonnais-je - lorsque le systme vŽgŽtatif est stimulŽ ˆ lĠexcs dĠune manire ÔspŽcifiqueĠ. LĠangoisse cardiaque se manifeste dans des conditions aussi diverses que lĠangine de poitrine, lĠasthme bronchial, lĠintoxication par la nicotine et lĠhyperthyro•die È. Mon frre a”nŽ eut de lĠangine de poitrine huit mois aprs la mort de notre mre.

Reich reprend ici le terme de lĠÇ angoisse de stase È. Ce blocage en position 1e , 5e, 7e et 9e qui se fait, si jĠai bien compris, par forclusion des cinq sens, installŽ depuis les premiers mois de grossesse par le blocage de la mre elle-mme, est bien archa•que et va bloquer le dŽsir sexuel oedipien, phobique en fonction de la mre, ou encore hystŽrique en fonction du pre et traumatique en fonction de la sociŽtŽ scolaire et familiale.

Le mot dĠangoisse convient certes puisque lĠautomutique sent depuis son dŽbut de gestation ses sensations resserrŽes, ŽtranglŽes entre la sensation de sa mre et la sienne propre vŽcue en sous-moi. Mais cette angoisse est bien ˆ distinguer de lĠangoisse de castration qui est une peur de perdre lĠobjet aimŽ, la mre puis le pre. De mme, elle diffre de la nŽvrose dĠangoisse qui est un Žcrasement des sentiments surajoutŽs ˆ lĠŽgard du pre, de la mre, du ma”tre et des camarades. Le dŽbut de nŽvrose dĠangoisse sociale chez lĠenfant ˆ lĠŽcole primaire est encore ˆ distinguer de celle de lĠangoisse mŽtaphysique qui se voudrait premier dans la sociŽtŽ o il nĠest que second.

De plus, cette angoisse est ˆ distinguer de lĠanxiŽtŽ. Or la difficultŽ est quĠen anglais, anxiŽtŽ se dit angoisse et angoisse, anxiŽtŽ, laquelle est, pour nous, une fixation ultime de lĠoedipe mature qui veut se garder le monde parental.

Lˆ o Reich situe le lieu de lĠangoisse dans la rŽgion du cÏur et du diaphragme, il sĠagit bien ˆ la fois dĠune histoire sexuelle et en mme temps dĠambition sociale seconde, ce nous semble. Ces deux angoisses castrantes sĠajoutent et se somatisent jusquĠˆ la paralysie du plaisir sexuel (angoissŽ). Le diffŽrend entre Freud et Reich tient de lĠangoisse mme.

Dans le livre de Freud qui para”t en 1926, Inhibition, sympt™me et angoisse, Ç lĠangoisse nŽvrotique Žtait maintenant dŽfinie comme un Ôsignal du moiĠ, le moi rŽagissant ˆ un danger dont le menaait une pulsion refoulŽe, de la mme manire quĠil rŽagit ˆ un danger extŽrieur É LĠangoisse ne devait plus tre considŽrŽe comme ÔrŽsultatĠ du refoulement sexuel mais comme ÔcauseĠ. È WR p. 111.

Le sympt™me de lĠangoisse est tout cela ˆ la fois :

-     LĠangoisse, cĠest dĠtre dans le ravin, oppressŽ masochiquement par rŽtrŽcissement, voire blocage, de la sensation automutique, donc rŽsultat du refoulement.

-     LĠangoisse, cĠest aussi le vertige dĠtre sur lĠune ou lĠautre des deux montagnes qui enserrent le ravin, par double objet dĠamour surplombant, dominant le traumatisme du ravin, donc cause du refoulement.

En analyse existentielle, nous gardons le concept dĠangoisse dans le sentiment du trop, du vertige de dominer, ˆ savoir du c™tŽ du sadique et phallique et non du c™tŽ du traumatique ou phobique masochique.

Comme il y a deux fixations, la plus haute cause le refoulement. La plus basse rŽsulte du refoulement.

En un mot, lĠangoisse est du c™tŽ du trop, le rŽsultat de lĠindigestion, du stress. Le refoulement est du c™tŽ du manque, la cause en est un traumatisme. Certes, cĠest le poids des montagnes angoissantes et vertigineuses qui fait le sentiment de vide du ravin de lĠabsence sensitive par forclusion et refoulement de la sensation.

Ç Cela souleva la question suivante : ÔQuĠest-ce qui empche lĠexcitation biologique, une fois que lĠexcitation gŽnitale est inhibŽe, de se manifester sous la forme dĠangoisse cardiaque ? Pourquoi lĠangoisse de stase nĠappara”t-elle pas dans tous les cas de psycho-nŽvrose ?Ġ È WR p. 112.

Nous rŽpondrons ainsi :

1. LĠembargo ˆ lĠexcitation biologique viendrait du blocage de la sensation du 1er au 5e mois !

2. LĠexcitation gŽnitale est inhibŽe soit par le sur-moi, soit par le manque fÏtal masochique.

3. LĠangoisse de stase nĠappara”t pas dans tous les cas de psychonŽvroses, par exemple dans lĠoedipe du 2eme type fixŽ ˆ 2-3 et 4.

4. Elle nĠappara”t que dans la fixation 1 de lĠoedipe archa•que et les fixations automutiques de lĠoedipe du 3eme type.

 

Ç Freud avait montrŽ que dans la nŽvrose, lĠangoisse Žtait ÔliŽeĠ dĠune certaine manire. È WR
p. 112.
Elle est liŽe aux deux parents et au ma”tre des parents au stade de latence.

Ç Le patient Žchappe ˆ lĠangoisse, par exemple en produisant un sympt™me obsessionnel. È CĠest vrai, sĠil se retire vers sa mre en sĠautosuffisant Žrotiquement au stade anal. Plus dĠangoisse du pre ou du ma”tre. Reich est vraiment un savant et un observateur prŽcis.

Ç Dans mon travail clinique, le processus de conversion de lĠangoisse de stase en excitation gŽnitale prit de lĠimportance É Toutefois, je ne rŽussis pas toujours ˆ libŽrer lĠangoisse cardiaque et ˆ la faire alterner avec lĠexcitation gŽnitale. È

LĠexcitation sensuelle des dŽbuts de grossesse en position de stase doit confluer vers le dŽsir sexuel affectif, inhibŽ ˆ son tour par des nŽvroses infantiles.

Mais je ne rŽussis pas ˆ dŽpasser la stase depuis ma lutte interne ˆ notre Atelier de psychanalyse contre une bisexualitŽ envahissante. Et mon arythmie, suite ˆ lĠaccident qui prŽcŽda juste la mort de ma mre, me soumet compltement et ˆ la stase et en partie ˆ lĠemprise bisexuelle.

Ç Tous les efforts thŽrapeutiques rebondissaient, comme sĠils sĠŽtaient heurtŽs ˆ un Ômur Žpais et durĠ. Les patients Žtaient ÔcuirassŽsĠ contre quelque attaque que ce fžt É cĠŽtait Ôtout le caractreĠ qui rŽsistait É Apparemment, la Ôcuirasse caractŽrielle Žtait le mŽcanisme qui liait toute lĠŽnergieĠ. È WR p. 113.

A notre premier groupe dĠÇ Žvolution analytique È symbolique, Jean-Paul dŽclara : Ç Je me heurte ˆ un mur. È Maintenant, dans ma profession, ma religion, mes amitiŽs, ma recherche, cĠest moi qui me heurte ˆ un Ç mur Žpais et dur È. JĠavais pourtant dŽpassŽ la Ç cuirasse caractŽrielle È en admettant la nŽvrose de transfert et son phallus par la dŽcouverte de lĠoedipe du 3eme type.

JĠai tentŽ aussi de Ç cristalliser les rŽsistances du patient È, jointes ˆ celles des analystes en exercices de recherche. LĠobstacle ˆ Ç ma È et Ç leur È guŽrison se trouve dans Ç Ôtoute la faon dĠtreĠ dans tout le ÔcaractreĠ du patient È nŽvrotique. Mais ˆ ce jour, tout le caractre des diverses formes de bisexualitŽs des nouveaux symbolisŽs se diabolise ou lĠest dŽjˆ chez certains.

JĠen suis lˆ ˆ ce jour. La cuirasse bisexuelle du mensonge mĠappara”t imprenable. Les Franais du Roi passrent par les toilettes pour la prise du ch‰teau Gaillard des Normands. Revenons au stade anal et au stade urŽtral.

La voie phobique reste lĠaccs premier pour la stase automutique. Elle est la sorcire qui fait peur et que chassent les quatre animaux rŽunis de Brme. LĠentraide en psychose latente permettra dĠaffronter sa peur et la phobie du dŽsir oedipien deviendra sourcire du dŽsir.

Ç La t‰che de la thŽrapie psychanalytique est de dŽvoiler et dĠŽliminer les rŽsistances, et non pas dĠinterprŽter directement lĠinconscient. En principe, il faut donc procŽder ˆ partir de la dŽfense du moi contre les pulsions inconscientes. Mais il se trouva quĠil nĠy avait pas seulement ÔuneĠ couche de dŽfense du moi ˆ percer, pour pŽnŽtrer dans le vaste domaine de lĠinconscient. ÔEn rŽalitŽ, les dŽsirs instinctuels et les fonctions dŽfensives du moi, intimement entremlŽes, imprgnent toute la structure psychique. È WR p. 114.

Les Ç pulsions inconscientes È des instincts du stade fÏtal et du stade oral sont pour garder et fusionner avec les mres archa•ques, en se les dŽfendant jusquĠau dŽlire.

Ainsi un parano•aque nĠest dangereux que si on veut lui enlever sa mre.

Les fonctions du moi par contre vont vouloir faire passer le sous-moi rŽsistant jusquĠˆ la libŽration du moi dŽsireux dĠaimer.

Les Ç fonctions dŽfensives È sont celles des mres permissives, la pensŽe de la mre du parano•aque sĠentremle ˆ la pensŽe en sous-moi du parano.

Le sentiment de la mre du schizophrne se mle au sentiment du sous-moi schizo•de.

LĠintuition de la mre autiste se mŽlange ˆ lĠintuition du sous-moi autique.

La sensation de la mre de lĠautomutique noie la sensation du sous-moi automutique et lĠŽtouffe.

Ç Le concept Žconomico-sexuel de lĠappareil psychique nĠest pas psychologique, mais ÔbiologiqueĠ. È

Il est en rŽalitŽ issu des deux. On ne peut tre sexuel que corps et ‰me, quĠinstinctif et affectif, quĠŽros et psychŽ, mais encore pneuma ou ruah.

Ç Pour le travail clinique, la distinction entre Ԑtre refoulŽĠ et Ԑtre capable de devenir conscientĠ Žtait primordiale. È CĠest le docteur Louis Bertagna et M. Dalle, ˆ la demande de Jacques Meugniot, qui dŽcidrent que jĠŽtais capable de ramener mon Ç refoulŽ È ˆ Ç devenir conscient È. Ce fut long comme lĠavait annoncŽ M. Dalle. Mais je ne tardais pas ˆ sortir de lĠoedipe classique. Je travaillai et dŽcouvris alors le refoulŽ, les Ç entremlŽs È du stade foetal ˆ VŽzelay, puis ceux du stade oral des dŽmesures ˆ Troyes, puis ˆ Sion les fausses sublimations du stade fÏtal, enfin ceux du 3eme type, donc des fausses symbolisations ˆ Lisieux.

                                                                                                                  20 janvier 2007

 

Ç Je fus mis,É devant la stratification en couches de lĠappareil psychique dans le cas É dĠun jeune homme É Il Žtait dĠune politesse excessive et, ˆ cause de sa pusillanimitŽ, extrmement rusŽ. Il cŽdait dans chaque situation É quand sa politesse cŽda, il devint offensant É

É La politesse Žtait une dŽfense contre la haine É Les gens trop polis sont les plus dangereux et les plus impitoyables. A son tour, la haine libŽrŽe Žtait une dŽfense contre une peur affreuse du pre. CĠŽtait ˆ la fois une pulsion refoulŽe et une dŽfense inconsciente contre lĠangoisse É Une couche plus profonde de haine destructive É la dŽprŽciation et le ridicule É È WR p. 115.

LĠillustration de ces couches est celle des poupŽes gigognes et les nains du conte de Blanche Neige illustrŽ par Disney :

Simplet ; Timide ; Grognon ; Prof ; Dormeur ; Joyeux ; Atchoum.

Ç Si les couches Žtaient particulirement nombreuses et fonctionnaient automatiquement, si elles formaient une unitŽ compacte difficile ˆ pŽnŽtrer, elles apparaissaient comme une ÔcuirasseĠ entourant lĠorganisme vivant. Cette cuirasse peut tre superficielle ou profonde, molle comme une Žponge ou dure comme un ongle. Dans chaque cas, elle avait pour fonction de protŽger le sujet contre le dŽplaisir. Mais lĠorganisme payait cette protection de la perte majeure de sa capacitŽ de plaisir. Les conflits du passŽ constituaient le contenu latent de cette cuirasse É Aussit™t que la cuirasse commenait ˆ craquer, la destructivitŽ se libŽrait. È WR p. 117.

Ç La destructivitŽ elle-mme nĠŽtait jamais libre. È WR p. 120.

 

                                                                                                                  22 janvier 2007

Ç É Peu ˆ peu, je commenai ˆ comprendre la Ôhaine latenteĠ qui nĠest jamais absente É 

É Au dŽbut, cela me parut Žnigmatique É

É Le patient se plaignait du vide de sa vie Žmotive. Cependant, lorsquĠon lui montrait le mme vide dans le style de ses communications, sa froideur, son comportement vantard ou artificiel, il se f‰chait. Un sympt™me tel quĠun mal de tte ou un tic, il lĠŽprouvait comme Žtranger ˆ lui-mme. Mais sa personnalitŽ fondamentale, cela cĠŽtait lui-mme. Il se sentait troublŽ et furieux lorsquĠon le lui montrait. È

Ç Je vis que cĠest prŽcisŽment ce quĠil croit tre son vrai lui-mme, ce ÔfardĠ caractŽriel, qui forme la masse dure et compacte qui sĠoppose aux tentations analytiques.

Ce qui rŽsistait, cĠŽtait la personnalitŽ totale, le ÔcaractreĠ, tout lĠindividu. Mais pourquoi ? Parce que, de toute Žvidence, Ôcela servait une fonction secrte de dŽfense et de protectionĠ.

Je connaissais bien la caractŽrologie dĠAdler. MĠŽtais-je donc ŽgarŽ dans sa voie ?

Il y avait lˆ une affirmation de soi, le sentiment dĠinfŽrioritŽ, la volontŽ de puissance, la vanitŽ et les surcompensations de la faiblesse. Aprs tout, Adler semblait avoir raison. Mais il estimait que cĠŽtait le caractre et non Ôla sexualitŽĠ qui causait la nŽvrose. O alors Žtait la liaison entre les mŽcanismes ÔcaractŽrielsĠ et les mŽcanismes ĠsexuelsĠ ? Car je ne doutais pas un instant que cĠŽtait la thŽorie freudienne sur les nŽvroses et non la thŽorie adlŽrienne qui Žtait exacte. È WR p. 120-121.

NB. Cette nuit, jĠai rvŽ quĠun grand filleul venait de dŽpuceler une jeune femme. Et elle partait fire en saignant, disant : Ç Je ne suis plus vierge pour toujours ! È

Quelle fixation vient-elle de sĠouvrir ?

 

                                                                                                                  31 janvier 2007.

Hier, jĠai revu ma filleule BŽatrice que je nĠavais pas revue depuis la mort de sa mre, il y a 12 ans. La famille lĠavait mise ˆ la Dass jusquĠˆ ses 18 ans. Elle a 23 ans et fait un master dĠŽconomie. Elle a revu sa mre du Nord du BŽnin. Elle avait dž la quitter car elle Žtait nŽe par le sige et cela portait malheur.

LĠAdfi et compagnie lĠont privŽe de son parrain. Son frre a”nŽ, ˆ qui jĠai offert, ˆ la mort de sa mre, un Christ de jade rapportŽ de Chine par Olivier Deur, se lĠest vu confisquer par le centre Impro, et lui-mme fut mis et reste en ghetto [60] par les gens de Jean Vanier ˆ Aigrefoin, Saint-RŽmy-ls-Chevreuse. Lui et sa sÏur ne se sont que trs peu revus.

Ç Je commenai ˆ comprendre la Ôhaine latenteĠ qui nĠest jamais absente chez les patients. È WR
p. 120
.

La haine ˆ mon avis est dĠorigine et de relation sexuelle contre ce qui forme ˆ lĠamour. Il y a une religion catholique confisquŽe par des clercs cŽlibataires qui conduit tout droit ˆ la haine anticlŽricale dite Ç la•que È.

Je pense aujourdĠhui que lĠambition peut aller jusquĠˆ la mutilation sexuelle, par illuminisme des fonctions de lĠ‰me destinŽes ˆ prendre possession du monde et ˆ la dominer. Je dis mutilation sexuelle jusquĠau cumul sexuel qui Žlimine le sexe opposŽ et, par compensation, le stimule en se lĠattribuant. CĠest cela rŽellement Ç tromper È son conjoint par lĠobsession adultŽrine. Par contre, le dŽsir peut aller jusquĠˆ lĠautomutilation sexuelle par illuminisme des quatre fonctions de lĠ‰me en cette ouverture fŽminine, cette ouverture virile, cette ouverture maternelle et cette ouverture paternelle. Un jeune Žlve, touriste en Inde, se coupa le gros orteil. Compulsion ˆ Žradiquer son pŽnis ?

Les fonctions de lĠ‰me prennent le monde sous tous ses aspects, les fonctions sexuelles donnent au monde, sous ses aspects dĠoffrande ˆ lĠautre, aux autres.

La sexualitŽ rappelle toujours quĠil y a plus de joie ˆ donner quĠˆ recevoir, cĠest le don dĠeros.

LĠambition rappelle toujours, primum vivere, quĠil y a du bonheur ˆ cueillir en ce monde et pourquoi pas dans lĠautre. Carpe diem É ad aeternum !

La destructivitŽ est une rŽaction ˆ la Ç colre issue de la frustration en gŽnŽral [61] et du refus de la satisfaction sexuelle en particulier. È WR p. 121. CĠest lĠautodestruction suicidaire qui pousse ˆ en finir car on sĠimagine ne plus pouvoir donner, ne plus tre utile ˆ rien.

Quand le Vatican mĠa mis sous la marque de lĠInquisition, jĠannonai que nous, les quatre personnes prŽsentes, Jocelyne, VŽronique, Georges et moi, nous venions, le 3 mai 1999, de crŽer le Mouvement Universel pour la Paix. Mademoiselle SallŽ sĠexclama : Ç Encore ! È Cette femme, Lucienne SallŽ qui fut Ç sponsorisŽe È ˆ ce poste par la sÏur de Jean Monnet, le co-fondateur de lĠEurope, nous avait demandŽ si elle pourrait nous rejoindre quand elle devrait quitter le Vatican É

Depuis 1999, nous sommes passŽs de douze associations, coordonnŽes ensemble, ˆ douze autres bien indŽpendantes, surtout avec les jeunes. On nĠarrte pas lĠtre, le mouvement et la vie ! LĠƒglise, depuis, a cooptŽ le sentiment nŽgatif de lĠAdfi et de lĠƒtat franais sectaire qui le finance, sur ce quĠils appellent notre Ç nŽbuleuse È. Ils ne veulent pas voir des Žtoiles qui naissent et sont reconnues publiquement lˆ o il doit bien se trouver de vraies sublimations maternelles, paternelles, viriles et fŽminines.

Ç LĠindividu insatisfait É dŽveloppe un caractre inauthentique, et une peur É de tout comportement spontanŽ et vraiment vivant, en mme temps quĠil Žprouve une peur de prendre conscience de toutes les sensations dĠorigine vŽgŽtative. È WR p. 121.

Les soi-disant catholiques qui se croient universels ont refusŽ, avec le diacre Barbarin de 1977 devenu lĠactuel cardinal de Lyon, mon parrainage de Claudie [62]. Puis ce fut le refus, par lĠŽvque du Val de Marne, de mon parrainage ˆ la confirmation de lĠancien juif StŽphane, devenu depuis professeur de thŽologie aux Usa. Puis lĠArchevque de Paris refusa pour le baptme de Nausicaa Kalos son parrain Denis. Enfin, lĠŽvque de Versailles vient de refuser le parrainage de ValŽrie, 30 ans. Enfin, les Žvques coptes dĠAlexandrie viennent de refuser le baptme et le mariage ˆ Judith, mŽdecin juive de 38 ans, qui sĠest fiancŽe ˆ Ayman, copte orthodoxe. LĠArchevque de Paris lui a dŽclarŽ : CĠest normal que D. Blanchard ne soit pas parrain de ValŽrie [63]. Sur quel critre ? Il refuse de le donner.

Ç A lĠorigine, la haine Žtait considŽrŽe comme une tendance biologique primaire au mme titre que lĠamour. È WR p. 121. Or le premier Ç canon È du 1er concile ÏcumŽnique ˆ NicŽe, en 325, interdisait de castrer le futur prtre. Nos moines orthodoxes et nos cŽlibataires catholiques, eux, ne craignent pas non plus de Ç castrer È la filiation spirituelle dĠun parrain, au nom de leurs confiscations dans Ç leurs È propres Žglises. Sectarisme ? ! Les ƒglises refusent la sollicitude des plus pauvres É qui seraient vouŽs ˆ lĠIslam en Orient É et au protestantisme en Occident.

Ç La destructivitŽ, dĠabord dirigŽe contre le monde, Žtait plus tard, sous lĠinfluence de ce mme monde, retournŽe contre la personne elle-mme et devenait É masochisme, cĠest-ˆ-dire ÔdŽsir de souffrirĠ. È WR p. 121.

Ensuite, dit Reich, Freud a distinguŽ Ç le masochisme primaire È et le Ç masochisme secondaire È [64].

Selon nous, le masochisme primaire se forme ˆ deux stades, dans la relation fusionnelle ˆ la mre !

Au premier stade, le stade fÏtal, ce qui est refoulŽ et retournŽ contre soi, ce sont les sensations du sous-moi qui, bloquŽes, deviennent automutiques, et non seulement sĠeffacent devant celles de la mre et de son non-moi ou de son moi idŽal. Mais elles finissent par se dire en aliŽnations sacrificielles comme le hŽraut falsifiŽ de la mre qui portait le bŽbŽ en dŽbut de grossesse. Les passages ˆ lĠacte finiront par dire o est le faux et le vrai dans le sacrifice religieux, sous couverture de loups cachŽs sous les peaux de brebis victimes.

Au stade oral, aprs la naissance, ce qui est refoulŽ, cĠest le sentiment, non par dŽsir de souffrir mais au contraire pour ne pas souffrir. Car cĠest le sentiment du sous-moi qui souffre dĠaliŽnation, sous la domination douloureuse de la mre sadique orale. CĠest le masochisme oral primaire du sentiment forclos, donc schizo•de, face ˆ ceux qui sadisent la mre ou face ˆ la mre sadique parano•aque.

Jamais je nĠai vu quelquĠun dŽsirer souffrir par masochisme, mais au contraire dŽsirer se faire masochique pour ne pas ou ne plus souffrir. Exception faite pour les sado-masochistes pervers qui jouissent de se poser en victimes pour culpabiliser lĠautre ˆ mort si possible et le renverser !

Le Ç masochisme secondaire È est, selon Freud, un Ç sentiment inconscient de culpabilitŽ È. WR p. 121.

Au stade anal, lĠenfant est phobique et se sent coupable de voler sa mre ou les enfants de la mre. Il devient le mŽchant ou vilain petit canard. Pendant cette annŽe, on a essayŽ de culpabiliser jusquĠˆ la torturer ValŽrie Moutier [65] sur sa psychanalyste et son choix de parrain par des calomnies les plus fausses et trop cruelles, voire certaines criminelles,. Elle avait quittŽ un homme qui, volant un minibus, lĠavait bržlŽ pour se faire rembourser par les assurances et dont le milieu banlieusard du nord parisien demandait 5 000 francs pour envoyer quiconque ad patres. Cela est arrivŽ dans son village actuel au vendeur de kiosque, pre dĠun bŽbŽ de moins dĠun an.

On ne peut sĠŽtonner que lĠŽglise du lieu choisisse de se rŽfugier sous une Ç cuirasse caractŽrielle È. WR p. 122.

ValŽrie remarquera de son prtre : Ç Il mĠaime pour lui È. Je pense ˆ lĠabbŽ Pierre et ˆ un Žvque qui se sont vantŽs, lĠun en public, lĠautre en privŽ, de leurs aventures sexuelles. La femme, les femmes en relation avec eux, pourront dire ou plut™t ne pourront dire : Ç Il mĠa aimŽ pour lui ! È Car tel un analysant voulant convaincre son amie quĠil nĠaimait quĠelle, il cria : Ç Je nĠaime que moi ! È. Les femmes utilisŽes ainsi ont-elles franchement Ç le dŽsir de souffrir È ? Ce sont paroles de leurs sadiques, y compris chez les sado-masochiques qui sĠen vantent et sont des loups cachŽs sous peaux de brebis.

 

Non, le masochique ne souffre que par erreur et soumission comme le suicidaire É pour Žviter de souffrir. Le sado-masochiste, lui, est un cultivateur de sa propre souffrance, destinŽe ˆ manipuler lĠautre en se droguant de la culpabilitŽ de lĠautre.

Adler avait dit : Ç lĠanalyse ÔnonĠ de la libido ÔmaisĠ du caractre È. WR p. 122. CĠest prŽfŽrer le transfert nŽgatif. Mais la rivalitŽ et lĠambition sont les partenaires permanents du dŽsir. Je dŽsire Maman, jĠagresse Papa É

CĠest pourquoi les freudiens psychanalystes de la libido sexuelle refusent ce titre de psychanalystes aux adlŽriens, portŽs sur lĠambition, et aux jungiens, portŽs sur lĠinconscient collectif. Ce sont pourtant deux sources de la rŽussite sociale, advenues gr‰ce ˆ la culture des fonctions de lĠ‰me. Jung et Adler font partie de la qute psychanalytique du freudisme.

Ce qui est paradoxal chez Reich, cĠest que la fonction de lĠorgasme fonctionne ˆ la fois de par la fonction de la sensation et des cinq sens mis en place ou aliŽnŽs ds les premiers mois de grossesse et, en mme temps, dans le rapport dĠŽgalitŽ symbolique ou de domination nŽvrotique des deux fonctions sexuelles fŽminine et masculine, voire maternelle et paternelle. Il avait comme lĠintuition de ce que nous dŽcouvrirons dans lĠoedipe du 3me type, de mme que Jung avec lĠinconscient collectif cristallisŽ autour des fonctions de lĠ‰me ŽlaborŽes aux stades fusionnels foetals et oraux.

En tout cas, depuis le niet ˆ mon parrainage baptismal de ValŽrie, je dus arrter de Ç penser È ma recherche. Tous ces mois, mes genoux, en bonne santŽ selon les radios, me l‰chent. Ainsi, la douleur de me remŽmorer ces choses mĠimpose une posturologie torturante [66].

DĠautre part, la faon de Mme le Her, Ç chef de personnel È et Ç catŽchiste È des handicapŽs, dŽclarant devant son curŽ ne vouloir jamais pardonner ˆ ValŽrie dĠavoir rŽvŽlŽ sa vŽritable opinion sur moi et ce faisant sa pure calomnie, a ŽtŽ rŽcompensŽe. LĠŽvque de Versailles a passŽ No‘l au centre dĠAigrefoin, corroborant ainsi le refus de pardon de cette femme agressive et psycho-rigide. Il confirme ainsi sa pŽnalisation calomnieuse ˆ mon Žgard.

Peut-tre que la catŽchiste chef de personnel, ayant vŽrifiŽ Ç en haut lieu È ces calomnies, nĠa fait que transmettre la croyance et le jugement, ici bien tŽmŽraire, soit de son directeur soit de lĠŽvque, venu donc le jour de No‘l honorer les handicapŽs et leur compagnie et corroborer sa psychorigiditŽ ˆ elle et sa simplification pour le moins indiscrte. LĠhumour noir, cĠest que lĠon a obtenu ˆ Limours et ˆ Evry un psychanalyste pour le service de cet Ç handicapŽ È, interdit de me rencontrer, ni moi, ni mes amis.

PS. En 2009, le Juge a dit ˆ SŽbastien : Vous nĠtes handicapŽ ni physique ni mental. Vous pouvez vous marier, avoir des enfants et visiter vos amis.

Il y aura toujours des collaborateurs parmi les psychologues : Ç lĠamie È Žpouse de Mgr Vernette et les psychanalystes collaborateurs des fascistes. Mais la sÏur de SŽbastien sŽquestrŽ ˆ Aigrefoin, BŽatrice, elle, est venue aprs 12 ans ˆ mon cabinet de Paris et mĠa dŽclarŽ quĠelle ne croit plus du tout en Dieu et que les gens chez qui on lĠa placŽe de force Žtaient des Ç pervers narcissiques È dont son autre sÏur, infirme dĠun bras, est restŽe en otage.

Je lui ai dit quĠil y avait deux sortes dĠŽclipses de la foi en Dieu ! En lĠune, lĠon se prend pour dieu et en lĠautre on prend quelquĠun pour dieu. Elle a souri et dit : Je ne me prends pas pour Dieu ! En tout cas, elle a relativisŽ toutes ces calomnies, les ramenant ˆ des histoires dĠargent et elle fait un master dĠEconomie. De fait, on a dŽtournŽ rŽellement les comptes bancaires des quatre enfants. Est-ce lˆ lĠŽconomie du salut de JŽsus Christ ?

Lˆ o lĠon confisque la libertŽ de SŽbastien, lĠamour de ses amis pour ses sÏurs, la guŽrison pour son petit frre Remy qui marchait presque, la libertŽ religieuse pour ValŽrie et ses trois enfants, que dire ? Il doit bien y avoir de la perversion et du narcissisme ou les deux ! Et lĠon utilise la neutralitŽ bienveillante et le secret professionnel de psychiatres, psychothŽrapeutes, Žducateurs, tuteurs et juges !

Salomon disait pourtant il y a 3 000 ans, en ses Proverbes 10, 18 : Ç Qui dissimule sa haine parle hypocritement ! Qui propage la calomnie est un fou ! È

JĠajouterai : et ses victimes souvent le deviennent. Dimanche ˆ la paroisse, on a remerciŽ publiquement le prŽsident M. Pierre Gavroche. Quelques annŽes plus t™t, avant son arrivŽe, on mĠavait offert puis refusŽ un poste en cette Žquipe. Son amie, professeur de franais qui ne me saluait pas, sourit maintenant !

Ç Quant au concept du besoin inconscient de punition on ne pouvait rien en tirer É

É Car, dit Reich, sĠil existait quelque chose qui ressembl‰t ˆ un instinct biologique de persister dans la maladie et de souffrir, toute tentative thŽrapeutique devait rester sans issue. È WR p. 123.

Notons, ce 2 fŽvrier 2008, quĠaprs quatre hospitalisations en 3 mois et demi, jĠai eu la surprise dĠun coup de tŽlŽphone de mon curŽ africain de Gif. Et plus encore la surprise de trois coups de tŽlŽphone :

-         du patron de la Brasserie du BorromŽe et de sa serveuse et sa cuisinire,

-         du For Ever de la rue des Volontaires aussi dans le XVeme,

-         de la Brasserie de Vauhallan,

-         et lĠamitiŽ des restaurateurs du MŽdiŽval de la TrinitŽ ˆ Chateaufort.

Les gens savent faire fi de lĠinconscient collectif et de la rumeur, en tout cas plus au bistrot quĠˆ lĠŽglise.

 

24 janvier 2007

 

Destruction, agressivitŽ, sadisme et instinct de mort

 

Tout cela Ç menait ˆ la confusion È. WR p. 125.

Ç L'ĠagressivitŽ' semblait tre synonyme de destructivitŽ qui, elle, Žtait 'lĠinstinct de mort tournŽ vers le monde extŽrieur ...

É Ce que je nĠarrivais 'jamais' ˆ trouver dans mon travail clinique, cĠest une volontŽ de
mourir [67]. È WR p. 125.

Lors de mes Žtudes littŽraires, jĠavais remarquŽ que le terme passion Žtait souvent nŽgatif. Sur le plan religieux le terme concupiscence Žtait presque toujours nŽgatif.

Enfin, lors de la formation des ingŽnieurs au mŽtier de dŽveloppement ˆ Anjou-en-Isre, je remarquai que le terme agressif, attribuŽ sans connotation nŽgative par les psychologues bienveillants et prŽsentŽ lors de lĠexamen final des ingŽnieurs, amenait les autres examinateurs ˆ baisser leur note.

‚a ne passait pas dans les trois cas.

 

Selon moi, le a est la passion commune et une expression de la Ç libido È. Il se divise dĠabord en passion du moi sous le mode agressif : ambition de lĠamour de soi. CĠest Ç lĠirascible È des Grecs, CharitŽ bien ordonnŽe commence par soi. Puis na”t le dŽsir comme passion pour lĠautre. Aprs cela viennent Ç les produits de la nŽvrose È WR p. 126. La compulsion est celle de lĠÏdipe du 2eme type o le moi est encore fusionnel ˆ celui de la mre.

Donc Ç lĠemploi psychanalytique des termes Ç agressivitŽ È, Ç sadisme È, Ç destruction È et Ç instinct de mort È menait ˆ la confusion. È WR p. 125.

Ç Toutes (ces) manifestations psychiques É se trouvrent tre, en dernire vŽrification, des produits de la nŽvrose. Le suicide, par exemple, Žtait soit une vengeance inconsciente É soit une faon de fuir la pression dĠune situation vitale trop compliquŽe. È WR p. 125-126. J'ai remarquŽ qu'on se suicidait toujours par erreur.

Ç Cliniquement, la peur de la mort des patients se rŽduisait rŽgulirement ˆ une Ôpeur de la catastropheĠ, et celle-ci ˆ son tour se rŽduisait ˆ une Ôangoisse gŽnitaleĠ. Les analystes É confondaient frŽquemment angoisse et instinct. È WR p. 126. Lˆ je suis bien dĠaccord !

Ç Le fait que la peur de la mort et mourir sont identiques ˆ lĠangoisse orgastique inconsciente et que le prŽtendu instinct de mort, dŽsir de dissolution, de nŽant, se ramne au dŽsir inconscient de se libŽrer de la tension par lĠorgasme, ce fait ne devint clair pour moi que huit ans plus tard É

É Chez un tre vivant se dŽveloppe une pulsion ÔdestructiveĠ lorsquĠil veut dŽtruire une source de danger É.

É LĠagressivitŽ, dans le sens strict du mot, nĠa rien ˆ voir ni avec le sadisme ni avec la destruction É.

LĠagressivitŽ est la manifestation vivante de la ÔmusculatureĠ, son systme de motion et de locomotion. È WR p. 126.

Ç LĠagressivitŽ nĠest donc 'pas' un instinct dans le sens propre, 'mais le moyen indispensable' de satisfaire nĠimporte quel instinct ...

É On hait le plus lorsquĠon est empchŽ dĠaimer ou dĠtre aimŽ. È WR p. 127.

Ç LĠangoisse dĠorgasme est souvent ŽprouvŽe comme une 'peur de mourir'. Si en mme temps une peur hypocondriaque de catastrophe est prŽsente, toute excitation forte doit tre inhibŽe. È WR p. 131-132.

Ç Le jour de son soixante dixime anniversaire, ..., Freud nous avait dit que nous ne devions pas avoir confiance dans le monde. Toutes ses glorifications, insistait-il, ne signifiaient rien ; on nĠacceptait la psychanalyse que pour la dŽtruire plus aisŽment. È WR p. 135.

A cette heure, le monde mŽdical devenu, gr‰ce ˆ Hitler, lĠOrdre des mŽdecins, veut dŽtruire ces mŽdecines parallles et les diverses psychanalyses, sauf la premire sociŽtŽ mise ˆ sa botte.

Que dire ˆ 67 ans de ma naissante psychanalyse existentielle pour laquelle jĠaimerais pour moi et nous un jour le prix Nobel ? Tous semblent l'ignorer sauf lĠAntisecte – Adfi. Leur destruction digne de Mussolini me fatigue ˆ un point extrme.

Ma culpabilisation confuse et lourde mĠindique bien que lĠenjeu est sexuel. Je me sens plus touchŽ que par la guerre dĠAlgŽrie. Je suis devenu impuissant, sans Žrection, Žjaculation ni orgasme, bien sžr !

 

Ç En dŽcembre 1926 È, Reich prŽsentait Ç la question suivante : en prŽsence dĠune attitude nŽgative latente, fallait-il interprŽter les dŽsirs incestueux du patient ou valait-il mieux attendre que le patient se fžt dŽparti de sa mŽfiance ? È WR p. 135. JĠai longtemps attendu cette alternative et je commence ˆ rŽpondre, face ˆ mon Žpuisement ˆ interprŽter, par le Net au fur et ˆ mesure. Or jĠai voulu mĠy connecter, on le fit sans que jĠen fasse la demande Žcrite. On mĠenvoie des factures. Mais cela ne marche pas, on me demande de rŽgler une rŽsiliation dĠune adhŽsion que je nĠai pas faite É Et samedi un service du Net mĠappela au tŽlŽphone. A ma rŽponse, on me mit un disque comique É Une autre demande a tournŽ dans le mme vide. Facturations doubles et rien. Cette attitude sociale ˆ ma demande, ajoutŽe ˆ la diffamation publique, accentuent le vide.

 

Reich raconte que Freud lĠinterrompit : Ç ÔPourquoi ne voulez-vous pas interprŽter le matŽriel au fur et ˆ mesure de son apparition ? ÔNaturellementĠ, il faut analyser et interprŽter les rves incestueux ds quĠils se produisentĠ. Cette remarque me surprit È dit Reich p. 135.

Depuis 20 ans, jĠai attendu que les Ç pervers mŽdicaux, sociaux et religieux È se dŽpartissent de leur mŽfiance, pensant quĠun jour leur demande perverse aurait dŽcouvert ma rŽponse. Sans doute quĠil faut selon Freud Ç naturellement analyser et interprŽter È les incestes destructeurs de la perversion.

Reich qui a voulu Ç suivre la ligne des rŽsistances È sĠest retrouvŽ dans un pŽnitencier et en dŽtention psychiatrique. Freud, lui, sĠest offert un cancer et sĠest euthanasiŽ.

Ç Les adversaires que jĠavais É faisaient des gorges chaudes et me plaignaient. Je gardai mon calme. È WR p. 135. Quant ˆ moi, ce mĠest bien difficile et mon Žpuisement devient extrme sous la torture psychique [68].

Ç Les tentatives pour dresser une typologie des nŽvroses dĠaprs les rŽsistances et le pronostic, les questions de rŽsistance caractŽrielle et dĠanalyse caractŽrielle, de ÔrŽsistance narcissiqueĠ et de Ôblocage affectifĠ furent ŽtudiŽes du point de vue tant clinique que thŽorique, et toujours sur la base de cas concrets. È WR p. 136. Selon les dŽfenses aussi ; on ne peut rŽduire ces dŽfenses sadiques ˆ ces rŽsistances masochiques.

EspŽrons que notre typologie et les quelques publications de nos recherches vont desserrer les Ç cuirasses È psychosociales qui nous font le Ç coup de lĠŽdredon È, ce que proposait ˆ notre propos lĠancien curŽ Delage de Gif-sur-Yvette. Vive la vie ! Mais toute rŽsistance a des limites.

 

Ç Chaque fois que par la dissolution des fonctions de dŽfense on libŽrerait une parcelle dĠŽnergie psychique, celle-ci viendrait renforcer les exigences instinctuelles inconscientes et les rendrait ainsi plus accessibles É

É ProcŽder ˆ un Žpluchage systŽmatique des diffŽrentes couches de la cuirasse caractŽrielle. È Certes ! Mais Ç tant que la cuirasse demeurait efficace, le patient ne pouvait rien obtenir de plus quĠune comprŽhension intellectuelle, dont, lĠexpŽrience lĠa montrŽ, on ne peut attendre de sŽrieux effets thŽrapeutiques ! È WR p. 137.

CĠest que science sans conscience nĠest que ruine de lĠ‰me ! Et la prise de conscience, ˆ qui Luther avant Freud a rŽduit plus ou moins la conscience, nĠest que fait de sciences.

Or la culpabilitŽ na”t du dŽsir, non de la science, et se discerne en la conscience, seul ma”tre intime de lĠamour.

Reich Ç tendait È ˆ commencer le travail ˆ partir des mŽcanismes de dŽfense. Tel NapolŽon, on commence par lĠattaque qui est la meilleure dŽfense, mais qui peut mener ˆ un double Žchec.

NapolŽon avec ses deux impŽratrices vŽcut ce double Žchec et ˆ lĠ”le dĠElbe et ˆ lĠ”le Sainte HŽlne. Ces deux ”les semblent signifier dans le destin napolŽonien le noyau dur parano•aque et le noyau dur autiste. En tout cas, son double mariage ne lĠa pas sauvŽ.

 

Ç É Chaque patient É construit sa cuirasse caractŽrielle d'aprs son histoire individuelle É Il y avait (donc) ˆ adapter la technique de destruction de la cuirasse ˆ chaque cas ...

É Si le patient se montre incapable dĠhonntetŽ, la faute en est ˆ la cuirasse qui ÔlĠemprisonneĠ, et cĠest lˆ un effet de sa maladie, et non, comme on le supposait ˆ cette Žpoque, lĠeffet dĠune intention perverse. È WR p. 137. CĠest notre hypothse pour un analyste en didactique qui a demandŽ et fait mettre en place une Ç composition amiable È de six compositeurs amiables o il a fait appel ces temps-ci lors de deux auditions.

Ç La destruction rŽelle de la cuirasse rigide doit finalement conduire ˆ la dissolution de lĠangoisse. È EspŽrons !

Ç Cette angoisse de stase une fois dissoute, il y a possibilitŽ de disposer dĠune Žnergie flottante ˆ lĠŽtat libre, et, par-lˆ, de la puissance gŽnitale É Mais il restait ˆ savoir si, par le traitement de cette cuirasse caractŽrielle ... on pouvait parvenir jusquĠaux sources ultimes de lĠŽnergie. È WR p. 137. Disons, cette angoisse de stase serait celle d'Oedipe ˆ Colone !?

Ç Comme la prŽtendue rgle fondamentale de la psychanalyse : 'Dire tout ce qui vous passe par la tte' Žtait impraticable avec la plupart des patients, je mĠen affranchis en prenant pour point dĠattaque non seulement tout ce que le patient disait, mais ÔtoutĠ ce quĠil prŽsentait et particulirement le ÔstyleĠ de ses propos ou de son silence. È WR p. 138. CĠest notre pratique habituelle, surtout en groupe dĠanalyse.

Ç Mme en se taisant les patients communiquent, ils expriment quelque chose qui peut tre progressivement compris et maniŽ ... Je mis le ÔcommentĠ ˆ c™tŽ du ÔquoiĠ de la vieille technique freudienne. É Les paroles peuvent mentir. ÔLe mode dĠexpression ne ment jamaisĠ. È CĠest pourquoi je pense que la psychologie humaniste, hŽritire de la bioŽnergie de Reich, est bien, selon moi, la 6eme Žcole de psychanalyse ! En effet l'expŽrience des cinq sens et du sixime sens intuitif ne passent pas forcŽment par la parole. Ceci est commun ˆ l'Analyse existentielle qui Žcoute ce qui ressort de l'espace foetal.

Ç LĠaction de convaincre ou de persuader les patients perdit de son importance et mme devint bient™t superflue É A la comprŽhension intellectuelle de lĠinconscient se substitua la prise de conscience par le sujet de son propre mode dĠexpression É Le patient ne parlait plus longuement de sa haine, il la ressentait. Il ne pouvait y Žchapper ds le moment o sa cuirasse avait ŽtŽ convenablement entaillŽe É

É Les types narcissiques [69], pensait-on, Žtaient rŽfractaires au traitement psychanalytique. En dŽtruisant leur cuirasse, on les rendit accessibles. Ainsi, je pus obtenir la guŽrison de troubles caractŽriels graves qui Žchappaient ˆ la mŽthode courante. È WR p. 138.

Cela doit tre possible car le frre a”nŽ de ma filleule qui a 32 ans fut placŽ, lui, sous curatelle et il a repris ses tŽlŽphones secrets : Ç NĠen dis rien ˆ personne car cela peut nuire ˆ mon avenir. È Et il le redit, plus angoissŽ encore depuis que sa sÏur est rŽapparue. Or le fondateur de son centre et son directeur affirment et certifient, pourquoi douter de leur bonne foi, quĠil est libre. Ce qui pourtant est faux ! Mais les taupes comme les corbeaux existent. Et il y a des indicateurs qui travaillent pour l'Adfi avec des informations et noyautage. Il s'agirait de la soeur d'une certaine Michle de chez nous qui a dŽjˆ dž quitter le centre dĠAigrefoin.

 

Ç Le transfert dĠamour et de haine sur lĠanalyste perdit son caractre plus ou moins acadŽmique. È WR p. 139. Nous disons : Ç amour de transfert È, ce qui caractŽrise les sept ultimes perversions, les quatre monomanies et les trois dŽmonomanies, pour reprendre une expression du XIXe sicle. Les dŽmonomanies sont nos plus profondes dŽpressions victorieuses de la sexualitŽ la plus haute, et mme faussement sublimŽe, en Dieu ou contre Dieu.

Ç Je les libŽrais de leurs inhibitions gŽnitales É È WR p. 140. CĠest lĠappel ˆ la libertŽ de conscience qui a Ç un caractre gŽnital È. En effet ce n'est pas seulement dĠune prise de conscience qui est portŽe sur la nŽvrose infantile, mais bien dĠun choix sexuŽ en toute libertŽ de la conscience dont on parle.

Ç JĠappris ˆ distinguer la pseudo-gŽnitalitŽ de lĠattitude gŽnitale naturelle. Ainsi É les traits du Ôcaractre gŽnitalĠ en tant quĠopposŽ au caractre nŽvrotique, se dŽgagrent peu ˆ peu ...

É De plus en plus jĠaccordai aux patients une libertŽ dĠaction et je nĠen fus pas dŽu É Il peut tre significatif de constater que dans ma clientle, si large et variŽe quĠelle fžt, il nĠy eut pas un seul suicide. È

CĠest bien mon cas ! Et cela manifeste la mauvaise foi de mes contempteurs. Je n'ai en effet jamais eu ˆ subir de suicides qu'on aurait pu attendre et que la facultŽ regardait comme inŽvitables.

 

Ç CĠest seulement beaucoup plus tard que jĠen vins ˆ comprendre les cas o le suicide intervenait au cours du traitement psychanalytique È WR p. 140 É ou psychiatrique.

Pour notre analyse existentielle, cĠest le cas de ce fameux Ç triangle des Bermudes È o sĠajoutent les trois toutes-puissances autiste, parano•aque, bisexuelle ou triseuelle dans lĠinceste-dieu. Seul lĠautisme et son non-moi est Ç antithse absolue de la nature (instinct, sexualitŽ)È ; seule la parano•a est antithse absolue Ç de la culture (morale, travail, devoir) È WR p. 140 ; seule la bisexualitŽ est antithse absolue ˆ une simple sexualitŽ personnelle vŽcue en consentement mutuel. Celle-ci permet, selon Reich, Ç la dŽcharge de l'Žnergie vers une vie dĠamour naturel È. WR p. 141.

PS. La trisexualitŽ (2010) est antithse ˆ nĠimporte quelle foi en Dieu. DĠo le souci du Vatican actuel, mais cette fixation se met aussi sur les anti-clŽricaux.

Et Reich ajoute :

Ç Cette Žnergie, si elle est bloquŽe, peut trouver une issue pathologique dans trois voies diffŽ-
rentes ... È

1)  ÔLĠimpulsivitŽĠ dŽcha”nŽe, autodestructrice. È Ce sont les dŽmesures parano•aques.

2) La nŽvrose caractŽrielle ˆ inhibition instinctuelle. È Nous disons les nŽvroses de lĠÏdipe du 3eme type, donc les fausses symbolisations.

3) Les psychoses fonctionnelles È WR p. 141, (schizophrŽnie, mŽlancolie, manies-dŽpressives).

4)      JĠajouterais les fausses sublimations autiques (positions 21 ˆ 24).

Ç Je reconnus la pertinence de cette rgle : tout ce qui est inconscient nĠest pas nŽcessairement anti-social, ou tout ce qui est conscient nĠest pas nŽcessairement social É

É Un devoir conjugal È n'est pas ˆ exiger É Ç quĠelle lĠaime ou non, quĠelle soit excitŽe ou non. Profond est lĠocŽan de mensonges dans ce monde ! È WR p. 142.

Ç Le pathos le plus faux contient tout de mme une parcelle de vie rŽelle. Ainsi, jĠarrivai ˆ la conclusion que le mensonge et la mŽdiocritŽ humaines sont cependant un reflet du noyau biologique profond. È WR p. 150. Ce Ç mensonge È inconscient est inhŽrent aux noyaux durs de la parano•a et de lĠautisme et ˆ leur mŽdiocritŽ, car alors lĠadulte est restŽ identifiŽ comme un fÏtus ou un bŽbŽ ˆ sa maman et Ç il È croit quĠil est Ç elle È.

Ç La sexualitŽ gŽnitale dans notre culture est en fait avilie, dŽgradŽe. Pour lĠhomme moyen, lĠacte sexuel est un acte dĠŽvacuation ou une preuve de domination. Contre cela, la femme instinctivement se rŽvolte, et ˆ bon droit É Dans ces conditions, tout ce qui est sexuel ne signifie rien de bon !É

É ÔCette sexualitŽ-lˆ est une caricature pathologique de lĠamour naturel.Ġ Cette caricature a compltement chassŽ ce bonheur authentique en amour que chacun dŽsire au plus profond de lui-mme ... LĠŽvaluation habituelle de la sexualitŽ se rŽfre ˆ sa caricature et sa condamnation est justifiŽe. È WR p. 151.

JĠai eu la chance ˆ 5-6 ans de dŽcouvrir bellement la sexualitŽ par la parole de ma mre. Je fus culpabilisŽ ˆ mort par le prtre de ma premire confession. Je ne comprenais pas et fus saisi de scrupule. Entre 9-11 ans, on ne put mĠattraper pour jouer avec mon sexe sous les yeux et les oreilles que fermait lĠinstituteur. Il se rŽveilla quand sa fille a”nŽe devint le petit chef de ces jeux sexuels ˆ lĠŽcole primaire.

A 12 ans, en pension, lĠangoisse de qui voulait mĠapprendre la sexualitŽ mĠŽtonna. Cet adulte me parut bizarre É Je savais dŽjˆ et cĠŽtait beautŽ. A lĠarmŽe, on ne put me dŽshabiller de force pour me bizuter. Je me battis avec succs.

La sexualitŽ dĠamour est si belle, comme ma mre me lĠavait dit. [70]

Mais ce que dit Reich est exact quand je vois lĠAdfi obsessionnel avec les thŽrapeutes calomniateurs et les gens dĠEglise qui me prtent leurs horreurs dont 180 ma”tresses, 20 enfants, des pŽdŽrasties et des pŽdophilies, de l'exhibitionnisme, de l'homosexualitŽ et autres qui sont leur idŽal de soi. Je nĠimaginais pas une telle abjection chez des gens que jĠavais formŽs et aidŽs ! Avec des inconnus, ils ont bien projetŽ et mme bien subventionnŽ ce quĠexprime toute cette perversion.

Ç Cette Žvaluation de la sexualitŽ explique comment on peut Žcrire aujourdĠhui tant de sottises sur les caractŽristiques avilissantes et le danger du sexe. Mais cette sexualitŽ-lˆ est une caricature pathologique de lĠamour naturel. È

Ç La question du problme social en psychothŽrapie Žtait nouvelle. È WR p. 151. Et elle reste comme une peste ultra-sectaire et pseudo-religieuse ˆ la Mussolini.

Or je dŽcouvre sur la perversion :

1. quĠelle est sexuelle, et si elle lĠest, donc pas nŽvrotique ni infantile mais post-Ïdipienne.

2. quĠelle est dominatrice socialement et familialement car ayant besoin dĠavilir, dĠhumilier et dĠabaisser. La confŽrence des Evques de France et la CongrŽgation pour la doctrine de la foi romaine ont ˆ y songer.

3. quĠelle est toujours ˆ tendance bisexuelle É et de lˆ homosexuelle, pŽdŽraste voire pŽdophile. CĠest mme Ç enfin le problme gŽnŽral de la culture È. WR p. 152.

 

_____

26 janvier 2007

Chapitre VI
Une rŽvolution biologique qui avorta

 

 

1. La prŽvention des nŽvroses et le problme de la culture.

 

Ç U

ne tension latente rŽgnait au sein de la SociŽtŽ psychanalytique É JĠavais eu vent des premires diffamations personnelles qui visaient mon caractre ˆ propos des questions sexuelles. È WR p. 153.

JĠai remarquŽ pour ma part que lˆ o il y avait calomnie, il y avait escroquerie financire ou complicitŽ ˆ dŽtournement de fonds.

Ç On rŽpandit la rumeur que je faisais assister mes propres enfants ˆ des rapports sexuels, et que, abusant de la situation de transfert, je profitais de mes patientes pendant les sŽances psychanalytiques etc. CĠŽtait lˆ, en prŽsence de la lutte menŽe par des hommes sains pour la conqute du bonheur sexuel, des rŽactions typiques dĠindividus malsains sexuellement É

É Rien, je le savais, ne pouvait Žgaler en haine et en amertume de telles rŽactions ; rien au monde ne pouvait approcher de leur virulence. Le meurtre ˆ la guerre donne ˆ la victime un sentiment dĠhŽro•sme dans la souffrance. Mais ceux quĠanime un sentiment sain de la vie doivent porter en silence les stigmates de la dŽpravation que leur attribuent des individus victimes eux-mmes de fantaisies perverses chargŽes de culpabilitŽ et dĠangoisse. Il nĠexistait pas une seule organisation qui ežt dŽfendu le sentiment naturel de la vie. È WR p. 153.

Aprs 27 ans, jĠai rencontrŽ les pharmaciens de la rue Lecourbe, parallle ˆ la mienne, et les invitai au restaurant. Ils mĠavaient donnŽ dĠacheter mon cabinet et ils prenaient leur retraite. M. Duy me dŽclara, jovial, que jĠavais bien pris mon plaisir ces annŽes passŽes car les gens venaient en sŽrie de chez moi pour acheter prŽservatifs et contraceptifs. Ma collgue et moi furent outrŽs. Cela nĠŽtait que montage. La pharmacienne, elle, ne crut pas son mari hilare et moqueur. Elle fut outrŽe comme nous.

 

Ç La psychanalyse Žtait devenue un mouvement mondial. È WR p. 154.

Les guerres qui sont toujours le rŽsultat de perversions incontr™lŽes ou dŽjˆ incontr™lables sont de trois ordres, comme les perversions.

Les premires sont mŽdicales car le sexe est physique et sa perversion est bisexuelle.

Les secondes sont sociales et fratricides donc politiques. La perversion en est psychique.

Les troisimes sont des guerres de religion, mme si les monomanes sont athŽes ou agnostiques, car les sept monomanies et dŽmonomanies relvent des Totems et Tabous. Et cĠest comme si cĠŽtait un idŽal spirituel, un mme idŽal de soi tabou.

Ceci mĠexplique la guerre de religion de la ConfŽrence Žpiscopale et des religieuses de Saclay, des prtres dĠOrsay, des communautŽs nouvelles et paroissiales qui mĠont attaquŽ sur le sexe. Car le sexe et la religion sont histoires dĠamour.

Ce jour, jĠapprends que mon Žvque, fils de gŽnŽral et ex-aum™nier militaire, est liŽ ˆ lĠescroquerie de lĠUniversitŽ catholique et du diocse de Bukavu, Congo Rdc.

Un Žmail du 2 juin 2006 ˆ 9 h 38 mn mĠest montrŽ :

Ç Notre radio diocŽsaine Malkia via Amani de Bukavu a annoncŽ un dŽcret de son Excellence Mgr Franois-Xavier Maroy suspendant la famille de Nazareth de Bukavu (interdiction de fonctionnement). Par ce dŽcret Mgr demande aux membres de la famille dĠadhŽrer dans dĠautres Mouvements dĠaction catholique autorisŽs au diocse. Ceci nous arrive depuis que le dossier escroquerie dĠAntoine Cimusa a rebondi, aprs le passage du couple JP et MNP et le sŽjour de ce nouvel Archevque en Europe. Notre diocse sĠest investi ˆ mener des enqutes sur la F. de N. Une correspondance de 2005 Žmanant dĠun des Evques de France (lĠŽvque qui a remplacŽ Mgr Guy Herbulot, si jĠai bonne mŽmoire (cĠest donc Mgr Dubost Michel) a peut-tre conduit ˆ cette sanction.

Cette lettre destinŽe ˆ lĠŽpoque ˆ Mgr Charles Mbogha apprenant ˆ notre diocse que les membres de la Famille de Nazareth/France soient de mauvaises mÏurs (donc on les escroquera) et quĠil ne fallait pas ouvrir la porte ˆ ce groupe. Cette dŽcision de notre Archevque est dŽjˆ parvenue ˆ toutes nos 32 paroisses de notre diocse mais jusquĠˆ prŽsent, nous nĠavons pas encore reu copie É

Selon moi, jĠespre quĠune telle sanction est prise pour permettre ˆ nos autoritŽs ecclŽsiastiques de bien mener les enqutes sur le dossier escroquerie des bourses et sur les comportements de tous les membres de la Famille/Bukavu. È J.P.B.

DŽjˆ Mgr Herbulot nous avait dŽnoncŽ dans les paroisses et les couvents mais plus secrtement. A ce jour, lĠattaque la plus ouverte et violente est ˆ Limon chez les BŽnŽdictines de Vauhallan.

Un expert nous a montrŽ que ce nom venait du Wahalla, vers lequel est parti un officier viking du fils de Clovis dont le petit palais Žtait ˆ Palaiseau, dĠo ce nom.

LĠan passŽ, Mgr le Cardinal Barbarin a agi de mme ˆ Madagascar, ˆ Fianarantsoa. Mais les gens avec lĠabbŽ Victor ont rŽagi ˆ ces diffamations. Par contre lĠabbŽ Joseph du SŽnŽgal nous a quittŽs pour protŽger sa carrire. Mgr Barbarin fut son Žvque.

A Paris, une nouvelle baptisŽe, Nausicaa, dut aussi changer de parrain, ainsi quĠˆ Corbeil, StŽphane Tibi juif converti et encore ValŽrie ˆ Versailles lĠan passŽ et ˆ Paris avec Mgr Vingt-Trois. Si lĠon suit les filires de rŽsistances, comme dit Reich, elles remontent toutes au Cardinal Lustiger et ˆ ses personnalitŽs tŽmoins [71] É ˆ faux en lĠoccurrence.

Il me semble que nos cardinaux, dont Mgr Ratzinger, ˆ lĠŽpoque, et nos Žvques, ont pŽchŽ par cette entŽlŽchie que note Reich ˆ la fin de son livre. [72] Ceci au sens dĠautomates incorporels issus dĠune suffisance au-dessus du temps. Ç LĠŽtat de parfait accomplissement de lĠtre È de nos Žvques, de cette Ç Žnergie agissante et efficace È quĠun jŽsuite D. C. targue de toute-puissance [73] est un dŽrivŽ de entelekhes : Ç qui a sa fin en soi È, telles ces ttes lourdes qui sĠimaginent nĠavoir pas besoin de leurs corps, trop lŽgers sans doute. Or Ç le cÏur a ses raisons que la raison ne conna”t pas È, disait Pascal. Ceci est ˆ rappeler ˆ tous les monomanes dĠune fonction de lĠ‰me ou dĠune fonction de lĠamour sexuel. Mgr Lustiger, ˆ ses dŽbuts ˆ Paris, avait bien soulignŽ lĠimpossibilitŽ de toute psychanalyse. Les Papes devront-ils le suivre ! JusquĠaux rhumatismes des custodes virginitatis.

 

Ç Freud Žnona pour la premire fois clairement ces opinions qui furent publiŽes en 1931 dans ÔMalaise dans la civilisationĠ et qui contredisaient trs souvent avec beaucoup de force celles qu'il avait exprimŽes dans ÔL'avenir d'une illusionĠ. Je n'avais pas 'provoquŽ' Freud, comme certains m'en ont accusŽ. È WR p. 156.

Ç La base du problme de la pubertŽ est sociologique et non biologique. È WR p. 159. C'est ˆ l'adolescence que le sur-moi est le plus fort. Et de fait, le dŽsir sexuel libŽrŽ n'est pas encore contr™lŽ, tandis que l'ambition de la libertŽ est certaine et soutenue par la taille physique. Il arrive que les adolescents s'imposent physiquement aux parents.

Ç Les parents - inconsciemment, sur l'ordre de la sociŽtŽ mŽcanisŽe et autoritaire - rŽpriment la sexualitŽ chez les enfants et les adolescents. Comme les enfants trouvent leur voie ˆ lĠactivitŽ vitale bloquŽe par lĠascŽtisme et, en partie, par le dŽsoeuvrement, il se dŽveloppe chez eux une espce ĠcollanteĠ de fixation parentale caractŽrisŽe par lĠimpuissance, etc. Comment ds lors, peut-il se trouver encore des tres humains sains et qui le demeurent ? È WR p. 158.

Ici Reich exprime bien la faiblesse matŽrialiste et la rŽpression paternaliste qui laissent par voie de consŽquence un vide manifeste dans le Ç dŽsÏuvrement È de nos gŽnŽrations d'ados. Il en note finement la consŽquence, ˆ savoir le dŽveloppement d'une Ç espce ÔcollanteĠ de fixation parentale caractŽrisŽe par l'impuissance et les sentiments de culpabilitŽ È. Cette gŽnŽration Ç qui a peur de la vie È WR p. 158, 'celle des 'blousons dorŽs' d'autrefois, gožte alors au phallus visqueux de notre sociŽtŽ. Collante, elle ne l'est pas dans la dŽpression adhŽsive fŽminine du 4me type, mais bien dans celle de l'inceste-dieu de la viscositŽ pseudo-mystique o vont se dŽlecter tous les jeunes 'pre, Žpoux, enfants, Žpouse divins' qui projettent leur phallus dans la position 61 de cet inceste visqueux de l'absence ou de la mort de dieu – que nous avons dŽcouvert ultŽrieurement ce dŽbut d'annŽe 2007, cf. le tableau 14/02/07. Quel adolescent dŽsÏuvrŽ ne veut pas tre le meilleur de sa sociŽtŽ parentale ?

Ç La rŽvolte typique de l'adolescent contre le foyer parental n'est donc pas une manifestation nŽvrotique de la pubertŽ. Elle est plut™t la prŽparation ˆ la fonction sociale que l'adulte devra remplir. La jeunesse doit Ôlutter pourĠ sa capacitŽ de progrs. È WR p. 160.

A 17 ans, je me rŽvoltai contre mon pre lors des foins. Je descendis de la charrette de foin et m'enfuis loin ! Puis il fallait bien revenir. Je m'attendais ˆ une raclŽe ... Je m'approchai ˆ distance et tombai ˆ genoux dans l'herbe. Cela en resta lˆ.

Ç Le plaisir et la Ôjoie de vivreĠ sont inconcevables sans lutte, sans expŽriences douloureuses et sans conflits dŽsagrŽables avec soi-mme. È WR p. 160.

Je partais l'ŽtŽ le dimanche avec mes copains nouveaux, Roger Cucu et Leprince, les fils des deux bistrots. Ma mre me dit : Ç D'accord, mais dis-toi qu'ils te suivront ou que tu les suivras. È En rŽalitŽ, mes amis aimaient ma soeur et revenaient pour la traite des vaches, agrŽmentŽe par les chants de ma soeur. Ce furent de belles annŽes.

 

Ç La santŽ psychique ... ce qui la caractŽrise, c'est l'alternance de la lutte pŽnible et du bonheur, de l'erreur et de la vŽritŽ, de la faute et de la rŽflexion sur la faute, de la haine rationnelle et de l'amour rationnel ; en bref la pleine vitalitŽ dans toutes les situations possibles de la vie. È WR p. 161. De voir la place de cheville ouvrire de Mgr Dubost avec le Vatican et avec le Cardinal de Paris, et l'impunitŽ de l'Archevque de Bukavu/Congo, comme celle de nos vingt corbeaux selon J.-P. B. enfin l'action de la taupe m'a libŽrŽ d'un vŽritable cerclage ŽtouffŽ et de la traque horrible de mon bourreau Pierre Gavroche qui ne manque pas de s'exhiber.

Ç Le pouvoir de tolŽrer le plaisir et la peine sans fuir pour autant, aprs la dŽsillusion, dans la rigiditŽ, va de pair avec la capacitŽ d'accepter le bonheur et de donner l'amour. È WR p. 161. Or c'est l'amitiŽ partagŽe qui a prŽservŽ mon reste de libertŽ et de capacitŽ d'offensive.

Ç Pour employer les mots de Nietzsche [74], celui qui veut apprendre ˆ 'jubiler jusqu'au plus haut des cieux' doit se prŽparer ˆ Ԑtre rejetŽ dans la mortĠ. È WR p. 161. [75] Le polytechnicien que Mgr Herbulot, l'ancien Žvque de Corbeil, prit chez nous comme interlocuteur, est mort d'un cancer en hŽros et il fora l'admiration. Mais on ne force pas l'amour ni l'amitiŽ. Mme sous prŽtexte d'abattre secrtement ce que nous appelons le nom de l'Žpoux. Car lĠŽpoux dont on est jaloux, voire lĠEpoux de lĠEglise, reste encore secret.

Ç Ni les thŽories du yoga ou bouddhistes du Nirvana, ni la philosophie hŽdoniste d'Epicure, ni la renonciation du monachisme ne caractŽrisent la santŽ psychique. È WR p. 160-161.

Pour les yogistes, c'est en quelque sorte Aphrodite Ourania, l'objet de plaisir.

Pour les Žpicuriens, c'est Aphrodite Pande•a.

Pour les moines enfin, la fausse sublimation peut tenir lieu de vocation.

 

Reprenons la rŽflexion de Reich sur la Ç santŽ psychique È :

Ç Au contraire, ce qui la caractŽrise, c'est l'alternance de la lutte pŽnible et du bonheur, de l'erreur et de la vŽritŽ, de la faute et de la rŽflexion sur la faute, de la haine rationnelle et de l'amour rationnel. En bref, la pleine vitalitŽ dans toutes les situations possibles de la vie. Le pouvoir de tolŽrer le dŽplaisir et la peine sans fuir pour autant, aprs la dŽsillusion, dans la rigiditŽ va de pair avec la capacitŽ d'accepter le bonheur et de donner l'amour. Pour employer les mots de Nietzsche celui qui veut apprendre ˆ Ôjubiler jusqu'au plus haut des cieux' doit se prŽparer ˆ Ԑtre rejetŽ dans la mortĠ. È WR p. 161.

C'est sans doute ce que voulait dire Melle Lucienne SallŽ qui nous dŽclara que seule Catherine de Sienne et seul Ignace de Loyola ont ŽchappŽ ˆ cette croix rouge dont m'a marquŽ le Cardinal Ratzinger devenu le 16me BŽni, Benedict, des Papes.

Je lui ai dit alors en riant : C'est trop me demander. Je le crois mais, comme disait Madeleine Aumont de la croix de DozulŽ, Ç il faut toujours obŽir ... mais cela a du bon. È Je le fis tout de suite malgrŽ l'opposition de mes trois meilleurs amis. Mais cette obŽissance immŽdiate ouvrit une longue suite et une longue marche de sept annŽes o les spectres sont torturants et bien abjects.

 

Ç Tout mariage se dŽgrade par suite d'un conflit toujours croissant entre les besoins 'sexuels' et les besoins 'Žconomiques' ... Ce conflit est ˆ la base de la misre conjugale. È WR p. 161.

Reich annonce quatre exemples de dŽgradations du plein dŽsir sexuŽ.

1/ Les thŽories du yoga ou du Nirvana bouddhistes ont de fait une incidence dionysiaque de fausse sublimation dŽsincarnŽe, mme si elles pallient cela dans un avenir de rŽincarnation ... Et cet appel dans les hauteurs, pour peu qu'il soit trs dionysiaque, rŽagit dans l'Hads d'une rŽaction alta•que, o le bas atteint la profondeur de la mort Žgale ˆ l'ascension vers les hauteurs. Les fidles de ces temples devenant richissimes de par ces touristes apparaissent comme des clochards dans les rues. Et c'est pourtant le pays o l'on jette les bŽbŽs petites filles au fleuve, comme ces moines vivant nus et jetŽs nus au fleuve, ˆ leur mort. DŽjˆ dans la Bible, la Gense fait passer brutalement Adam et Eve de leur Eden de bonheur ˆ une nuditŽ qu'ils ignoraient. C'est l'appel d'Aphrodite Ourania, du dieu du ciel Ouranos, le grand-pre ŽmasculŽ par son fils Chronos, le pre de Zeus. C'est la plus haute forclusion du nom du pre, celui du Pre cŽleste.

 

2/ Quant ˆ cette Ç soi-disant philosophie Žpicurienne de la vie ... interprŽtŽe d'une faon trs particulire, par des masses ˆ demi ou pas du tout cultivŽes, au point d'en arriver ˆ signifier la satisfaction d'impulsions secondaires. Mais quel est le moyen de se dŽfendre contre la dŽgradation d'une pensŽe correcte ? È WR p. 161, note.

Qui fait l'ange fait la bte. Et l'on passe ici de ces prudes ˆ celles qui deviennent filles de joie ou l'inverse !

 

3/ Quant ˆ la sŽcuritŽ monastique et sa stabilitŽ traditionnelle Ç hors de ce monde È, elle a du bon certes, mais peut tre aussi l'occasion d'une installation chronique de la nŽvrose, faute de lutte pour la vŽritŽ et de rŽflexion sur la faute.

Sans Ç mŽtano•a È qui permet d'aller au-dessus, au-delˆ de la simple raison, o sera la lutte du coeur pour Ç la joie de vivre È ? Et sans ascse, donc exercice des fonctions de l'‰me, o sera l'expŽrience, certes douloureuse, mais libŽratrice de la force d'‰me ?

 

4/ Enfin l'insŽcuritŽ Žconomique et la dŽpendance sociale et matŽrielle seront-elles un carcan ˆ toute sensation de bonheur ou ˆ toute sagesse savourŽe ?

Ç La pleine capacitŽ sexuelle peut faire un mariage heureux ... Nous pouvons nous comporter de plusieurs manires devant ce fait, mais l'hypocrisie n'est pas de mise. È WR p. 161. Le fait dont parle Reich ici c'est Ç l'exigence morale d'une monogamie s'Žtendant sur toute la vie. È Reich n'y croit pas.

Ma marraine et son mari, heureux couple de 20 ˆ 88 ans, me disaient : Nous, nous avons connu l'amour. Mais toi, tu connais l'amitiŽ.

Le passage de l'amour ˆ l'amitiŽ est le chemin du bonheur social. Personnellement, j'ai connu le grand amour sans revenir en arrire ou chercher une rŽpŽtition contra-phobique, ce qui m'a ouvert ˆ de grandes et durables amitiŽs Žtonnamment fŽcondes.

L'amour m'a donnŽ, malgrŽ le dŽpart de l'autre, de savoir accompagner au succs de leurs mariages des couples difficiles et ˆ lĠentour de deux cents cŽlibataires dont seuls un ou deux couples se sont dŽfaits mais ont cependant ŽtŽ fŽconds.

Or, c'est l'amitiŽ, de vrais amis qui m'ont empchŽ de sombrer sous l'ŽpŽe ˆ deux tranchants des couples pervers et de leurs bisexualitŽs [76].

Dans le monde religieux, l'avenir dira si l'amitiŽ passera ˆ travers la perversion religieuse. DŽjˆ quelques amis, un Žvque orthodoxe, un rŽflexologue bouddhiste, quelques vrais amis de mon chemin portent fruits et fleurs de renouveau printanier.

La jubilation Ç au plus haut des cieux È de Nietzsche et jusqu'au dixime ciel de Dante passant par l'enfer ou le rejet dans la mort doit faire cependant fi de toute adulation et de tout mŽpris. Ce qui nous livrerait au non-moi de la sublimation autiste aliŽnŽe.

 

Ç ÔLe mariage contraignant et la famille contraignante continuent ˆ recrŽer la structure humaine de cet ‰ge Žconomiquement et psychiquement mŽcanisŽ.Ġ È WR p. 162.

Ce Ç mariage contraignant È attaquŽ par Reich n'est pas un vrai mariage mais un faux. Car mariage dit consentement mutuel, don sexuel rŽciproque, et non refus d'enfants ˆ l'autre.

Toute contrainte de mariage est de l'ordre de la nullitŽ de mariage, tant sur le plan civil que sur le plan religieux. La libertŽ du consentement est essentielle et inhŽrente ˆ la rŽalitŽ du mariage. L'ŽgalitŽ dans le mariage est l'idŽal de l'amour et de l'amitiŽ. La fraternitŽ est la consŽquence chez leurs enfants de cette libertŽ et de cette ŽgalitŽ des parents et de lˆ, chez tous les membres d'une nation, d'une patrie. Contrairement ˆ ce que dit Reich, lĠon peut penser que ni la continence ni le co•t interrompu ne sont vraiment nuisibles, s'il y a une vraie sublimation avec consentement mutuel choisi. La promiscuitŽ du logement est certes limitative et peut de fait induire ˆ la dŽpression sociale que nous avons repŽrŽe comme de la psychopathie. Et nier cela amnerait ˆ rŽserver la psychanalyse ˆ la classe aisŽe Žconomiquement et culturellement.

L'Analyse existentielle et ses travaux, les groupes d'analyse, symboliques, didactiques etc. se sont montrŽs en mesure de pallier ˆ cela.

Ainsi non seulement il y a beaucoup de mariages et bien des rŽussites meilleures sur le plan professionnel. De plus avec l'entraide pour l'accession ˆ la propriŽtŽ chez presque tous les couples ... ou personnes restŽes seules qui se sont connues en groupe, il y a restauration de tissus sociaux.

Ç De toute manire, la dŽmocratie sociale originelle en Russie Žtait, au dŽpart, la solution la plus humaine possible dans les conditions existantes de l'histoire et de la structure humaine. È WR p. 168.

J'ai un analysant trs intelligent qui le pense aujourd'hui encore. Il pense aussi que : Ç Il n'est pas douteux que la dŽmocratie de LŽnine ait dŽgŽnŽrŽ dans le stalinisme dictactorial d'aujourd'hui ! È Mais il reste attachŽ ˆ son Ç utopie È.

Ç Il semblait maintenant que celui qui n'avait ni art ni science devait avoir plut™t Ôla religion socialisteĠ vers laquelle avait dŽgŽnŽrŽ un immense univers de pensŽe scientifique. È WR p. 168. Oui, le socialisme et le communisme Žtait et reste quelque part une religion, un messianisme.

Ç Sans une organisation lĠÏuvre de Freud ne pouvait exister. È WR p. 171. Ce sont de jeunes psychiatres et les Žvques qui ont parlŽ de nŽbuleuses pour infirmer la valeur de nos associations.

Ç Les instincts sont ÔrejetŽsĠ ou ÔsublimŽsĠ ... È WR p. 171, disent les psychanalystes de son Žpoque, selon Reich. Ç On ne mentionnait jamais la satisfaction. È WR p. 171.

Ç On considŽrait encore l'inconscient comme l'enfer de toutes les pulsions anti-sociales et perverses. È WR p. 171. Les pulsions anti-sociales sont les psychopathies des nŽvroses obsessionnelles sociales ; et les pulsions perverses sont les dŽpressions victorieuses des monomanies.

Ç La grande tragŽdie de Freud (et cĠest aussi celle de la sociŽtŽ mondiale actuelle) c'est qu'il s'Žvada dans les thŽories biologistiques. È WR p. 171.

Ç Le bonheur, dit-il, est une illusion. Car la souffrance menace inexorablement de trois c™tŽs. 'Du c™tŽ de son propre corpsĠ qui est destinŽ ˆ la dŽcomposition et ˆ la dŽchŽance'. ÔPourquoi alorsĠ, peut-on demander, Ôla science continue-t-elle de rver ˆ prolonger la vieĠ ?

ÔDu c™tŽ du monde extŽrieurĠ, qui est capable de nous attaquer avec des forces de destruction inexorables ! ÔPourquoi alors, peut-on demander, de grands penseurs ont-ils passŽ leur vie ˆ penser sur la libertŽ ? Pourquoi des millions de combattants ont-ils versŽ leur sang pour la libertŽ, dans la lutte contre le monde extŽrieur menaant ?...

ÔPlus sŽrieux et plus difficile Žtait le ÔtroisimeĠ argument contre le dŽsir humain de bonheur : la souffrance qui na”t des relations avec d'autres personnes, dit Freud, est le plus pŽnible de tous les maux. È WR p. 171-172.

Ç Dans 'Au-delˆ du principe de plaisir', il avait touchŽ ˆ des questions biologiques importantes d'une manire hypothŽtique et il Žtait arrivŽ ainsi ˆ la thŽorie de l'instinct de mort. Ce fut une thŽorie erronŽe. È WR p. 173. J'avoue avoir toujours travaillŽ en Žquivalant l'instinct de mort de Freud ˆ une rŽaction de mort. Car il n'y a pas d'instinct de mort mais des retournements sado-masochiques sur-soi, comme si Freud avait ŽtŽ en dŽpression-limite de sa bisexualitŽ, avant de devenir, avec le succs, un grand monomane car Ç un pionnier scientifique È. WR p. 173.

Et si l'on ajoute une hypothse, Reich serait, selon les mŽdecins de Savoie, un dŽmonomane. Selon moi, pour Freud, il y aurait du monomane comme si il Žtait un Commandeur totŽmique de la pensŽe, et Reich un idŽal de soi vindicatif de la dŽpression victorieuse, tabou.

 

Ç A Morzine au XIXme sicle, une histoire a marquŽ notre pays. Une histoire d'hystŽrie collective qui s'est dŽroulŽe de 1857 ˆ 1870 avec prs de 150 personnes malades en 1859 et 123 en 1864 dont 63 trs atteintes, en grande majoritŽ des femmes. È

Selon Paul Boucher dans le livre Ç Morzine l'insolite È [77], cette affaire a dŽmarrŽ avec PŽronne, une jeune fille de l'Žcole, qui est entrŽe en convulsion aprs avoir vu une de ses amies retirŽe de la rivire alors qu'elle allait se noyer. Elle Žtait admise ˆ la premire communion et ses accs convulsifs ont ensuite dŽgŽnŽrŽ, faute de soins, Ç soit en monomanie, soit en dŽmonomanie È, selon lĠexpression du docteur Tavernier.

Les femmes atteintes dŽlaissent leurs travaux mŽnagers, se contorsionnent en furie, lancent des imprŽcations, parlent en latin et en d'autres langues, grimpent aux arbres, trouvent un dŽgožt de la nourriture, interprtent des signes du ciel.

Cette affaire se situe sur un fond de rivalitŽ entre le syndic reprŽsentant l'autoritŽ sarde avec le curŽ Pinget et ses deux vicaires, Favre et Cottet. Ce dernier, qui a ŽtŽ interdit de tout culte, a lancŽ l'imprŽcation ci-aprs ˆ propos du village : Ç Je lui planterai une Žpine qu'il n'arrachera pas de sit™t. È

L'affaire se calma aprs une pŽriode de 10 ans, avec l'Žloignement et l'internement systŽmatique de toutes les personnes atteintes, selon Alain D. [78]

 

Ç Freud lui-mme ... touchait ici ˆ notre problme des structures ou, en d'autres mots, ˆ l'irrationnel qui dŽtermine le comportement des tres. Je l'avais ressenti moi-mme douloureusement dans la SociŽtŽ psychanalytique, organisation dont la t‰che consistait prŽcisŽment ˆ ma”triser mŽdicalement le comportement irrationnel. Et maintenant, Freud venait dire que c'Žtait fatal et inŽvitable. È WR p. 172.

C'est ici le problme du mal et de la souffrance.

Il y a deux jours, je rvais de deux choses fondatrices pour moi, c'Žtait la prire et l'amitiŽ et je cherchais la troisime ... Je rvais finalement que c'Žtait ... la souffrance. Je n'ai jamais aimŽ la souffrance et j'ai consacrŽ ma vie ˆ en diminuer ou Žradiquer l'impact, la pathologie.

La souffrance physique n'est pas toujours fatale, mais un reliquat ou un dŽveloppement des somatisations foetales et orales.

De la souffrance venue de l'extŽrieur, donc sociale, on mŽrite d'tre libŽrŽ ou de se libŽrer, comme de souffrances aliŽnantes donc perverses. La souffrance qui Ç na”t des relations avec d'autres personnes È est, selon Freud, la plus pŽnible de tous les maux, comme par exemple les nŽvroses et finalement toutes les pathologies.

Ç Pourquoi alors pr™ner l'Žducation de l'humain et son progrs vers une conduite rationnelle rŽaliste ? Pour une raison qui m'Žchappait, Freud ne vit pas la contradiction : d'une part, il avait – justement - rŽduit la pensŽe et le comportement humains ˆ des motifs irrationnels inconscients ; d'autre part Ôil pouvait exister pour lui une Weltanschauung [79] o la loi mme qu'il avait trouvŽe, Ône serait plusĠ valable. Une science au-delˆ de ses propres principes ! La rŽsignation de Freud n'Žtait rien d'autre qu'une fuite devant les difficultŽs gigantesques que prŽsentait le caractre pathologique du comportement humain, le mal. ÔIl Žtait dŽsillusionnŽ.Ġ È WR p. 172.

 

Ç La connaissance finit par avoir plus d'intŽrt pour lui que le bonheur humain. Et cela d'autant que les hommes ne semblaient pas capables d'organiser leur bonheur si mme il se prŽsentait. È WR p. 173.

En cela, Freud et Einstein Žtaient d'accord ; on le voit dans leur correspondance. Pour Einstein, ce n'est pas la connaissance de la pensŽe mais celle de l'intuition qui Žtait portŽe au pinacle, comme si elles suffisaient ˆ gouverner les actions et les choix justes, individuellement et socialement. C'est la forclusion de la conscience devant la science. Reich fera de mme mais en dŽplaant la science sur l'expŽrimentation sensuelle cette fois, donc en Seigneur ou Diva de la sensation. Et sa vie finira mal comme chez Freud et ... Lacan qui se fera aussi euthanasier et qui, lui, aura portŽ sa recherche en mettant un sentiment dominant ˆ nous Ç sauver È de la parano•a de la pensŽe. Les morcellements de son Ecole freudienne sont de logiques aboutissements de sa propre monomanie du sentiment.

 

Ç Le comportement humain en gŽnŽral n'est qu'un reflet de l'affirmation et de la nŽgation de la vie dans le processus social. Etait-il concevable que le conflit entre la tendance au plaisir et sa frustration sociale pžt tre un jour rŽsolu ? L'investigation psychanalytique de la sexualitŽ semblait tre le premier pas dans cette direction. Mais ce commencement ne parut pas tenir ses promesses. Ce fut d'abord une abstraction, ensuite une doctrine conservatrice 'd'adaptation culturelle' entachŽe de contradictions insolubles.

La conclusion Žtait irrŽfutable : 'le dŽsir ardent de vie et de plaisir ne saurait tre banni. Mais la rŽgulation sociale de la vie sexuelle, elle, peut tre changŽe.Ġ È WR p. 174. Cela eut lieu en mai 1968.

AndrŽ Loupiac, devant mon choix de rejoindre la bioŽnergie, s'y opposa en 1977-1978 et me pŽnalisa dĠune quatrime sŽance en surplus.

 

Ç On pouvait espŽrer qu'en influenant les pulsions instinctuelles Ô(mais sans influencer le monde frustrateur !)Ġ nous serions capables de nous libŽrer partiellement de la souffrance. Il s'agissait dĠessayer de ma”triser les sources intŽrieures de nos besoins. Cela pouvait tre rŽalisŽ ˆ l'extrme par la supression des instincts, suivant l'enseignement de la philosophie orientale et la pratique du yoga. È WR p. 175. J'ai vu cela. La plus longue analyse bionergŽtique et classique, accompagnŽe d'art martial intensif, rŽalisa cet effet avec prŽdominance foetale du non-moi, de mme que chez mes analysants yogistes. C'est liŽ au non-moi de la fausse sublimation de l'intuition, donc avec un noyau autiste.

Ç Le dŽpassement de ces perspectives de Freud et lĠŽlaboration de la solution Žconomico-sexuelle eurent lieu en deux parties É

La vie, et avec elle l'aspiration au plaisir, ne se prŽsente pas dans un vide mais sous des conditions naturelles et sociales dŽfinies É

É La premire partie, c'Žtait le territoire ÔbiologiqueĠ inexplorŽ. Personne n'avait encore ŽtudiŽ le mŽcanisme du plaisir du point de vue biologique. È WR p. 176.

 

Or, lˆ o Loupiac avait raison, c'est face ˆ la bisexualitŽ des positions 41-44 et de ses quatre Žtats-limites que se forme la perversion. Donc aprs les trois oedipes, il y a un risque de bisexualitŽs, donc de perversion. Le vide, c'est alors le non-moi de l'autisme latent et celui de ses quatre fausses sublimations (positions 2 et 21, 22, 23, 24). Bien des suicidŽs tombent dans ce vide ou s'y pendent par un substitut de cordon ombilical ... Et c'est par erreur, pour quitter l'espace fÏtal ...

Ç La deuxime partie Žtait le territoire ÔsociologiqueĠ inexplorŽ, ou plut™t celui de la politique sexuelle sociale. È WR p. 176. Or c'est lˆ que nous avons pu situer les deux nŽvroses obsessionnelles sociales 49 et 50 et leurs quatre dŽpressions psychopathes 51-52-53-54.

 

Ç Il n'existe pas un intŽrt qui ait une influence plus forte sur l'homme que l'intŽrt sexuel. È WR p. 176.

Ç ÔLe refoulement sexuel (n'est pas) une partie indispensable du processus culturel en gŽnŽral È WR p 176, bien au contraire. Et les sept monomanies avec les quatre illuminŽes et les trois dŽpressives victorieuses, gŽnrent ˆ la fois ce refoulement et la destruction sexuelle, sociale, culturelle et religieuse, et jusqu'ˆ la vie sacrifiŽe.

Ç Mon travail clinique m'avait donnŽ la conviction inŽbranlable que la personne sexuellement la plus complte est aussi la plus productive au point de vue culturel. Il ne pouvait tre question pour moi d'accepter la solution de Freud. Le problme du refoulement nŽcessaire ou non fut remplacŽ par un problme beaucoup plus important : ÔQuels sont les mobiles secrets qui font que les hommes Žludent toute rŽponse claire ˆ cette question avec tant de continuitŽ, et, - Ôjusqu'ˆ prŽsentĠ -, avec tant de succs ?Ġ É

É Freud avait mis son autoritŽ ˆ la disposition d'une idŽologie conservatrice et jetŽ par-dessus bord, par le biais de sa thŽorie de la culture, ce qu'il avait ŽlaborŽ comme savant et comme mŽdecin ... non par l‰chetŽ intellectuelle, ni pour des raisons politiques conservatrices, mais ˆ l'intŽrieur d'une science qui, comme toutes les autres, Žtait dŽpendante de la sociŽtŽ. È WR p. 177.

Ç La fonction de la rŽpression de la sexualitŽ infantile et adolescente est de faciliter pour les parents la soumission des enfants É Freud confirma la liaison entre le refoulement sexuel et la soumission É

É La peur de la rŽvolte parmi les opprimŽs, Žcrit-il, devient alors une cause de dŽrglements plus sŽvres. Un degrŽ trs haut dans ce type a ŽtŽ atteint par notre civilisation d'Europe occidentale. È WR
p. 177
.

Ç Tout ce qui prospre sur le mysticisme humain s'accroche ˆ lui et dŽtient la puissance. È WR
p. 178
. Ce qu'appellent Reich et Freud comme mysticisme humain n'est autre que l'illuminisme monomane dont ils sont eux-mmes de grands exemples. Or si tout est permis - exemple le cumul bisexuel et la domination et l'oppression -, cela n'est pas profitable ˆ l'entourage ni aux opprimŽs, ni ˆ ceux qui sont soumis de fait.

Ç Je n'avais pas la moindre idŽe de l'Žtendue ... du fait que la structure psychique nŽvrotique devient une Ôinnervation somatiqueĠ, en quelque sorte 'une seconde nature'. È WR p. 179. C'est le principe de l'aliŽnation de l'autre, par psycho-somatisation.

Ces derniers temps, je demandai ˆ ma collgue Jocelyne C. comment faire pour tre sur le Net. Elle demanda, on m'inscrivit de fait et je reus des factures sans tre connectŽ et n'avoir jamais pris l'abonnement. Sa demande de renseignement fut considŽrŽe de faon unilatŽrale comme un abonnement. Entre mon abonnement tŽlŽphonique et le Net, cela n'a pas marchŽ et je n'ai jamais ŽtŽ connectŽ. J'ai rŽsiliŽ ce dŽsir d'abonnement sur le Net. Et ils ont exigŽ 45 Û de rŽsiliation ... pour, sans faute de ma part, avoir ŽtŽ connectŽ. Un informaticien m'aida. On lui faisait des communications gratuites et ˆ la fin on lui dŽclara : Vous n'avez qu'ˆ faire un procs ... Si avec cela on Žvite la rŽvolte des banlieues !? Et entre-temps, les factures augmentaient ... pour rien.

 

Ç É Freud ne pouvait laisser les choses dans un Žtat aussi dŽsespŽrŽ. Sa conclusion fut :

ÔLa question du sort de l'espce humaine me semble se poser ainsi : le progrs de la civilisation, saura-t-il, et dans quelle mesure, dominer les perturbations apportŽes ˆ la vie en commun par les pulsions humaines d'agression et d'auto-destruction ? Et maintenant il y a lieu d'attendre que l'autre des deux 'puissances cŽlestes', l'Eros Žternel, tente un effort afin de s'affirmer dans la lutte qu'il mne contre son adversaire non moins immortel È, l'Hads ! Thanatos ! WR p. 179.

Et Reich commente ainsi Freud :

Ç ÔErosĠ prŽsuppose la pleine capacitŽ sexuelle et ... son entretien par la sociŽtŽ ÉĠ Seule la libŽration de la capacitŽ naturelle d'amour chez les tres humains peut dominer leur destructivitŽ sadique. È WR p. 179.

Et cela il faut le dire, car il y a plus de bonheur ˆ donner qu'ˆ recevoir.

 

2. L'origine sociale du refoulement sexuel

Ç Freud avait soutenu que la pŽriode de latence sexuelle de nos enfants, entre six et douze ans, Žtait un phŽnomne biologique.

É Mes observations ... ont montrŽ que, dans le cas d'un dŽveloppement naturel de la sexualitŽ, il n'existait pas de pŽriode de latence. Lˆ o la pŽriode de latence a lieu, c'est un produit artificiel de la culture. Cette affirmation mĠa valu dĠtre attaquŽ par les psychanalystes. Maintenant, elle a ŽtŽ confirmŽe par Malinovski : les activitŽs sexuelles des enfants des ”les Tobriand se poursuivent Ôsans interruptionĠ en correspondance avec leur ‰ge respectif, mais sans pŽriode de latence. È WR p. 182-183.

Selon nous, il n'y a pas d'arrt au stade de latence, mais nŽvrose d'angoisse pour les enfants dominants, et traumatique pour les enfants dominŽs.

 

3. L'irrationnel fasciste

Ç L're patriarcale autoritaire dans l'histoire humaine a essayŽ de tenir en Žchec les pulsions secondaires anti-sociales ˆ l'aide de restrictions morales obsessionnelles. È WR p. 184.

Ç Un humain cultivŽ en vint ˆ tre une structure vivante ÔcomposŽe de trois couchesĠ.

A la surface, il porte le masque du self-control, de la politesse obsessive et mensongre et de la sociabilitŽ artificielle. 

Avec cette couche, il recouvre la deuxime, Ôl'inconscientĠ freudien, dans laquelle le sadisme, l'aviditŽ, la lascivitŽ, l'envie, les perversions de toutes sortes etc. sont tenus en Žchec sans avoir pour autant perdu de leur pouvoir. Cette deuxime couche est le fait artificiel d'une culture niant la sexualitŽ ; consciemment, on la sent comme un vide intŽrieur bŽant.

Derrire elle, dans les profondeurs, vivent et travaillent la socialitŽ et la sexualitŽ ÔnaturellesĠ, la joie ÔspontanŽeĠ du travail, Ôla capacitŽ d'amourĠ. Cette troisime couche, la plus profonde, reprŽsentant le Ônoyau biologiqueĠ de la structure humaine est inconsciente et redoutŽe. Elles est en dŽsaccord complet avec chaque aspect de l'Žducation et du rŽgime autoritaires. Elle est en mme temps le seul espoir rŽel pour l'homme de dominer sa misre sociale.

Toutes les discussions sur la question de savoir si l'homme est bon ou mauvais, s'il est un tre social ou anti-social, sont autant de passe-temps philosophiques. L'homme est un tre social ou une masse de protoplasme rŽagissant irrationnellement dans la mesure o ses besoins biologiques fondamentaux sont en harmonie ou en conflit avec les institutions qu'il a crŽŽes. È WR p. 184-185.

 

Ç L're patriarcale autoritaire È semble bien, selon nous, cette bisexualitŽ paternelle et maternelle qui ont gŽnŽrŽ les rŽpulsions psychopathes depuis les quatre bisexualitŽs fŽminine, virile, matriarcale et patriarcale.

Leurs Ç restrictions morales obsessionnelles È induisent chez l'Žpouse symbolique bisexuelle le voyeurisme, chez l'Žpoux symbolique bisexuel le prosŽlytisme.

Ceci est manifeste dans tous les partis politiques modernes, avec leurs propres organismes de renseignements et leurs politiques de prosŽlytismes qui Ç ratissent large È ! On le voit ˆ vue d'oeil chez de nouveaux groupes que j'ai imaginŽs proprement infiltrŽs ds 1984, comme celui des focolarini. Pourquoi lĠƒtat les protge-t-il ? Quand, mme pas le Pape Beno”t XVI, les Žvques allemands et les irlandais ,ne le sont pas en 2010 ?

Reich peroit chez un de ces tres cultivŽs Ç une structure vivante de trois couches : ˆ la surface il porte le masque de self-control, de la politesse obsessive et mensongre, de la sociabilitŽ artificielle. È WR p. 184.

L'Adfi qui est l'un de leurs sŽminaires d'essais projette ce quĠils sont eux-mmes sur les autres, Žvidemment sectaires : Ç Ils avancent masquŽs. È

Ce masque que JŽsus appelait hypocrisie recouvrirait-il Ç l'inconscient È de Freud, soit Ç le sadisme, l'aviditŽ, la lascivitŽ, l'envie, les perversions de toutes sortes È WR p. 184 ? C'est ce que Paul appelait la chair, c'est ce que Muriel Doisy appelle la Ç corruption È.

Reich attribue cela au refoulement sexuel. Si l'on entend le refoulement d'un dŽsir sexuŽ authentique, cela para”t vŽridique et reflte bien Ç le vide intŽrieur bŽant È de notre sociŽtŽ. CĠest pour Reich la deuxime couche : Ç le fait artificiel dĠune culture niant la sexualitŽ È. WR p. 184.

Ç Derrire elle, dans les profondeurs vivent et travaillent la socialitŽ et la sexualitŽ ÔnaturellesĠ, la joie ÔspontanŽeĠ du travail, Ôla capacitŽ d'amourĠ. È WR p. 185. On croirait entendre les fruits de l'Esprit de Paul.

Selon Reich, Ç cette troisime couche, la plus profonde È, reprŽsente Ç le Ônoyau biologiqueĠ de la structure humaine ... inconsciente et redoutŽe ... en dŽsaccord complet avec chaque aspect de l'Žducation et du rŽgime autoritaire È. WR p. 185.

Ce trŽfonds de l'‰me, qui est le moi authentique de la vie rŽelle, est ainsi redoutŽ par le sur-moi et en dŽsaccord avec lui, sinon avec le non-moi des fausses sublimations et le moi-idŽal des dŽmesures et, bien sžr, le faux-soi, le faux-a et le faux-moi et le faux sous-moi de notre monde phallique de phallocrates et de femmes phalliques, ne poussant et ne soutenant que les premiers de classes, les number one, les Žlites ou futures stars de notre monde de Babel. La maison de Belos est celle de notre monde ˆ la pensŽe unique qui veut tre premier. CĠest la Tour de Babel rŽpŽtŽe sempiternellement.

Enfin, ce trŽfonds de l'‰me vitale et heureuse est ˆ l'opposŽ de ces rŽgimes autoritaires et de l'anti-moi et des grands-tout et des comme si et des surenchres de sur-soi, du comme-a et de l'idŽal de soi autodestructeur de toute sexualitŽ de soi et de nos anti-civilisations sur nos terres bržlŽes.

Un moi authentiquement sexuŽ et sublimŽ dans l'amitiŽ est le seul espoir rŽel de l'humanitŽ, qui pourra ainsi dominer sa misre asexuŽe, professionnelle, sociale et religieuse. Les ma”tres autoritaires, patriarcaux, auto-cŽphales, matriarcaux, dŽmocrates, aristocrates, ploutocrates sont autant de monarques dont le soutien protoplasmique est la misre qu'ils induisent artificiellement.

Dans les relations narcissiques que j'appelle alta•ques, la Ç dŽprime È est fonction de la Ç prime È narcissique espŽrŽe, elle aussi artificielle car Žlitiste, et donc soumise ˆ la loi de la raretŽ de la minoritŽ aristocratique.

Ç Pour cette raison, il est impossible de dŽcharger l'individu qui travaille de sa responsabilitŽ dans l'ordre ou le dŽsordre, c'est-ˆ-dire Ôdans l'Žconomie, individuelle et sociale, de l'Žnergie biologiqueĠ. TransfŽrer avec enthousiasme cette responsabilitŽ de lui-mme ˆ quelque fŸhrer ou politicien, est devenu l'une de ses caractŽristiques essentielles Ôdepuis qu'il n'est plus capable de se comprendre ou de comprendre ses institutionsĠ, lesquelles ne font que l'effrayer. È WR p. 185. Et cela est bien normal puisque tout le pouvoir de ces sociŽtŽs en Ç ismes È est finalement masquŽ par le secret. Le capitalisme par le secret bancaire. Le communisme par l'oeil de Moscou, l'amŽricanisme par la CIA ou autres. Le Christianisme romain par la Ç Sainte Alliance È, les services secrets de Saint-Pie V et par son opposŽ, le contre-espionnage de Saint Pie X, sans oublier le secret maonnique.

Ç Fondamentalement, il est impuissant, incapable de libertŽ et avide d'autoritŽ, car il ne peut rŽagir spontanŽment. È WR p. 185. Il y a deux dŽcennies que j'essaie en vain de savoir ce que disent de moi les ConfŽrences ƒpiscopales et la SecrŽtairerie d'ƒtat et la Doctrine de la foi. PS : Mgr Maupu, ce 19 mars, m'a assurŽ qu'il n'y avait pas (ou plus ?) de dossier contre moi ˆ l'ƒpiscopat. PS : Mais ils gardent les griefs publiŽs contre moi par lĠAdfi, ce 20 avril 2009 ˆ la rencontre de Paris.

Ce systme Ç est cuirassŽ et attend des ordres, parce qu'il est plein de contradictions et sans confiance envers lui-mme È. WR p. 185. Un ancien ami, J.-P. Rosa, avait remarquŽ avec Žtonnement que j'Žtais attaquŽ par des groupes contraires et selon des principes contradictoires.

C'est le principe alta•que. Qu'on ait la prime (narcissique) ou la dŽprime (sociale), l'on retrouve le principe d'HŽraclite, ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et le Ma”tre Puntila de Brecht est comme son esclave.

L'individu comme le ma”tre est Ç cuirassŽ È. Et les mŽdias le mesurent au millimtre comme les seins et les hanches de nos Ç Miss È, de nos Ç Stars È, voire de nos prostates.

Ç La bourgeoisie europŽenne cultivŽe du XIXme et du dŽbut du XXme sicle, avait repris de la fŽodalitŽ les formes morales obsessionnelles de comportement dont elle faisait l'idŽal du comportement humain. È WR p. 185.

C'est le trialisme mŽdiŽval, nobles, clergŽ, tiers-Žtat, et le trialisme mondial actuel premier, second et tiers monde !

C'est la primautŽ obsessionnelle sociale que Freud repŽra dans le sentiment ocŽanique. Pour les Guelfes, c'Žtait la noblesse de robe pontificale et le souverain Pontife qui primaient et que devait servir la noblesse d'ŽpŽe. Pour les Gibelins, la primeur, comme pour les Empereurs Romains puis Byzantins, et les califes Musulmans et les Empereurs Ottomans et tous les Emirs arabes, c'est celle de la noblesse d'ŽpŽe. Ainsi Guelfes et Gibelins se disputrent pour la domination des peuples et des fidles. Pour les conciles ÏcumŽniques grecs, cĠŽtaient aussi les empereurs ou impŽratrices.

Il semblerait que le monde actuel ait promu, gr‰ce ˆ la menace dĠHitler, la primeur atomique sur le monde. ConfisquŽe par les USA, la Grande-Bretagne, la France, l'URSS et la Chine, elle a droit de veto au Conseil de SŽcuritŽ de l'ONU. La charte en fut signŽe ˆ San Francisco le 26 juin 1945. Et son sige ˆ New-York devint officiel le 26 octobre 1945 o les cinq grands susdits ont un sige permanent et un droit de veto. CĠest ˆ cause de cette inŽgalitŽ que la Suisse a refusŽ lĠONU.

La Pentarchie du christianisme romain a subi l'invasion islamique et se trouva ainsi ŽvincŽe. Une autre pentarchie onusienne et militaire de la bombe atomique rgne depuis sur les trois continents dits dŽveloppŽs ou sous-dŽveloppŽs.

Or le G7, puis G8, et G9, des pays industrialisŽs est devenu la noblesse de robe du Tiers-Etat du monde. Or les grandes industries envahissent les terres des plus riches.

Ç Le groupe des 7 È pays les plus industrialisŽs se constitua en 1975 pour des Žchanges au sommet des problmes Žconomiques. Ce furent l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, le Japon. Et il devint le G8 avec la Russie. Et si je ne me trompe, il sera le G9 avec la Chine.

En face, le Tiers-monde depuis 1964 s'est rŽuni avec 77 ƒtats des pays en voie de dŽveloppement. Ils sont maintenant 130 ou plus.

Ç Depuis l'‰ge du rationalisme, les hommes avaient commencŽ ˆ rechercher la vŽritŽ et ˆ rŽclamer la libertŽ. È WR p. 185. Ce sera le sicle des lumires.

Ç Tant que les institutions morales obsessionnelles furent solides ... il y eut une sorte de calme de surface, avec des Žruptions occasionnelles du sous-sol volcanique, des pulsions secondaires. È WR p. 185.

Certes, au sicle des Lumires, ce fut le calme, avant la Terreur rŽvolutionnaire de la France.

 

Ç Tant qu'il en fut ainsi, les pulsions secondaires demeurrent des curiositŽs qui n'avaient d'intŽrt que pour le psychiatre. Elles se manifestaient sous forme de nŽvroses, d'actes criminels nŽvrotiques ou de perversions. Mais ˆ partir du moment o les soulvements sociaux commencrent ˆ rŽveiller chez les EuropŽens le dŽsir de libertŽ, d'indŽpendance, d'ŽgalitŽ et du droit de disposer d'eux-mmes, ceux-ci furent naturellement poussŽs vers la libŽration des forces vitales en eux-mmes. La civilisation sociale et la lŽgislation, le travail de pionnier auquel se livrrent les sciences sociales et les organisations libŽrales, tout tendit ˆ mettre de la 'libertŽ' dans ce monde. Aprs que la premire guerre mondiale eut dŽtruit beaucoup d'institutions autoritaires obsessionnelles, les dŽmocraties europŽennes tentrent de 'conduire l'humanitŽ vers la libertŽ.' È WR p. 185-186.

Ce que dŽcrit Reich, ce sont les essais de libŽration de la main-mise parano•aque. Et la guerre mondiale 1914-18 est bien l'Žclatement du noyau parano•aque de ce continent et de leurs empires coloniaux.

Ç Mais ce monde europŽen, dans ses efforts vers la libertŽ, commit une grave erreur de calcul. Il nŽgligea ce que la destruction de la fonction vivante chez l'homme avait portŽ jusqu'ˆ la monstruositŽ au cours de milliers d'annŽes ; il nŽgligea le dŽfaut gŽnŽral profondŽment enracinŽ de la 'nŽvrose caractŽrielle'. È WR p. 186.

Cette monstruositŽ, nous l'avons dŽcouverte en 1939-45 avec le nazisme, puis avec le stalinisme. C'est comme si avait ŽclatŽ l'immense noyau autiste de l'Europe et du monde.

Ç Et alors, sous la forme de la victoire des dictatures, Žclata la grande catastrophe de la peste psychique, c'est-ˆ-dire la catastrophe du caractre irrationnel humain. È WR p. 186.

Ce qui ouvre ˆ ce caractre irrationnel humain, ce sont les illuminismes ou les monomanies, fixations 55, 56, 57, 58 qui gŽnrent les quatre psychoses, irrationnelles par dŽfinition. Peut-on dire que la guerre mondiale de 1914-18 fut menŽe par des Commandeurs de la pensŽe parano•aque et par les Sauveurs du sentiment schizophrŽnique ? Peut-on poser l'hypothse que la guerre mondiale de 1939 ˆ 45 fut menŽe par des Inspirateurs de l'intuition autiste et les Seigneurs de la sensation automutique ?

Ç Les forces qui avaient ŽtŽ longtemps tenues en Žchec par le revtement superficiel de la bonne Žducation et d'une ma”trise de soi artificielle, portŽes par les multitudes mmes qui luttaient pour la libertŽ, se frayrent un passage dans l'action, et ce fut les camps de concentration, la persŽcution des juifs, la destruction de toute dŽcence humaine, le massacre des populations civiles par des monstres sadiques que leur gožt du sport portait ˆ mitrailler des innocents et qui n'Žprouvent le sentiment de la vie que lorsqu'ils paradent au pas de l'oie ; la gigantesque duperie des masses o l'ƒtat prŽtend reprŽsenter l'intŽrt du peuple, l'anŽantissement de dizaines de milliers de jeunes tres qui, sans recours et loyalement, croyaient servir une idŽe, la destruction d'une incommensurable fortune en travail humain, dont une parcelle ežt suffit ˆ supprimer la pauvretŽ dans le monde ; en bref, une manifestation de folie collective qui risquera de se reproduire aussi longtemps que les tenants de la connaissance et du travail ne rŽussiront pas ˆ extirper en eux-mmes et hors d'eux-mmes cette nŽvrose collective qui s'appelle la 'politique' (ou du moins ses idŽologies) et qui prospre sur la faiblesse caractŽrologique des tres humains. È WR p. 186.

Ç C'est ... en 1930 et 1933 que ... je fus confrontŽ avec lui (le fascisme) et ... je reconnus en lui, morceau par morceau, le sujet de ma controverse avec Freud. Graduellement, je commenai ˆ comprendre sa logique. È WR p. 186.

Ç En rŽalitŽ, Hitler n'Žtait que l'expression d'un conflit tragique dans les masses humaines, Ôle conflit entre le dŽsir de libertŽ et la peur rŽelle de la libertŽĠ. È WR p. 187.

Le peuple allemand aurait-il ŽtŽ partagŽ entre le dŽsir totŽmique de la libertŽ et la peur rŽelle de la libertŽ et son tabou ?

Ç É La libertŽ de hurler, d'aller au mensonge fondamental pour Žchapper ˆ la vŽritŽ, la libertŽ d'tre sadique, de se vanter, - bien que chacun ne fžt en rŽalitŽ qu'un numŽro - dĠappartenir ˆ une race supŽrieure ?... È WR p. 187.

C'est la monomanie de l'intuition fanatique avec la sensation enthousiaste, monomane, qui rŽduit l'autre ˆ tre 'nul', comme le disent les enfants et les adolescents.

Ç Ce qui est nouveau dans le fascisme, c'est que Ôles masses elles-mmes consentirent ˆ leur propre soumission et s'employrent activement ˆ le rŽaliserĠ. Le dŽsir obsŽdant d'autoritŽ s'avŽra plus fort que le dŽsir d'indŽpendance. È WR p. 188. C'est la fascination totŽmique de tous les monomanes.

Mais nous commenons dŽjˆ ˆ vivre avec les deux guerres du Golfe des Bush, Saddam Hussein et des deux Tours du commerce dŽtruites le 11 septembre 2001, les temps des dŽpressions victorieuses, tant vindicatives qu'autistiques, avec affichage de l'inceste-dieu ! Bush et Hussein dŽclarent : Ç Dieu nous donnera la victoire ! È Hitler dŽcrŽta la subordination de toute science au concept de Ç race È. WR p. 191.

 

Ç La sche science acadŽmique (celle des monomanes) se considŽrait comme trop supŽrieure pour se soucier de tels ÔmysticismesĠ. È WR p. 191.

Les olympiens mŽprisent Hads, mais Dionysos, le nouvel et douzime olympien, et Hads, c'est la mme chose selon HŽraclite.

Ç Mais cette nostalgie cosmique ou ocŽanique chez les hommes n'est rien que l'expression de leur dŽsir orgastique de la vie. Hitler sĠadresse ˆ ce dŽsir. È WR p. 191. Les Grecs parlaient de Manies et de Folies divines. C'est de la dŽmence et si les deux sexes, leur amour et leur libertŽ, sont image et ressemblance de Dieu, il fallait bien exclure Dieu. Dieu est mort. Vive la terre bržlŽe des racines judŽo-chrŽtiennes, au profit de cette science de la confusion du bien et du mal, plus que les deux sexes, dĠtre tout bien, tout mal. Si les pŽdaliers monomanes tournaient dĠabord autour du moyeu parano•aque dŽlirant du jugement rationnel et sentimental É les pŽdaliers monomanes de lĠexpŽrience dŽlirante intuitive et sensuelle tournent autour du moyeu autiste.

 

 

Je poserai lĠhypothse suivante : les dŽpressions victorieuses de la terre bržlŽe de lĠamour sont les trois hŽlices du moyeu ou du noyau caractŽriel qui sŽduit papa, maman et petit Ours et, tous Ïdipes rŽsolus, va gŽnŽrer la bisexualitŽ quadripale [80] ou les parties carrŽes pre-mre, Žpoux-Žpouse.

Ç Les adolescents maintenant pouvaient avoir des rapports sexuels, du moment quĠils croyaient - ou prŽtendaient croire -, quĠils Žtaient en train dĠengendrer des enfants dans lĠintŽrt de lĠamŽlioration de la race. È WR p. 192.

Ç Il restera ˆ voir comment on peut faire face ˆ ce problme. Il nĠest pas allemand. CĠest Ôun problme international, puisque ĠlĠangoisse gŽnitale et le dŽsir dĠamour sont des faits internationaux. È WR p. 194.

 

Ç Tout individu moyen a honte de ses idŽes perverses et pathologiques sur la sexualitŽ et aspire ˆ la clartŽ, ˆ lĠaide et ˆ la satisfaction sexuelle naturelle. È WR p. 195. La clartŽ, cĠest le refus du rapt incestueux des autres. LĠaide, cĠest lĠamitiŽ, tant parentale que fraternelle et amicale et la satisfaction sexuelle naturelle ; cĠest lĠŽgalitŽ en amour de soi et de lĠautre et non la complicitŽ de vol, de racket, de corruption.

Hier, une future analyste a rencontrŽ une ancienne responsable Ç foco È. Cela sĠest trs bien passŽ. Mais quand fut abordŽ le comportement de corruption des adolescents par le journaliste, un des responsables du mouvement en France - je nĠai appris ce fait que lĠan passŽ dĠun producteur de la tŽlŽ - la responsable dŽclara cette affaire du ressort de sa vie privŽe. Alors pourquoi mĠavoir fait porter cette responsabilitŽ pŽdophile chez leurs amis dĠAigrefoin et le fait que jĠaurais divulguŽ lĠhomosexualitŽ pour laquelle il aurait ŽtŽ, ce qui est normal, relaxŽ en justice. Ce qui mĠŽtonne le plus, cĠest que Mgr Eric Aum™nier de Versailles nĠa pas eu peur, devant lĠaccusation calomnieuse criminelle, dĠaller soutenir Madame Le Her en allant fter No‘l ˆ Aigrefoin avec elle et les siens du centre. Pendant ce temps, ˆ lĠinsu semble-t-il de M. Jean Vanier et de Mme Le Her, le jeune de 32 ans sous tutelle est en otage, placŽ au bout de Paris pour lĠŽloigner des amis interdits de sa mre dŽcŽdŽe depuis 10 ans, sous menace de nuire ˆ son avenir. Le bŽbŽ libanais adoptŽ est devenu esclave de ses Ç bienfaiteurs È au nom É de Dieu et de lĠEglise. Sa transgression tŽlŽphonique doit tre compltement secrte, mme auprs de sa sÏur majeure et libŽrŽe de sa tutelle.

 

Ç Que faut-il faire ? GŽnŽralement : il faut riposter ˆ cette obscŽnitŽ rŽactionnaire en sĠappliquant systŽmatiquement ˆ prŽsenter sous son vrai jour la diffŽrence qui sŽpare la sexualitŽ ÔsaineĠ de la sexualitŽ ÔpathologiqueĠ. È WR p. 195. LĠune est comme lĠair ˆ lĠallumette, cĠest dĠtre libre comme lĠair. LĠautre est le manque dĠair ˆ lĠallumette qui sĠŽteint ou va sĠŽteindre. A six mois, Louis Boulon me fit dŽcouvrir la libertŽ de sucer le lait par le b‰illon trempŽ de lait, censŽ faire taire mes hurlements de faim. Ceux-ci se rŽpŽtaient depuis que les ba•onnettes allemandes avaient menacŽ ma mre et les cinq soldats cachŽs sous le foin. Mme Le Her, Mgr Eric Aum™nier, ˆ vous de faire la vŽritŽ qui me librera, ainsi que cet ami de 32 ans que vous tes censŽs protŽger.

Ç ÔLa seule faon de combattre cette sexualitŽ pathologiqueĠ qui forme un terrain fertile É (ˆ la sŽquestration dĠadulte orphelin) est de lĠopposer aux attitudes et processus sexuels naturels. È WR
p. 195
. On disait : ˆ un esprit sain un corps sain. LĠerreur est humaine. Et Ç le peuple saisira immŽdiatement et avec un intŽrt passionnŽ la diffŽrence ds lors quĠon lui aura rŽvŽlŽ ce quĠil veut vraiment (tel ce jeune) mais quĠil nĠose tout simplement pas exprimer È WR p. 195, sinon en cachette.

Ç Cela signifie : une habitation appropriŽe pour tous ceux qui en ont besoin, y compris la jeunesse. È WR p. 195.

Cette habitation, ces enfants lĠavaient reue du fait de leur adoption. La famille de leur mre adoptive la fit vendre, et dispara”tre leurs comptes dĠenfants. VolŽs ? Par qui ?

Ç Je sais bien que les tracts et les explications seuls ne suffisent pas. Ce qui est indispensable, ÔcĠest de travailler la structure humaine sur une large base et sous la protection de la sociŽtŽĠ. È WR p. 196.

Ç La sexualitŽ humaine É ds 1940, elle Žtait devenue la pierre angulaire des problmes sociaux. È WR p. 196. De fait, on a instaurŽ le mŽtier de psychologue ˆ la suite du nazisme hitlŽrien.

Il ne resta de cette action que lĠOrdre des mŽdecins. Or, para”t-il, on vient de dŽclarer les mŽdecins, avec une heure de psychologie seulement lors de leurs formations, les seuls psychothŽrapeutes officiels avec exception pour la seule sociŽtŽ mondiale des psychanalyses, et avec le droit partagŽ avec les Maires de nos communes dĠinterner sans autre, les gens susceptibles de lĠtre. Quelle Ç terre bržlŽe È prŽpare-t-on ?

Va-t-on retrouver Ç les rŽsultats dĠun ancien esclavage psychique È ? WR p. 196.

Ç Le monde, aprs le fascisme È WR p. 196, va-t-il rester prisonnier du Ç noyau biologique È ? WR p. 197, que je considre comme Ç fÏtal È, propre au Ç cocooning È et Ç autiste È. Ou va-t-il atteindre le but espŽrŽ par Reich dont le Ç but est le bonheur terrestre, matŽriel et sexuel, des masses È ? WR p. 197.

 

PS : Ce lundi matin, 7 avril 2008, la neige est tombŽe comme un jour nouveau. Et pour la premire fois depuis le 17 dŽcembre, je n'ai plus ni sonde ni pansements. Samedi, nous avons reu une attaque en rgle de la PrŽfecture de Caen. Nous sommes entrŽs en lice en 1992 pour appuyer ceux, comme moi, que leur ƒvque Pican, normand comme moi, appelait des 'gogos'.

En deux ans de silence demandŽs par les Avoyne qui grent ce plerinage, nous avons pu montrer que cette croix glorieuse ˆ Žlever ˆ 738 mtres pour les 2 000 ans de notre re de JŽsus Christ Žtait bien faisable [81] par les meilleures entreprises et entrepreneurs du monde. Cette croix glorieuse sera peut-tre le symbole mondial de la paix, comme le fut la croix de Lorraine pour la France, selon le choix de Charles de Gaulle. En attendant, elle relve de l'Eglise et le terrain appartenait, selon les manuscrits inventoriŽs, aux chanoines augustins de Saint Martin puis Sainte Barbe-en-Auge de MŽzidon (la table d'Odon), fondŽe par un ex-premier ministre de la Cour normande d'Angleterre.

La peur de ce symbole nous a amenŽs ˆ chercher historiquement et thŽologiquement pourquoi ces temps nouveaux o, selon la 2me lettre de saint Pierre, demeurera la justice, font si peur ˆ nos Žvques si liŽs ˆ l'ƒtat franais.

Notre position est simple contrairement ˆ ce qu'allŽguait Mgr l'Archevque Robert Legall de Toulouse : la justice appartient autant au simple gogo, ˆ l'ecclŽsiastique, qu'ˆ l'ƒtat. C'est une loi de la nature que grent nos sentiments. Ci-joint ma rŽponse documentaire au PrŽfet et au Tribunal de Caen. [82]

 

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12 avril 2007

Chapitre VII

La brche dans le domaine vŽgŽtatif

 

Ç Q

uĠadvenait-il de lĠŽnergie sexuelle qui Žtait ÔlibŽrŽeĠ dans le processus thŽrapeutique ? É

É Les instincts naturels sont des faits ÔbiologiquesĠ qui ne sauraient tre effacŽs de la terre ni tre fondamentalement changŽs É

É LĠhomme sĠincline, plus ou moins É Il fuit dans la maladie ou la mort. Il se rŽvolte stupidement et stŽrilement É

É La structure humaine implique des exigences biologiques aussi bien que des exigences sociologiques. Tout ce qui est signifiŽ par la situation sociale, la cŽlŽbritŽ, lĠautoritŽ, dŽfend les exigences sociologiques contre les exigences naturelles. È

Chez Freud, Ç dans le travail thŽrapeutique clinique, tout Žtait dŽterminŽ par les exigences instinctuelles, et pratiquement rien par la sociŽtŽ È. WR p. 198.

La sociŽtŽ entre en compte dans la psychologie ˆ travers le sur-moi des parents bien sžr. Mais cĠest une fois rŽsolus les trois Ïdipes que la confrontation ˆ la sociŽtŽ amne lĠtre humain ˆ se cuirasser. Sa premire cuirasse sera celle des bisexualitŽs, puis lors de la compŽtition, celle de lĠambition sociale. La Bruyre et La Rochefoucauld en sont conscients ! On commence par lĠamour ; on finit par le pouvoir ! Je connais plus de gens qui quittent lĠamour pour le pouvoir que le contraire.

Enfin, ce serait le choix de lĠautoritŽ la plus haute et de la cŽlŽbritŽ la plus ŽlevŽe qui forment aux monomanies, sans parler des dŽceptions et rancunes profondes.

 

Ç Les instincts avaient ˆ sĠadapter ˆ une rŽalitŽ qui niait le sexe. È WR p. 199. Cette dŽnŽgation, ce dŽni du sexe est bien la terre bržlŽe de notre Žpoque o la dŽnŽgation du vrai et le d Žni du rŽel sont monnaie courante. Nous voilˆ dans les dŽpressions victorieuses avec ses propensions ˆ la dŽmence, propres aux Ç spŽculations sur la ÔSociŽtŽ et ThanatosĠ È WR p. 199.

Ç Il y avait, chez Freud, un dualisme absolu dĠinstincts. Il nĠy avait aucune liaison entre la sexualitŽ et sa prŽtendue contrepartie biologique, lĠinstinct de mort ; il y avait seulement antithse. È WR
p. 199.

 

1. Ç Le problme du masochisme et sa solution. È

Le soi-disant instinct de mort est de ce fait une nŽvrose dĠŽchec, une dŽception dŽprimante, un refus de castration.

Ç Le plaisir que lĠon Žprouve ˆ souffrir Žtait simplement le rŽsultat dĠun besoin biologique ; le ÔmasochismeĠ Žtait tenu pour un instinct comme les autres É En thŽrapeutique, on ne pouvait rien faire dĠune telle notion. È WR p. 199.

Ç Je me rendis compte que, contrairement ˆ la croyance gŽnŽrale, la douleur nĠest pas du tout le but instinctuel du masochiste. Quand il est battu, le masochiste - comme tout autre mortel - Žprouve de la ÔdouleurĠ. È WR p. 200. Le sado-masochiste, par contre, existe : il accepte la douleur pour mieux sadiser lĠautre et le vaincre.

Ç Au moment o lĠorgasme devrait avoir lieu, les fantaisies masochistes subissent une intensification aigu‘ É Etre ÔforcŽĠ dĠŽclater signifie avoir recours ˆ une aide extŽrieure pour parvenir ˆ un soulagement de la tension. È WR p. 201. Pour outrepasser sa douleur et sa faiblesse, le masochiste a besoin dĠune tension plus forte, donc dĠun plus fort orgasme.

Ç A vrai dire les masochistes dŽveloppent trs peu dĠangoisse. È WR p. 202. CĠest exact ! LĠangoisse est une affaire de double dŽsir sadique.

Un nŽvrosŽ dĠangoisse voudra mme sŽduire Papa Ours, Maman Ours, Petit Ours et Boucle dĠor.

Une hystŽrique dĠangoisse voulait possŽder Papa Sanglier, Maman Sanglier, Petit Sanglier, plus son Pre le Ç Boucle dĠor È des autres. Ç Peau dĠAne È revt aussi quatre robes 1. de ciel, 2. de lune, 3. de soleil et 4 . dĠ‰ne.

 

Ç ÔLe masochisme nĠest pas un instinct biologique.Ġ CĠest lĠeffet dĠun trouble dans la satisfaction É

É La souffrance et la volontŽ de souffrir rŽsultent de la perte de la capacitŽ organique de plaisir. È

Ç JĠavais heurtŽ la dynamique de toutes les religions et philosophies de la souffrance É LĠextase religieuse suit exactement le modle du mŽcanisme masochiste. È WR p. 203. Ce sont Ç Ôdes efforts masochistes ratŽs de satisfaction sexuelleĠ. È WR p. 202-203.

Ici il sĠagit des fausses sublimations du sacrŽ profane, qui sont des variations de lĠautisme.

Ce que dit Reich des Ç orgies masochistes du Moyen ‰ge, lĠInquisition, les tortures È Žtait dŽjˆ dans lĠOdyssŽe dĠUlysse, avec les sirnes et les marins changŽs en cochons, sans parler du reste. Ils sont bien une sŽrie dĠ Ç efforts masochistes ratŽs de satisfaction sexuelle È.

Ç Dans toutes autres formes dĠimpuissance orgastique, lĠinhibition sĠinstalle ÔavantĠ lĠacmŽ de lĠexcitation. È WR p. 203. Ce qui est exact ! CĠest une sorte de tabou.

 

2. Ç Le fonctionnement dĠune vessie vivante È.

Ç La peur dĠŽclater et le dŽsir de se faire Žclater furent dŽcouverts dans un cas spŽcifique de masochisme É et - sans exception -, chez tous les patients, dans la mesure o ils avaient des tendances masochistes. È WR p. 203.

Ç Ils se sentent ÔgonflŽsĠ, Ôcomme un ballonĠ. È WR p. 204. Et je me suis retrouvŽ la semaine dernire avec les pieds et les jambes gonflŽs. CĠest bien Ïdipien.

Ç Ils craignent un rel‰chement de leur cuirasse, parce que cela leur donne la sensation dĠtre ÔponctionnŽsĠ. È WR p. 204. La cuirasse pour moi, ce sont dĠune part ces gens dĠŽglise obsessionnels de ma vie privŽe ou de ma vie professionnelle et dĠautre part ces Ç vingt È comploteurs, ex-membres ou proches de nos associations, qui selon eux–mmes Ç veulent ma peau È.

Ç Certains patients expriment la peur de se ÔfondreĠ, de se ÔdissoudreĠ, de perdre leur Ôma”trise sur eux-mmesĠ, leurs ÔcontoursĠ. Ils sĠaccrochent ˆ la cuirasse rigide de leurs mouvements et attitudes, comme une personne qui se noie sĠaccroche ˆ une planche. È WR p. 204. Ceci est bien visible chez eux.

Ç DĠautres, au contraire, ont le dŽsir le plus fort ÔdĠŽclaterĠ. Plus dĠun cas de suicide a cette base. È WR p. 204.

Lˆ, jĠavoue avoir de temps en temps eu le fantasme de me suicider ˆ la chapelle des vieux franciscains avec une grenade qui me fasse Žclater et É encore en lĠŽglise des bŽnŽdictines de Limon quand la haine mĠy talonne. Ils mĠont rŽellement torturŽ. Ce dŽbut dĠavril 08, jĠy suis retournŽ. La haine et le mŽpris stagnent toujours !

PS dŽbut 2010. A Limon, Saint Louis du Temple, lĠŽvque Michel Dubost y flatte sa Ç fine fleur È chrŽtienne de lĠEssonne, dont le polytechnicien de Ç Science et Foi È, M. GrŽsillon qui refusa de me serrer la main et de me parler deux fois. Cause inconnue !

 

Ç Plus aigu‘ devient la tension sexuelle, et plus fortes deviennent ces sensations É

É Elles disparaissent rapidement lorsque lĠangoisse de lĠorgasme est surmontŽe, et lorsquĠune relaxation sexuelle peut se produire. Alors les traits durs du caractre disparaissent, la personne devient ÔdouceĠ. È

Il se trouve quĠen passant huit jours en Normandie, dont quatre lˆ o je fis mes Žtudes de 12 ˆ 21 ans, jĠai attrapŽ un Ïdme des pieds, qui se dŽgonfle peu ˆ peu.

 

Ç Dans une analyse caractŽrielle rŽussie, la crise arrive juste ˆ ce moment-lˆ, lorsque des spasmes causŽs par lĠangoisse dans la musculature empchent des sensations prŽ-orgastiques intenses de suivre leur cours normal É Tout marche dans un sauve-qui-peut É

Il lui faut choisir : ou refuser les mŽcanismes inhibiteurs de son corps, ou retomber dans sa nŽvrose. ÔLa nŽvrose nĠest jamais que la somme totale de toutes les inhibitions du plaisir sexuel naturel, inhibitions qui, ˆ la longue, sont devenues mŽcaniquesĠ ...

É ÔLe conflit psychique entre la sexualitŽ et la morale travaille dans les profondeurs biologiques de lĠorganisme comme un conflit entre lĠexcitation de plaisir et le spasme musculaire É

É Les attitudes masochistes atteignent une grande signification pour la thŽorie de lĠŽconomie sexuelle des nŽvroses. È WR p. 204.

Tout cela nĠest pas faux ; Paul de Tarse disait quĠil vaut mieux se marier que de bržler. CĠest du bon sens.

La vraie sublimation de Freud existe Žgalement et permet de sĠŽpanouir dans un investissement plus social.

Mais le Ç masochisme devint un problme central en Ôpsychologie collectiveĠ È, et mme pour certains couples.

Ç É Des millions de travailleurs subissent les É privations de toute espce. È WR p. 205.

Trois fois ces derniers temps, jĠai dž interrompre cette recherche : en novembre, puis cet hiver et avant cette reprise de printemps.

 

Ç É DominŽs et exploitŽs par un trs petit nombre dĠhommes au pouvoir È WR p. 205, ce ne sont pas que des travailleurs manuels.

Ç Le masochisme fleurit comme une mauvaise herbe sous la forme des diverses religions patriarcales, telles les idŽologies et pratiques. È WR p. 205. JĠai pu repŽrer vingt et une Ç dominations È et Ç exploitations È post-Ïdipiennes psychiques, quĠon retrouve dans toutes les sociŽtŽs.

Quand M. Sarkozy dŽclare que lĠhomosexualitŽ est gŽnŽtique, il se pose en Manitou de la BiogŽnŽtique. Et sans doute que la bisexualitŽ utilisŽe de tous les pouvoirs a un gne propre[83]. En tout cas, celle-ci gne bien tous les devenus ou nŽs masochistes. La bipolaritŽ endŽmique de nos Žlections nĠest pas sans prŽparer des dŽpressions culturelles, Žconomiques, financires, administratives et internationales dues aux pressions de tout le pouvoir abusif qui Ç Žtouffe toutes les exigences naturelles de vie. È

Ç Il maintient les gens dans un profond Žtat dĠhumble rŽsignation. Il les frustre de leurs tentatives dĠagir rationnellement et en coopŽrant et leur inculque pour toujours la crainte de prendre la responsabilitŽ de leur existence.

Lˆ est la pierre dĠachoppement, mme si lĠon nourrit les meilleures intentions pour une dŽmocratisation de la sociŽtŽ. È WR p. 205. CĠest lˆ quĠune morale simple na”t du couple et de toute collaboration sociale enracinŽe dans lĠamour et dans lĠamitiŽ fondatrices.

 

Ç Les psychanalystes soutenaient que les masses sont ÔbiologiquementĠ masochistes. È WR p. 205. Pas plus que les femmes selon Freud et pas moins que les femmes croyantes que Freud a vouŽes au pire.

Ç É Les peuples, en effet, se soumettent aux gouvernements autoritaires, comme lĠindividu au pre tout-puissant. È WR p. 205. DŽjˆ Sarkozy a plus de voix dans les banlieues quĠailleurs en France. Faute de racines judŽo-chrŽtiennes reconnues par le simple phŽnomne du retour du refoulŽ, lĠon se donnera quelque Antiochus Epiphane, profanateur des HŽbreux et du Temple, ou quelque Antichrist, dominateur international et contempteur des religions.

Ç Mais puisque la rŽvolte contre lĠautoritŽ dictatoriale, le pre É È Cette dictature est contradictoire du Nom du Pre ou du Nom de lĠŽpoux et de lĠŽpouse. Les principes de ceux-ci sont la libertŽ dĠidentitŽ et lĠŽgalitŽ dĠamour et dĠamitiŽ.

Ç É Etait considŽrŽe comme nŽvrotique, et lĠadaptation ˆ ses exigences et institutions comme normale, il convenait pour rŽfuter cette thŽorie de dŽmontrer deux faits : primo quĠil nĠexiste pas de masochisme ÔbiologiqueĠ (pas plus que dĠhomosexualitŽ congŽnitale), et secundo que lĠadaptation ˆ la rŽalitŽ contemporaine (dans la forme par exemple de lĠŽducation irrationnelle ou de la politique irrationnelle) est en elle-mme nŽvrotique. È CĠest vrai si lĠon sĠadapte ˆ lĠunique maladie mentale irrationnelle quĠest la parano•a.

Ç Je nĠavais pas dĠidŽe prŽconue ˆ ce sujet. È Moi non plus ! Mais Ç loin de la mlŽe furieuse des idŽologies È, jĠai aussi, par Ç le jeu rŽciproque de beaucoup dĠobservations È, pu arriver ˆ Ç la dŽmonstration de ces faits É È WR p. 205.

LĠimage dĠune vessie gonflŽe ˆ Žclater [84] me para”t tre symbolique de lĠintuition autiste. Ç Elle demanderait ˆ tre crevŽe È, au lieu de se croire le centre du monde quĠelle voudrait voir Žclater, telle la vessie gonflŽe de Reich.

NB, cet hiver 2007-2008, jĠai eu la vessie gonflŽe de 6 litres et demi avec une prostate de 1,40 - 1,50.

 

Ç Ce quĠelle ne pouvait produire spontanŽment ˆ partir de lĠintŽrieur, elle lĠattendrait passivement, sans dŽfense, de lĠextŽrieur. È WR p. 206.

Si lĠon garde ce symbole, nous avons pu rŽaliser le quiproquo. Ce que lĠautiste veut exprimer, faire Žclater, cĠest non pas son intuition propre comme il le croit, mais bien celle qui le Ç cuirasse È, Ç lĠŽtouffe È et le Ç gonfle È, qui est celle de sa mre quand il Žtait en fin de grossesse, ou encore celle qui outrageait sa mre.

Or, la mre de ma mre fut enlevŽe ˆ son fiancŽ que le futur beau-pre mit dans le lit dĠune cousine. Vu la rŽpŽtition, le Ç violeur È qui tenta de violer ma mre Žtait certes de la mme espce. Et je le retrouve avec ce Pierre Gavroche qui me Ç viole È littŽralement sur le plan social et culturel. Or celui qui ežt pu devenir lĠautre grand-pre de ma mre Ç viola È son fils en le saožlant, dans le seul but dĠŽviter une mauvaise affaire fermire. Il convoitait les 60 ha de terre de mon arrire-grand-pre Balloche. Que convoite Gavroche ? Mon succs professionnel ? Il a contribuŽ ˆ le dominer avec les comploteurs de lĠAtelier et de lĠAPE et les sectaires de lĠAdfi.

Mon poids de 125 kg a rŽsistŽ jusquĠˆ ce jour ˆ tous les rŽgimes, du fait des pressions. Mais pourquoi lĠEpiscopat franais, les 4 millions de focos, la secrŽtairerie dĠEtat et sa croix rouge et Mgr Dubost mon Žvque mĠont-ils mis en quarantaine et sur les genoux ? CĠest le moment physique de le dire. En soutenant ce monsieur Gavroche, ils me mettent en danger. Et pourtant ma recherche, elle tourne.

PS. Mes sŽjours dans les h™pitaux depuis le 17 dŽcembre 2007 jusquĠˆ ce lundi dernier dĠavril 2008 marqueront mes limites.

Reich poursuit et prŽcise lĠanalogie entre Ç lĠorganisme bio-psychique È et Ç une vessie cuirassŽe È :

Ç LĠextension a lieu comme lĠeffet dĠune production continuelle dĠŽnergie intŽrieure (Žnergie sexuelle, excitation biologique). È WR p. 206.

LĠŽnergie intŽrieure serait, selon nous, lĠimage dĠune toute-puissance fÏtale autiste. LĠŽnergie sexuelle aurait la ressemblance dĠun noyau caractŽriel triphallique puis en consŽquence une toute-puissance bisexuelle. LĠexcitation biologique serait de lĠordre de la pensŽe parano•aque et de sa toute-puissance vitale irrationnelle.

Ç Sa pression en direction de lĠextŽrieur È a atteint ma Commune de Saint Aubin et les instances gouvernementales. Ainsi les 40 ˆ 50 dŽgradations matŽrielles nĠont pas ŽtŽ prises en compte en justice par choix des Procureurs de la RŽpublique.

 

Ç A ce mouvement sĠoppose la force de la cuirasse qui lĠentoure É

É Cette cuirasse non seulement empche lĠŽclatement mais de plus en plus exerce une pression de lĠextŽrieur vers lĠintŽrieur. LĠeffet est une rigiditŽ de lĠorganisme. È WR p. 206. Mon irrŽgularitŽ cardiaque et mon Ïdme des pieds et jambes !

Ç Le patient nŽvrotique est devenu rigide ˆ la pŽriphŽrie du corps, et il a retenu en mme temps sa vitalitŽ ÔcentraleĠ avec toutes ses exigences. Il nĠest pas ˆ lĠaise Ôdans sa propre peauĠ, il est ÔinhibŽĠ, Ôincapable de se rŽaliserĠ, ÔendiguŽ comme par un murĠ. È WR p. 206. CĠest lĠexpression de la fixation fÏtale autiste.

Ç Il nĠa pas de contact, il se sent Ôassez serrŽ pour ŽclaterĠ. Il lutte de toute sa force Ôvers le mondeĠ mais il est ÔliŽĠ É il prŽfre Ôse retirer en lui-mmeĠ É Ôhors du monde, retour dans le soiĠ. È WR p. 207. Je lĠai vŽcu en 1963-68.

Ç Il a seulement deux issues : ou devenir ÔmasochisteĠÉ È jusquĠˆ en mourir ÇÉ ou devenir ÔsainĠ. È WR p. 207. Ce fut notre chemin de dŽcouverte et de remontŽe saine au-delˆ du masochisme et sans cette vengeance qui perpŽtue le sadisme mortifre.

 

3. LĠantithse fonctionnelle entre la sexualitŽ et lĠangoisse

Ces observations conduisirent Reich ˆ poser lĠhypothse dĠune Ç antithse fonctionnelle entre la sexualitŽ et lĠangoisse È WR p. 208. LĠangoisse comme un ballon gonflŽ finit par lĠŽclatement.

Ç Freud avait postulŽ un fondement physiologique de la psychanalyse. Son ÔinconscientĠ Žtait profondŽment enracinŽ dans le domaine bio-physiologique É

É JĠavais appris que dans le domaine somatique, il nĠŽtait pas admissible de penser en termes dŽrivŽs du domaine psychiqueÉ

É La science naturelle tente dĠexclure les hypothses mŽtaphysiques É

É Je me trouvai rejetŽ ˆ nouveau dans les problmes É du mŽcanicisme et du vitalisme. JĠŽvitai de donner une rŽponse spŽculative É Je connaissais le matŽrialisme dialectique, mais je ne savais comment lĠappliquer É JĠavais donnŽ, il est vrai, aux dŽcouvertes de Freud une interprŽtation fonctionnelle É È WR p. 208.

Ce sont les quatre fonctions de lĠ‰me de Jung qui vont nous donner Ç la mŽthode correcte. È WR p. 209.

 

Ç Dire que le soma influence la psychŽ est exact É QuĠinversement la psychŽ influence le soma, cĠest lˆ un fait dĠobservation quotidienne É È WR p. 209.

La sensation est certes somatique avec ses cinq sens ; lĠintuition, le sentiment et la pensŽe sont psychiques.

 

Ç LĠexpŽrience du plaisir, cĠest-ˆ-dire de lĠexpansion, est insŽparablement liŽe au fonctionnement du vivant. È Or cĠest ici que la pensŽe moderne est souvent hŽmiplŽgique, en tout cas dans le matŽrialisme dialectique !

Car il y a un plaisir issu et nourri de lĠintuition qui est proprement humain ˆ lĠ‰me humaine ! Si Ç la psychŽ est dŽterminŽe par la ÔqualitŽĠ È elle lĠest par celle de lĠintuition, du sentiment, de la pensŽe, Ç le soma (lĠest par) la ÔquantitŽĠ. Dans la psychŽ le facteur dŽterminant est ÔlĠespceĠ dĠidŽe ou de dŽsir ; dans le soma, cĠest la ÔquantitŽĠ de lĠŽnergie au travail[85] É

É LĠidŽe de relation sexuelle et de son plaisir est intense, colorŽe et vivante dans un Žtat dĠexcitation somatique intense É

É Ce qui Žtait clair, cĠŽtait seulement que lĠŽnergie biologique dominait aussi bien le psychique que le somatique. ÔIl y a une ÔunitŽ fonctionnelleĠ. È WR p. 209. Cette unitŽ que nous appelons existentielle unit selon nous le physique, le psychique et le spirituel (unitŽ intŽrieure). Cette unitŽ est en quelque sorte le dŽsir du moi, la conscience.

 

Ainsi Ç les lois biologiques peuvent sĠappliquer dans le domaine psychique È. Reich dit Ç mais lĠinverse nĠest pas vrai. È WR p. 209, mais je pense que oui. En une certaine mesure analogique, il y a un rapport entre lĠŽros et la psychŽ, entre le dŽsir physique et lĠ‰me ! Il y a aussi une application de lĠ‰me et de la psychŽ ˆ lĠŽros et aux sensations du soma.

Ç Ce que la psychologie appelle ÔtensionĠ et ÔrelaxationĠ est une antithse de forces È WR p. 210 É en prime, en dŽprime ou en dŽtente.

Ç La sexualitŽ ne pouvait tre que la fonction biologique de lĠexpansion (Ôen dehors de soiĠ du centre vers la pŽriphŽrie. ÔLĠangoisseĠ ne pouvait tre que la direction contraire de la ÔpŽriphŽrie vers le centreĠ (Ôretour dans le soiĠ). È WR p. 210. Ceci est vrai sur le plan social ˆ Paris, o les banlieues en ce temps des prŽsidentielles et habituellement, angoissent le cÏur de Paris.

Ç La sexualitŽ et lĠangoisse sont un seul et mme processus dĠexcitation, mais dans des directions opposŽes. È De fait, lĠangoisse est une excitation de dŽsir opposŽe et en surplus au premier dŽsir choisi.

Ç Dans lĠexcitation sexuelle, le pŽnis se dilate ; dans lĠangoisse il se contracte. È WR p. 211.

Ceci est normal car le dŽsir sexuel orientŽ normalement ˆ lĠautre sexe reoit trop de demande et se trouve dans lĠangoisse de rŽpondre ˆ plusieurs dŽsirs. Et le corps (normalement) ne ment pas en se retirant.

Depuis 2000 avec les monomanes qui mĠassaillirent de faon inattendue, pour moi je fus en situation de viols psychiques avec retentissement physique.

Certes, tous ces nŽo-thŽrapeutes qui vont sĠexciter ˆ dŽnoncer aux ecclŽsiastiques leurs dŽsirs projetŽs sur moi, crŽent cette destruction de mon dŽsir simple.

 

Reich a bien expliquŽ cette angoisse, non plus castratrice mais bien castrante [86].

Ç Ces dŽcouvertes allaient dŽjˆ au-delˆ des limites de la psychanalyse. È WR p. 211. Il est vrai que cĠest au-delˆ du freudisme, gr‰ce au Dr Henri Ey, que jĠai pu dŽcouvrir les monomanies.

Ç É Les psychiatres officiels et autres cliniciens, avec leur tour dĠesprit mŽcaniciste et non analytique É nĠauraient gure compris ce que je disais. È

Ç Ainsi la thŽorie sexuelle nouveau-nŽe se trouvait isolŽe au milieu dĠun grand vide. È WR p. 211. CĠest le grand vide des trois dŽpressions victorieuses o le vide sexuel rŽsulte du vide des trois origines, le masculin en 59, le fŽminin en 60 et le dŽsir de fŽconditŽ en 61.

Ç Le point central dans ces dŽcouvertes Žtait lĠantithse du sympathique et du parasympathique. È WR p. 211. Ils sont antagonistes !

Le sympathique accŽlre le cÏur, contracte les vaisseaux, dilate les bronches et les pupilles. Le parasympathique Žquilibre lĠaction du sympathique et ralentit le rythme cardiaque.

 

4. QuĠest-ce que lĠŽnergie bio-psychique ?

Ç Les troubles psychiques avaient leur racine dans le Ôdomaine somatiqueĠ É WR p. 211.

É On ne pouvait plus douter de lĠexactitude de lĠaffirmation selon laquelle Ôavec une vie sexuelleĠ satisfaisante, il nĠy a pas de troubles nŽvrotiques. È WR p. 212.

Mais lĠinverse nĠest pas vrai : Ç SĠil y a des troubles nŽvrotiques, il y a aussi insatisfaction sexuelle È.

Ç Mais, malgrŽ Freud, la science officielle refusait de sĠintŽresser ˆ la sexualitŽ. La psychanalyse elle-mme escamotait la question de plus en plus É

É Seule une distinction trs nette entre les pulsions ÔprimairesĠ et ÔsecondairesĠ rendait possible la poursuite persŽvŽrante de ce problme. È WR p. 212.

Les pulsions primaires nous semblent venir de la sensation et de la fixation fÏtale primaire et relvent du somatique, donc de lĠÏdipe du 2eme type. Les pulsions secondaires nous apparaissent na”tre du dŽsir Ïdipien classique avec deux orientations, lĠune anale vers la mre, lĠautre urŽtrale vers le pre.

Que dire aussi des sentiments du stade oral, si prŽsents dans les sentiments amoureux compulsifs et dans la sociŽtŽ de consommation ? Cela relve aussi de la psychŽ, mais archa•que.

CĠest Ç lĠŽnergie retenue È É Ç qui nourrissait les croissances psychiques pathologiques È. WR
p. 211.
CĠest dire que cette Žnergie, cĠest le masochisme tant fÏtal quĠoral, anal et urŽtral et de latence, quĠon retrouve dans les dŽplacements.

Ç La prŽvention de troubles psychiques sur une base collective sans la connaissance de leur base somatique Žtait inconcevable. È WR p. 211-212. CĠest dire quĠon ne peut ignorer la fixation primaire fÏtale o le somatique se forme quand on a parlŽ social. Avis ˆ ceux qui prŽconisent lĠinterruption volontaire de grossesse en cette fixation primaire fÏtale. Et ˆ ceux qui voient lĠhomosexualitŽ comme gŽnitale et constituante de la sexualitŽ originelle.

 

Ç LĠŽnergie sexuelle peut tre liŽe par des tensions musculaires chroniques. La colre et lĠangoisse Žgalement ...

É Chaque fois que je parvenais ˆ dissoudre une inhibition ou une tension musculaire, une des trois excitations biologiques fondamentales apparaissait : ÔlĠangoisseĠ, la ÔcolreĠ ou ÔlĠexcitation sexuelleĠ É

É La cuirasse caractŽrielle apparaissait maintenant Ôfonctionnellement identiqueĠ ˆ lĠhypertension musculaire, cette cuirasse musculaire. È WR p. 213.

Ç Quand une inhibition caractŽrielle ne rŽpondait pas ˆ une influence psychique, je travaillais lĠattitude somatique correspondante. Inversement, lorsque lĠattitude musculaire perturbatrice se montrait dĠaccs difficile, je la travaillais dans son expression caractŽrologique, et jĠarrivais ainsi ˆ la dŽtendre. È WR p. 213-214.

Ainsi, Reich aurait passŽ de la fixation caractŽrielle nĦ 8 aux fixations de latence et encore de la fixation caractŽrielle faussement symbolisŽe30. Les deux sont caractŽrielles, mais lĠune est classique et lĠautre relve de lĠÏdipe du 3eme type. De la fixation 8, celle du nŽvrosŽ de caractre et de la fixation 30 celle du nom de lĠenfant, il passait ˆ la fixation 9 puis 10 et ˆ la fixation 31 et puis 32.

 

Ç Le dŽveloppement ultŽrieur de cette technique dans la vŽgŽtothŽrapie prit six autres annŽes. È WR p. 214.

Le phŽnomne ustŽrique fÏtal nĦ 1, distinguŽ de lĠhystŽrie urŽtrale (nĦ 7), ne fut distinguŽe par notre recherche commencŽe en 1978 quĠen 1986. Et plus tard, ce fut la distinction de la phobie masochique anale (nĦ 5) dĠavec lĠangoisse sadique de latence (nĦ 10). JĠen eus lĠintuition dans les PyrŽnŽes, en arrivant vers Lourdes o le Pape devait venir et o ce fut le Cardinal Gantin. JĠy retrouvai ma premire filleule, Isabelle, avec Claude, en voyage de noces.

 

Ç Du rel‰chement des attitudes musculaires rigides dŽcoulaient des sensations somatiques particulires : tremblements involontaires, saccades musculaires É È WR p. 214.

Mes saccades musculaires singulires lorsque je me repose ou me relaxe, je ne les ai vues que dans le sommeil des chiens. Cela Žtonne mes mŽdecins.

PS. Ce dŽbut 2008, ˆ lĠh™pital de Massy pour ma prostate, cela Žnerva une infirmire quand je mĠŽveillai. Elle me proposa violemment un calmant puis lĠaide dĠune autre infirmire. Enfin, elle crut que je voulais lui faire peur. Je lĠappelai Ç Calamity Jane È, lĠhŽro•ne de Lucky Luke.

Ç Ces manifestations nĠŽtaient pas le ÔrŽsultatĠ, les ÔcausesĠ ou lĠaccompagnementĠ de processus ÔpsychiquesĠ, elles Žtaient simplement Ôces processus eux-mmes dans la sphre somatiqueĠ. È WR p. 214.

Je les attribue ˆ mes premires peurs de bŽbŽ, quand ma mre fut menacŽe par les ba•onnettes allemandes.

 

Ç Je rŽunis en un seul concept de Ôcourants vŽgŽtatifsĠ toutes ces manifestations somatiques. È WR p. 214.

Ce sont certainement des vestiges de rŽactions fÏtales masochiques du dŽbut de grossesse ou du dŽbut du stade oral.

De mme, Ç toute trace dĠexcitation de plaisir peut tre absente È WR p. 214, vu la forclusion de la sensation propre ˆ lĠautomutique fÏtal.

 

5. Ç La formule de lĠorgasme : tension¨ charge¨ dŽcharge¨ relaxation È.

Ç Kraus, de Berlin, sur la base de ces expŽriences de pointe, trouva que le corps est rŽgi par des processus Žlectriques. Le corps est constituŽ dĠinnombrables Ôsurfaces-limitesĠ entre des membranes et des fluides Žlectrolytiques de densitŽ et de composition variŽes É È WR p. 215.

Ç La tension sexuelle est ressentie dans tout le corps, mais plus fortement dans le cÏur et dans lĠabdomen. Peu ˆ peu, lĠexcitation se concentre dans les organes gŽnitaux. Ils se gonflent de sang et les charges Žlectriques se produisent ˆ leur surface É La tension, ou lĠexcitation, augmente avec la friction. Elle atteint son sommet dans ÔlĠorgasmeĠ. É lĠorgasme doit tre un phŽnomne de dŽcharge Žlectrique É

1 :     les organes se remplissent de fluide : Žrection avec Ôtension mŽcaniqueĠ

2 :     É excitation intense, que je suppose tre de nature Žlectrique : Ôcharge ŽlectriqueĠ

3 :     É dŽcharge en contractions musculaires : ÔdŽcharge ŽlectriqueĠ (lĠorgasme).

4 :     É relaxation des organes gŽnitaux sous lĠeffet du reflux des fluides corporels : Ôrelaxation mŽcaniqueĠ

Ce rythme ˆ quatre temps É est ce que jĠai appelŽ la Ôformule de lĠorgasmeĠ. È WR p. 216.

Le dŽsir selon Reich veut lĠÇ idŽal de lĠŽtat de non-douleur È WR p. 220.

Il reprend lĠimage de la vessie comprimŽe Ç sur toute sa surface È :

Ç Toute expansion causŽe par le plaisir ou par lĠappŽtit de plaisir ne serait ressentie que comme douloureuse É

É Le temps passant, elle (la vessie qui reprŽsente tout patient) finirait par craindre jusquĠˆ la pensŽe quĠil soit possible dĠobtenir la relaxation quĠelle dŽsire tellement. È Elle Ç pourrait tre prise de convulsions soudaines É elle aurait des crises ÔhystŽriquesĠ ou ԎpileptiquesĠ. Elle pourrait aussi devenir compltement rigide et dessŽchŽe, comme un ÔschizophrneĠ catatonique È et Ç souffrirait toujours ÔdĠangoisseĠ É Elle croirait tre É une Ôrace supŽrieureĠ É

É Elle considŽrerait la nature comme ÔbasseĠ, ÔdŽmoniaqueĠ É ÔindigneĠ É la transcenderait sentimentalement, par exemple en Ôamour sublimeĠ. È" WR p. 220-221.

Ç Penser la nature en termes de contractions corporelles serait blasphŽmer. En mme temps, sans se contredire, (elle) crŽerait la pornographie. È WR p. 221.

Ç La division cellulaire suit Žgalement les quatre temps de la formule de lĠorgasme : tension¨ charge¨ dŽcharge¨ relaxation. CĠest le processus biologique le plus signifiant. La formule de lĠorgasme peut donc tre appelŽe la Ôformule de la vieĠ. È WR p. 224.

 

6. Ç Plaisir (expansion) et angoisse (contraction), antithse de base de la vie vŽgŽtative È.

Ç Les impulsions et les sensations ne sont pas crŽŽes par les nerfs, mais seulement transmises par eux. È WR p. 224.

Ç Nous apercevons ensuite ÔlĠidentitŽĠ, dĠune part, entre la fonction parasympathique et la fonction ÔsexuelleĠ, et, dĠautre part, entre la fonction sympathique et la fonction de ÔdŽplaisirĠ et dĠangoisse. È WR
p. 226
.

Ç Au niveau supŽrieur, cĠest-ˆ-dire psychique, lĠexpansion biologique est vŽcue comme plaisir, la contraction est un dŽplaisir É

É A un niveau physiologique plus profond, expansion et contraction correspondent respectivement aux fonctions du parasympathique et du sympathique É Nous avons ainsi É Ôun fonctionnement unitaire de lĠorganisme, depuis les plus hauts sentiments psychiques jusquĠaux plus profondes rŽactions biologiquesĠ. È WR p. 227.

Ç Je commenai ˆ examiner lĠinnervation vŽgŽtative de chaque organe en termes de fonctions biologiques dĠexpansion et de contraction de ÔlĠorganisme totalĠ. È WR p. 230.

Ç LĠinnervation, apparemment contradictoire, se rŽvŽla parfaitement ordonnŽe et comprŽhensible lorsquĠelle est examinŽe Ôen termes de fonction de lĠorganisme totalĠ É En termes dĠorganisme total, cette innervation antagoniste est comprŽhensible. È WR p. 230-231.

 

Ç Quand jĠarrivai ˆ Lucerne, jĠappris par le secrŽtaire de la SociŽtŽ psychanalytique allemande, dont jĠŽtais membre, que jĠen avais ŽtŽ exclu en 1933, lĠannŽe o jĠavais dŽmŽnagŽ ˆ Vienne ... Quatre ans plus tard, Freud devait sĠenfuir de Vienne ˆ Londres, et les groupes psychanalytiques Žtaient ŽcrasŽs par les fascistes. È WR p. 233-234.

 

PS. le 17 mars 2010, je vais appeler mon prochain tome des Lettres aux Amis 2009-2010 :

HONNĉTEMENT

avec comme page de garde le drapeau normand de la croix dĠOlaf,

avec deux lŽopards et le petit troisime en avant,

signifiant les ”les normandes de Jersey et de Guernesey,

volŽes par les Britanniques

au Roi de France qui les avait oubliŽes sur son document – TraitŽ de Paris, 1258.

 

Les sept tentatives de reconqute franaise de 1284 ˆ 1458 furent vaines.

Entre 1483 et 1689, le dŽcret du Pape neutralisa lĠaffaire (de Sixte IV ˆ Alexandre VIII).

1779 et 1781, deux attaques franaises.

1799-1800, une garnison russe de 17 000 hommes est commandŽe par Charles de ViomŽnil, gŽnŽral franais ŽmigrŽ.

1941 ˆ 1945, occupation allemande.

 

Comme quoi un oubli et une injustice peuvent durer longtemps,
voire avec lĠaccord de Papes, de lĠoccupation russe et de lĠallemande.

Paix ˆ Jean Hus et ˆ GalilŽo GalilŽi !

 

_____

 


30 avril 2007

 

Chapitre VIII
Le rŽflexe de lĠorgasme et la technique
de la vŽgŽtothŽrapie caractŽro-analytique

 

1 - Attitude musculaire et expression corporelle

 

Ç E

n rel‰chant É les incrustations caractŽrielles, nous libŽrons les affects qui ont subi antŽrieurement une inhibition et une fixation. Toute dissolution rŽussie dĠune incrustation caractŽrielle rŽsulte en premier lieu dĠune libŽration de colre ou dĠangoisse. En traitant aussi ces affects libŽrŽs comme des mŽcanismes de dŽfense, nous arrivons finalement ˆ rendre au patient toute sa motilitŽ sexuelle et sa sensitivitŽ biologique.

En dĠautres termes, Ôen rel‰chant des attitudes caractŽrielles chroniques, nous sommes capables dĠinduire des rŽactions dans le systme vŽgŽtatifĠ. La brche dans le vŽgŽtatif est dĠautant plus complte et puissante que nous traitons plus ˆ fond non seulement les attitudes caractŽrielles mais - simultanŽment - les attitudes musculaires qui leur correspondent. Ainsi, une partie du travail se dŽplace du psychologique et du caractŽrologique ˆ la dissolution immŽdiate de la Ôcuirasse musculaireĠ. È WR p. 235.

Ç É La dissolution dĠune rigiditŽ musculaire non seulement libre lĠŽnergie vŽgŽtative, mais aussi ramne ˆ la mŽmoire la situation infantile mme o le refoulement a eu lieu ÉĠToute rigiditŽ musculaire contient lĠhistoire et la signification de son origineĠÉ

É ÔUne certaine structure psychique est en mme temps une certaine structure biophysiqueĠ É CĠest le cas de lĠÏdipe du 3eme type qui Ç telle une ÔAnlageĠ ou Ôaptitude instinctuelleĠ nĠest quĠun Ôcomportement vŽgŽtatif acquisĠ É

É Les attitudes musculaires ont une importance particulire pour lĠanalyse caractŽrielle É LĠaffect refoulŽ appara”t ÔavantĠ le souvenir correspondant. È WR p. 236.

 

Ç LĠattitude musculaire est identique ˆ ce que nous appelons ÔlĠexpression corporelleĠ É

É On se rappelle la perte de la spontanŽitŽ chez lĠenfant, le premier signe, et le plus important, de la rŽpression sexuelle finale ˆ lĠ‰ge de quatre ou cinq ans. Cette perte de la spontanŽitŽ est toujours ressentie dĠabord comme le sentiment ÔdĠtre engourdiĠ, ou ÔemmurŽĠ, ou ÔenfermŽ dans une cuirasseĠ. Plus tard, le sentiment dĠĠtre mortĠ peut tre recouvert en partie par un comportement psychique compensateur, tel quĠune hilaritŽ superficielle ou une sociabilitŽ sans contact.

ÔLa rigiditŽ de la musculature est le c™tŽ somatique du processus du refoulement et la base de son maintienĠ. Ce ne sont jamais des muscles isolŽs qui ont des spasmes, mais des Ôgroupes de muscles formant une unitŽ fonctionnelle dĠun point de vue vŽgŽtatifĠ É

É Par exemple, si lĠon a supprimŽ une envie de pleurer, non seulement la lvre infŽrieure devient raide, mais toute la musculature de la bouche, la m‰choire et la gorge. È WR p. 237. Une collgue a la musculature de la bouche et la m‰choire bloquŽe au point de la gner pour parler, manger et chanter.

Elle fut libŽrŽe un an au dŽbut de son analyse et retomba dans ce blocage.

NŽe ˆ Mascara en AlgŽrie de parents expatriŽs pour la RŽsistance, la petite fille en descendant du bombardier, de retour aprs le dŽbarquement mŽridional auquel participa son pre, fut trouvŽe en train dĠembrasser la terre de France.

De retour en Bretagne avec ses parents, le grand-pre et les oncles maternels, ils mangrent, ˆ une fte, du thon sur la c™te bretonne. La petite fit une rŽflexion amusante : CĠest Tonton qui mange thon-thon. RabrouŽe, elle refusa la correction et pleurante fut enfermŽe dans la cuisine.

Depuis, un ami de la famille devint parrain du dernier des sept enfants. Et il semble quĠil y ait un lien de contraction entre la tension avec les tontons rivaux et la rivalitŽ du mari avec le parrain, et encore entre la rŽpression parentale et la rŽpression conjugale qui sĠŽternise ainsi que la contraction des m‰choires.

 

Ç É Les individus hystŽriques produisent leurs sympt™mes somatiques non pas sur une base anatomique, mais sur une base fonctionnelle. È WR p. 237.

Ç É GŽnŽralement, la dissolution de la cuirasse musculaire commence ˆ des endroits qui sont le plus ŽloignŽs de lĠappareil gŽnital, le plus souvent ˆ la tte. LĠattitude faciale sĠimpose dĠabord ˆ nous. LĠexpression du visage et le caractre de la voix sont aussi les fonctions dont le patient lui-mme est sans doute le plus conscient.

Il lĠest rarement des attitudes musculaires du pelvis, des Žpaules ou de lĠabdomen. È WR p. 238. Un jour, cette collgue dŽcida de faire de lĠhypnose avec un professeur dĠuniversitŽ. Celui-ci arrta faute de rŽsultat. Cependant elle avait eu le fantasme unique dĠun pŽnis dŽtachŽ dĠun corps sans paroles. Serait-ce une jalousie sexuelle masculine dŽtachŽe du rŽel ?

Il y aurait ˆ rendre ˆ qui de droit quelque tonton ou ami ? Ce serait ce pŽnis qui causerait lĠattitude faciale et la contraction de la Ç cuirasse musculaire È du bas du visage.

 

Ç ÔTte et couĠ : Des maux de tte violents sont un sympt™me trs banal. Ils sont souvent localisŽs juste au-dessus de la nuque, ou au-dessus des yeux, ou ˆ la hauteur du front É Cette attitude musculaire exprime une peur continuelle de quelque chose de dangereux qui peut arriver par derrire, la peur dĠtre frappŽ sur la tte etc. È WR p. 238. Selon notre expŽrience, les cŽphalŽes sĠarrtent avec la prise de conscience dĠun dŽsir angoissŽ, donc double ou bisexuel.

 

Ç Les spasmes de la ÔboucheĠ, du ÔmentonĠ et du ÔcouĠ. Chez beaucoup de personnes, lĠexpression du visage lui donne lĠair dĠun masque. Le menton est poussŽ en avant et appara”t large. Le cou sous le menton est ÔinanimŽĠÉ. Les muscles sous le menton sont raides. Les patients de ce genre souffrent souvent de nausŽes. Ils ont gŽnŽralement la voix basse, monotone, ÔminceĠ. On peut É reproduire cette attitude soi-mme. Il suffit dĠimaginer quĠon essaie de retenir une envie de pleurer. È WR p 238-239.

JĠai eu un peu de nausŽe ce matin, ce qui est rare chez moi ! JĠai ŽtŽ dŽu car, pour la fte des 60 ans de ma premire collgue qui arrive ˆ la retraite, il y a eu des rŽticences.

Or jĠai mal derrire la nuque, dans le cou.

Ç É JĠai trouvŽ trs souvent lĠassociation de la ÔnausŽeĠ avec lĠĠimpulsion de pleurerĠ É

É Seule la complte libŽration de lĠimpulsion de pleurer Žliminera la nausŽe chronique. È WR
p. 239
.

Ç É Une patiente Ôaux joues raidesĠ dit : ÔMes joues sont comme lourdes de larmesĠ. Les pleurs retenus mnent aisŽment ˆ une raideur de masque de la musculature du visage. È WR p. 240.

 

2 - La tension abdominale

Ç Il nĠest pas de nŽvrosŽ qui ne laisse appara”tre une tension dans lĠabdomen É

É Imaginez que vous tes effrayŽ, ou dans lĠattente dĠun grand danger, instinctivement vous retiendrez votre respiration et vous demeurerez dans cette attitude É Mais lĠexpiration sera incomplte et superficielle É Une pression sur le front appara”t. È WR p. 240.

Ç Dans la peur, on retient volontairement sa respiration, comme lorsque lĠon est en danger de se noyer. È WR p. 240-241.

Ç É Retenir la respiration et contracter le diaphragme est un des premiers et des plus importants mŽcanismes destinŽs ˆ supprimer les sensations de plaisir dans lĠabdomen autant quĠˆ Žtouffer ÔlĠangoisse au ventreĠ ˆ sa source É

É Les patients se plaignent dĠune ÔpressionĠ intolŽrable dans lĠestomac. È WR p. 241.

 

3 - Le rŽflexe de lĠorgasme, histoire dĠun cas.

Ç Si cela continue ainsi, disait-il, je vais mĠeffondrer compltement. È WR p. 242.

Ç Il se sentait contraint ˆ tre toujours Ôgentil et poliĠ, ˆ donner son accord ˆ tout ce quĠon disait autour de lui, mme si sa propre opinion Žtait diamŽtralement opposŽe É È

Ses Ç actions musculaires exprimaient la Ôrage impuissanteĠ que les enfants Žprouvent si souvent envers les adultes.

É Il me surprenait toujours par des explications qui lui Žtaient ÔimmŽdiatement ŽvidentesĠ É Il savait quĠil exprimait une colre Žnorme refoulŽe depuis des annŽes. È WR p. 245.

 

Ç En vŽgŽtothŽrapie É le comportement vŽgŽtatif ramne nŽcessairement ˆ la surface ce souvenir qui fut dŽcisif pour le dŽveloppement du trait caractŽriel nŽvrotique. Comme nous le savons, lĠapproche des souvenirs psychiques ne suffit ˆ remplir cette t‰che que dans une mesure trs incomplte. È WR p. 246.

Ç É Mieux que cela : nous savons quĠil y a des expŽriences infantiles qui ne sont jamais devenues conscientes.

LĠanalyse ultŽrieure de notre patient montra que, bien quĠil ežt une connaissance intellectuelle de sa jalousie envers son frre, il nĠavait jamais ŽtŽ conscient de lĠŽtendue et de lĠintensitŽ de sa fureur. È WR
p. 247
.

Ç Ce nĠest pas le souvenir qui - dans des circonstances favorables - produit un affect, mais cĠest lĠinverse qui a lieu : Ôla concentration dĠune excitation vŽgŽtative et sa percŽe ˆ la surface reproduisent le souvenirĠ. È WR p. 246.

 

Lors de ma premire rencontre avec mon petit filleul vietnamien, lĠŽmotion fut si violente que je faillis Žclater en sanglots. Le souvenir, du moins la pensŽe de lĠĠabandonĠ de Louis Boulon, le rŽsistant reparti dans sa ferme de lĠAin, sont revenus peu aprs, en effet, ˆ ma mŽmoire.

Par contre, cette annŽe, je viens de vivre, comme le patient de Reich, Ç des crispations É violentes É dans la musculature des jambes È et des rotules.

Ç A ma grande surprise, le patient me dit quĠil ressentait les crispations dans ses jambes comme extrmement agrŽables. Cela parut confirmer mon hypothse antŽrieure selon laquelle les crises Žpileptiques et Žpileptiformes reprŽsentent la libŽration de lĠangoisse. En tant que telles, elles ne peuvent tre ŽprouvŽes que comme agrŽables. È WR p. 248. Ceci est important vu la pensŽe mŽdicale que lĠŽpilepsie est inguŽrissable.

Ç ÔLa tension abdominale, dit encore Reich, a pour fonction dĠexercer une pression sur le plexus solaireĠ É

É La comprŽhension de ce mŽcanisme de pression sur le plexus solaire est indispensable pour saisir le cours ultŽrieur du traitement chez notre patient. È WR p. 251. Ceci, nous lĠavons vŽrifiŽ ds notre coanimation en bioŽnergie et psychologie humanistes ˆ Optic et Spire.

Chez le patient de Reich : Ç Cependant le pelvis ne bougeait pas par lui-mme É Peu ˆ peu, il apprit ˆ inclure le pelvis dans la contraction et Ôune sensation de courants quĠil nĠavait jamais connue jusquĠalors apparut dans les organes gŽnitauxĠ É

É A partir de ce moment, je me concentrai sur la description dŽtaillŽe que le patient donna de son comportement dans lĠacte sexuel.

Cela rŽvŽla un fait qui se manifeste non seulement chez tous les nŽvrosŽs, mais dans la vaste majoritŽ des personnes des deux sexes : Ôles mouvements dans lĠacte sexuel sont forcŽs artificiellement, sans que lĠindividu en soit conscientĠ. È WR p. 252.

Ç É Aprs quelques semaines, la dissolution complte de la cuirasse musculaire Žtait chose faite. È WR p. 253.

Ç Dans une nŽvrose obsessionnelle, par exemple, mme les dŽsirs incestueux peuvent tre conscients, et pourtant nous sommes en droit de les dire ĠinconscientsĠ, parce quĠils nĠont pas perdu leur charge Žmotionnelle ; nous savons tous par expŽrience que la mŽthode usuelle ne permet pas de rendre conscient un dŽsir incestueux, sauf dans une forme intellectuelle. Ce qui signifie, en fait, que la levŽe du refoulement ÔnĠa pasĠ rŽussi. È WR p. 247.

Ç A partir de cette phase du traitement, il Žprouva ˆ un degrŽ toujours croissant le sentiment dĠun Ôcontact particulier avec le monde Ô!É Il le dŽcrivit ainsi : ĠCĠest comme si jĠavais un contact total avec le monde. CĠest comme si toutes les impressions sĠinscrivaient en moi plus lentement, comme des vagues. CĠest comme une couverture protectrice autour dĠun enfant. CĠest incroyable ˆ quel point je sens maintenant la profondeur du mondeĠ. È WR p. 253.

JĠai vŽcu cela lors de mes premiers Ç primals È selon Janov. Un jour, en effet, jĠeus le sentiment dĠtre reliŽ ˆ toute la salle, dĠentendre et comprendre ce que chaque couple vivait sŽparŽment. Cela ne mĠarriva que cette fois-lˆ mais me surprit. Je lĠinterprŽtais comme lĠŽcoute naturelle du bŽbŽ reliŽ au monde et ˆ sa profondeur par le trŽfonds de lui-mme.

 

4 - LĠŽtablissement de la respiration naturelle.

Avant de commencer cette rŽflexion sur Reich, je rŽalise quĠil y avait un manque dans ma recherche.

Certes, en 1986, je pus combler le vide de la recherche sur les fixations fÏtales 1 et 2. Puis, depuis lĠan 2000, jĠai pu reconstituer lĠapproche des quatre monomanies, 55 ˆ 58, qui grvent les quatre fonctions de lĠ‰me. Enfin jĠai pu objectiver leurs deux Žchecs dits des dŽpressions victorieuses, 59 et 60, selon les deux sexes.

Or maintenant, depuis peu, jĠai pu objectiver davantage la 3eme dŽpression victorieuse 61 dite de lĠinceste-dieu et sa viscositŽ. Or la terre bržlŽe de la sexualitŽ de cet inceste hiŽrogamique se porte sur lĠenfant en pŽdophilie infantile, voire en pŽdŽrastie adolescente. Deux sÏurs ont vu leur organe fŽminin atrophiŽ, lĠune ds lĠadolescence, lĠautre aprs le mariage.

Or jĠai ŽtŽ touchŽ, avant mon premier amour, celui de Berny ˆ 29 ans, par cet idŽal de soi. Et puis lĠoncle dĠAnne-Marie, Jacques L., me montra ˆ 31 ans, ou du moins me suggŽra son problme religieux, le mŽlange de la passion et de la religiositŽ.

Je devais comprendre, selon sa propre expŽrience, que certaines femmes Žtaient surtout heureuses et bienheureuses avec la religion et la Bible.

PS. Plus tard, en 2008-2009, je dŽcouvrirai les incestes mystiques 70, 71, 72.

 

Je me retrouve ici lors de ma dŽpression adolescente pendant ma classe de 1re. Je fus paralysŽ dans ma mŽmoire, dans le sport, dans le sommeil et par les maux de tte. Je manquai le bac dĠun point. Cet amour secret, et refoulŽ tant que je pus avant mon dŽpart du pays natal, me suivit. Et une doctoresse homŽopathe acupunctrice, en 1994, me dŽclara dŽpressif disant : Ç CĠest comme ˆ vos 17 ans. È - Ç Dites-moi, que voulez-vous dire ? È. Elle de rŽpondre : Ç Vous connaissez mieux que moi ! È

Je lĠavais consultŽe ˆ cause dĠune de ses rŽflexions ˆ une collgue sur le stade fÏtal, ce dont elle ne se souvint pas. Or, si jĠen crois la logique pure de lĠinconscient, jĠŽtais encore fixŽ masochiquement au dŽbut de ma gestation dans cet automutisme que jĠai travaillŽ depuis. Mais je ne peux ignorer que mon idŽal de soi Žtait donc alors en cette fixation 61e, tant du point de vue du dŽsir fŽminin, que dans ma rivalitŽ masculine. Et cĠest certes ce qui a provoquŽ justement dans la ville de mes 17 ans, cette annŽe, mon Ïdme du pied. Et cela mĠa fait dire avec humour : Ç Cette fois, avec des pieds enflŽs, je ne peux que dire mon Ïdipe. È Je ne croyais pas si bien dire. Ce nĠest que maintenant que je peux me confronter ˆ cet idŽal de soi visqueux et en femme et en homme.

JĠai le sentiment dĠavoir ŽtŽ tant paralysŽ dans lĠeffort que jĠaurais pu mĠallonger tout le reste de mes jours.

 

Ç Le traitement vŽgŽtothŽrapeutique des attitudes musculaires È - si jĠai bien compris : celui de lĠexpŽrience des sensations et donc de la fixation fÏtale – Ç É ne remplace absolument pas le travail de la caractŽro-analyse È WR p. 256, que jĠassocie au noyau caractŽriel propre ˆ lĠÏdipe du 3eme type.

Car, comme nous le savons, Ç É lĠidentitŽ de la cuirasse caractŽrielle et de la cuirasse musculaire a un corollaire. Les attitudes caractŽrielles peuvent tre dissoutes par la dissolution de la cuirasse musculaire et, inversement, les attitudes musculaires peuvent tre dissoutes par la dissolution des particularitŽs caractŽrielles É Mais la pratique quotidienne apprend trs vite quĠil nĠest pas permis dĠexclure une forme de travail aux dŽpens dĠune autre. Chez tel type de patient le travail sur les attitudes musculaires prŽdominera ds le dŽbut, chez un autre, ce sera le travail sur les attitudes caractŽrielles. Chez un troisime type, le travail sur le caractre aura lieu en mme temps que le travail sur la musculature, ou bien il alternera avec lui. Toutefois, dans chaque cas, le travail sur la cuirasse musculaire sĠaccro”t en Žtendue et en importance vers la fin du traitement. Son r™le est de rŽtablir le fonctionnement du rŽflexe orgastique qui est naturellement prŽsent dans tout organisme, mais qui est troublŽ chez tous les patients. È WR p. 256.

Suite ˆ ce texte, je dirai que Ç lĠidentitŽ de la cuirasse caractŽrielle et de la cuirasse musculaire È vient de la greffe de lĠÏdipe caractŽriel et de son noyau sur le noyau dur de lĠautisme fÏtal, ou de la greffe de lĠÏdipe caractŽriel et de son noyau sur le noyau dur de la parano•a orale. Je pense que parfois, les trois noyaux se renforcent en poupŽes gigognes. Maintenant, je crois que je vais venir ˆ bout de mes 125 kg et de mes maux de gorge et trachŽites.

PS. Suite ˆ mon opŽration de lĠarthrose de ma hanche droite, le 17 dŽcembre 07, et de ma prostate le 25 mars 08, je ne pse que 104 kg.

 

Ç La vŽgŽtothŽrapie É est une ÔcaractŽro-analyse dans le domaine du fonctionnement biophysiqueĠ. È WR p. 256.

Ç En sĠefforant de libŽrer ce rŽflexe de lĠinhibition, on relve beaucoup de dŽtails qui font saisir la diffŽrence entre les mouvements naturels et les mouvements non-naturels nŽvrotiques. LĠimpulsion vŽgŽtative et son inhibition vŽgŽtative peuvent tre localisŽes dans le mme groupe de muscles. È WR p. 257. Ainsi dans le cumul psychopathe-dŽpressif social, ce qui explique le Ç slalom È (mot norvŽgien pour une descente sinueuse ˆ ski) de certains.

Ç Par exemple, le geste qui consiste ˆ baisser brusquement la tte, comme un canard, peut contenir lĠimpulsion de pousser la tte dans lĠabdomen dĠun autre, aussi bien que lĠinhibition de cette impulsion. È Ainsi Marie-Franoise disait avoir lĠimpulsion de pousser, comme Nicole dĠailleurs, la tte dans lĠabdomen dĠAnnette F. et celui du Dr BŽal. Mais elle avait eu finalement, comme Betty, lĠinhibition de cette impulsion face au grand Tout de lĠAdfi, soutenu par lĠEtat et lĠEglise.

Ç Ce conflit entre impulsion et dŽfense, si parfaitement identifiŽ dans le domaine psychique, se retrouve dans le comportement physiologique. È WR p. 257. Elles auraient pu l‰cher prise et renoncer ˆ lĠobsession de la mre. CĠest le cas de Denise H. qui retient sa mre orale jusquĠˆ lĠobŽsitŽ et fomente le complot de lĠAtelier ˆ Mulhouse.

Ç En dĠautres cas, impulsion et inhibition se distribuent sur des groupes de muscles diffŽrents. È Ainsi un pre de famille claque les portes, mais il est inhibŽ dans ses rapports avec sa femme quand elle est enceinte.

 

Ç É LĠinhibition de lĠimpulsion vŽgŽtative, cependant, peut se trouver dans un spasme de lĠutŽrus. En pareil cas, lĠutŽrus se laisse sentir au toucher, minutieusement pratiquŽ, comme une masse sphŽrique bien dŽfinie É Lorsque le rŽflexe orgastique se dŽveloppe, cette masse dispara”t. Il arrive É que la masse apparaisse et disparaisse ˆ plusieurs reprises au cours de la mme sŽance É

É Il ne faut jamais oublier que le patient ignore tout de ses inhibitions musculaires É Il serait parfaitement inutile de tenter dĠintensifier ces impulsions vŽgŽtatives elles-mmes avant dĠavoir liquidŽ les inhibitions É

É La ÔplŽnitudeĠ de lĠharmonie et de la motilitŽ corporelles exige donc que les impulsions corporelles travaillent Ôcomme une unitŽ non troublŽe, comme un toutĠ. È WR p. 257.

Le but de notre analyse existentielle fut dĠŽtudier le physique, le psychique et le spirituel (libertŽ intŽrieure) en tant quĠunitŽ existentielle. CĠest cela qui fit notre succs par la rŽsolution des dŽlires et des pulsions suicidaires.

 

Ç Il est frappant de voir avec quelle ÔlogiqueĠ le corps rŽtablit lĠintŽgritŽ du rŽflexe. Ainsi quand on a dissous une raideur dans le cou, ou un spasme dans la gorge ou le menton, une sorte dĠimpulsion appara”t presque rŽgulirement dans la poitrine ou les Žpaules qui, trs vite, est freinŽe É Dissolvons cette inhibition, et aussit™t appara”t quelque impulsion dans lĠabdomen, jusquĠau moment o ˆ son tour celle-ci rencontrera une inhibition. De la sorte, on se convainc rapidement quĠil est ÔimpossibleĠ dĠŽtablir une motilitŽ vŽgŽtative dans le pelvis ÔavantĠ que la dissolution des inhibitions dans les parties supŽrieures du corps nĠait ŽtŽ accomplie. È WR p. 258.

Ç É Trs souvent, une impulsion vŽgŽtative nĠest que ÔsimulŽeĠ par un mouvement acquis, plus ou moins volontaire. Il nĠest pas possible de mettre au jour lĠimpulsion vŽgŽtative fondamentale avant que le mouvement de substitution nĠait ŽtŽ dŽvoilŽ comme tel et ŽliminŽ. Beaucoup de patients souffrent, par exemple, dĠune tension chronique de la musculature des m‰choires É En essayant dĠabaisser le menton, on se rend compte quĠil existe une forte rŽsistance, une rigiditŽ. Quand on demande au patient dĠouvrir et de fermer la bouche ˆ plusieurs reprises, il sĠexŽcute mais seulement aprs avoir hŽsitŽ, et au prix dĠun effort visible. Cependant, il faut dĠabord que le patient Žprouve cette faon artificielle dĠouvrir et de fermer la bouche, avant quĠil ne soit possible de le convaincre que la motilitŽ de son menton est inhibŽe. È WR p. 258-259.

JĠespre que notre premire analyste, Jocelyne G., puisse ainsi se libŽrer de son inhibition comme elle le fit un an durant.

 

Ç É Les mouvements involontaires peuvent servir de dŽfense contre dĠautres mouvements involontaires, par exemple, un tic de la paupire comme dŽfense contre la fixitŽ du regard. È WR p. 259. Ainsi chez Hubert.

Ç É Dans la respiration naturelle, les Žpaules sont relaxŽes et se meuvent lŽgrement et doucement en avant ˆ la fin de lĠexpiration É

É Une expiration profonde et soutenue a toujours pour effet une relaxation de la paroi abdominale auparavant trs tendue É

É LĠattitude du laisser-aller est la mme que celle de lĠabandon É

É ÔLĠexpiration profonde produit spontanŽment lĠattitude de lĠabandon (sexuel).Ġ È WR p. 260.

Ç É Pour induire lĠattitude dĠabandon, une ouverture dŽtendue de la bouche sĠavre utile É

É Au cours de ce travail É furent mises au jour les mŽthodes que les patients avaient pratiquŽes lorsquĠils Žtaient enfants pour ma”triser leurs É Ôangoisses dans le ventreĠ É

É Le fait dĠtre capable de retenir son souffle pendant longtemps Žtait un acte hŽro•que de Ôself-controlĠ É

É Un grand garon ne pleure pas. È WR p. 261.

Ç Ces exhortations É dĠabord rejetŽes par les enfants, puis adoptŽes,É et enfin exŽcutŽes É diminuent la rŽsistance de lĠenfant, brisent sa volontŽ, dŽtruisent la vie qui est en lui, et en font une marionnette ÔbienĠ ŽlevŽe. È WR p. 261-262.

 

Ç LĠinspiration profonde (retenir son souffle) retient lĠŽnergie biologique des centres vŽgŽtatifs et augmente lĠirritabilitŽ des rŽflexes. LĠexpiration profonde rŽpŽtŽe rŽduit la stase, et avec elle lĠirritabilitŽ anxieuse. LĠinhibition de la respiration - spŽcifiquement de lĠexpiration profonde - crŽe ainsi un conflit : lĠinhibition sert ˆ Žtouffer les excitations agrŽables de lĠappareil vŽgŽtatif central ; mais, ce faisant, elle crŽe une sensibilitŽ accrue ˆ lĠangoisse et augmente lĠirritabilitŽ rŽflexe. Un autre ŽlŽment du problme de la conversion de lĠexcitation sexuelle en angoisse devient ainsi comprŽhensible. Nous saisissons Žgalement la dŽcouverte clinique suivant laquelle, dans nos tentatives de rŽtablir la capacitŽ de plaisir, nous nous heurtons dĠabord ˆ des rŽflexes dĠangoisse physiologiques. LĠangoisse est le nŽgatif de lĠexcitation sexuelle, et en mme temps identique ˆ elle du point de vue de lĠŽnergie. È WR p. 263.

Le non-moi des fausses sublimations est justement lĠŽvitement du dŽsir et de lĠengagement sexuel et lĠannulation de son Žnergie.

Ç É La prŽtendue ÔirritabilitŽ nerveuseĠ nĠest rien dĠautre quĠune sŽrie de courts-circuits dans la dŽcharge de lĠŽlectricitŽ des tissus ; elle est causŽe par la rŽtention de lĠŽnergie ˆ laquelle la dŽcharge orgastique est refusŽe. È

Je pense que dans lĠÏdipe du 3eme type, les trois castrations nŽcessaires sont court-circuitŽes en effet.

Ç Beaucoup de femmes (jusquĠici je ne lĠai pas observŽ chez des hommes) ont ˆ Ôpousser quelque chose dans leur abdomenĠ aprs un acte sexuel insatisfaisant, comme une de ces patientes lĠexpliqua. DĠautres ont la sensation dĠĠavoir quelque chose dans lĠestomac qui ne peut pas sortirĠ. È WR p. 264-265.

Ce serait un rŽflexe de grossesse nerveuse ! ?

 

5 – Ç La mobilisation du Ôpelvis mortĠ È

Ç Le pelvis est fixŽ dans une position ÔrŽtractŽeĠ É

É LĠimmobilitŽ du pelvis donne une impression dĠinsensibilitŽ. Dans la majoritŽ des cas, cela est ressenti É comme un Ôvide dans le pelvisĠ ou Ôune faiblesse des organes gŽnitauxĠÉ

É Les patients sont incapables de bouger le pelvis É

É En comparant les cas de frigiditŽ gŽnitale, on relve que lĠabsence de sensation, le sentiment de vide et de faiblesse sont dĠautant plus intenses que le pelvis a davantage perdu de sa motilitŽ naturelle. Ces patients-lˆ souffrent toujours dĠun trouble grave dans lĠacte sexuel.

Les femmes restent couchŽes sans mouvement, ou elles sĠefforcent de surmonter le blocage de leur motilitŽ vŽgŽtative par des mouvements du tronc et du pelvis tout ensemble. Chez les hommes, le mme trouble prend la forme de mouvements rapides, h‰tifs et volontaires de toute la partie infŽrieure du corps. Dans aucun de ces cas, la sensation orgastique vŽgŽtative de courant nĠest prŽsente. È WR p. 265.

Ç É Une mention spŽciale : la musculature gŽnitale (bulbo-cavernosus et ischio-cavernosus) est tendue, de sorte que les contractions qui ont lieu normalement comme une rŽponse ˆ la friction ne peuvent se produire. La musculature des fesses est elle aussi tendue. La non-sensibilitŽ de ces muscles peut frŽquemment tre surmontŽe par les tentatives des patients en vue de produire en eux des contractions et des relaxations ÔvolontairesĠ. È WR p. 265-266.

 

Ç É Les sensations de plaisir dans les organes gŽnitaux et les sensations de courant dans tout le corps qui accompagnent maintenant les mouvements dĠune faon croissante, ne laissent pas douter que nous avons affaire ˆ des mouvements de co•ts vŽgŽtatifs, naturels É

É La sensation de vide dans les organes gŽnitaux est remplacŽe, plus ou moins rapidement, par une sensation de plŽnitude et dĠurgence É

La nature de ÔlĠarc de cercleĠ, ce sympt™me hystŽrique o la poitrine et lĠabdomen sont rejetŽs en avant, alors que les Žpaules et le pelvis sont tirŽs en arrire. ÔCĠest lĠopposŽ exact du rŽflexe de lĠorgasmeĠ É

É La dŽfense contre le rŽflexe de lĠorgasme cause une sŽrie de troubles vŽgŽtatifs, la constipation chronique, le rhumatisme musculaire, la sciatique, par exemple. È WR p. 267.

Ç É La constipation, bien quĠinstallŽe depuis des lustres, disparut avec le dŽveloppement du rŽflexe de lĠorgasme. Son plein dŽveloppement est souvent prŽcŽdŽ de nausŽes et de vertiges, de spasmes dans la gorge, de contractions isolŽes dans la musculature abdominale, le diaphragme, le pelvis É È WR p. 267-268.

Mes rhumatismes musculaires prŽcdent mes nausŽes tout ˆ fait rŽcentes et quelques vertiges.

Ç Le pelvis Ôraide, mort, rŽtractŽĠ est un des dŽsordres É les plus rŽpandus chez lĠhomme. Il rend compte du lumbago tout comme des troubles hŽmorro•daux. È WR p. 268. Ces derniers, je les ai eus juste aprs lĠindŽpendance de lĠAlgŽrie quand nous Žtions restŽs sŽquestrŽs dans un camp sans ombre, lĠŽtŽ 1962, au Telagh je crois.

Ç É Ce mŽcanisme qui Ôrend le pelvis mortĠ a une fonction identique ˆ celui qui Ôrend le ventre mortĠ : celle dĠŽviter les sensations É È WR p. 268. Ce sympt™me renvoie ˆ lĠautomutisme des dŽbuts de grossesse.

 

Ç Il devenait clair maintenant que les crises Žpileptiques reprŽsentent des convulsions de lĠappareil vŽgŽtatif dans lequel lĠŽnergie bio-psychique retenue se dŽchargeait exclusivement par les voies de la musculature, celle des organes gŽnitaux mise ˆ part. La crise Žpileptique est un orgasme musculaire, extra-gŽnital É

É LĠanalyse de lĠattitude musculaire de la bouche et du menton libre une quantitŽ incroyable de colre.

Dans dĠautres cas, on flaire la faussetŽ de la politesse conventionnelle du malade ; elle recouvre une malice astucieuse qui peut sĠexprimer par une constipation remontant ˆ plusieurs annŽes. È WR p. 269.

Ç É Il est extrmement Žclairant de voir comment le corps - alors quĠil peut fonctionner comme un organisme total - est aussi capable de se diviser en parties, lĠun fonctionnant dans le sens du parasympathique [87] et lĠautre dans le sens du sympathique [88] É

É Les manifestations somatiques de la schizophrŽnie, surtout de la catatonie, auront ˆ tre discutŽes sŽparŽment É Les stŽrŽotypies, les hantises, les automatismes de toutes sortes dans la schizophrŽnie rŽsultent du cuirassement musculaire et de la percŽe violente de lĠŽnergie vŽgŽtative. Cela ressort avec Žvidence dans la crise catatonique de rage. È WR p. 270.

Pour nous, la catatonie est une dŽpression limite, depuis la bisexualitŽ du pre sublime vers la mre automutique, ce qui touche aux racines de la sensation fÏtale. Ceci avec la violence dĠune bisexualitŽ transgŽnŽrationnelle.

 

Ç É ÔLa ÔstaseĠ nĠest rien dĠautre quĠune inhibition de lĠexpansion vŽgŽtative et un blocage de lĠactivitŽ et de la motilitŽ des organes vŽgŽtatifs centrauxĠ. Dans ce cas, la dŽcharge biologique est bloquŽe, et lĠŽnergie devient liŽe. È WR p. 271.

Ç É Chez les individus hystŽriques, les spasmes musculaires apparaissent avec une prŽdilection particulire dans les parties de lĠorganisme qui ont une musculature annulaire, spŽcialement Ôla gorgeĠ et ÔlĠanusĠ. Du point de vue embryologique, ces deux endroits correspondent aux deux ouvertures de lĠappareil gastro-intestinal primitif !É

É Ces endroits du corps qui ont une disposition spŽciale ˆ des contractions durables et qui correspondent ˆ des niveaux trs primitifs de dŽveloppement, sont plus souvent le sige de spasmes nŽvrotiques. LorsquĠil y a un spasme ˆ la gorge ou ˆ lĠanus, la contraction orgastique devient impossible. È WR p. 272.

Ç É NĠimporte quel changement induit dans le domaine des idŽes psychiques est nŽcessairement identique aux changements de lĠexcitation vŽgŽtative. CĠest-ˆ-dire que ce nĠest pas la prise de conscience dĠune idŽe en elle-mme qui guŽrit, mais le changement que cette prise de conscience apporte dans lĠexcitation vŽgŽtative.

Ainsi nous trouvonsÉ :

a)      LĠexcitation psychique est identique ˆ lĠexcitation somatique.

b)      La fixation dĠune excitation psychique rŽsulte de lĠŽtablissement dĠun Žtat dĠinnervation vŽgŽtative dŽfini.

c)      Le changement de lĠŽtat vŽgŽtatif modifie le fonctionnement de lĠorgane.

d)      La Ôsignification psychique du sympt™me organique, nĠest rien dĠautre que lĠattitude somatique dans laquelle sĠexprime la Ôsignification psychiqueĠ. (La rŽserve psychique sĠexprime par une rŽtention vŽgŽtative, la haine psychique par une attitude vŽgŽtative dŽfinie de haine, les deux sympt™mes sont identiques et ne sauraient tre sŽparŽs).

e)      LĠŽtat vŽgŽtatif Žtabli agit ˆ son tour sur lĠŽtat psychique É.

                     É Le psychique et le somatique oprent, du point de vue de lĠŽnergie bio-psychique, comme deux systmes qui sont ÔunitairesĠ aussi bien que ÔconditionnŽs lĠun par lĠautreĠ. È WR p. 273.

Cette unitŽ nĠest brisŽe quĠen cas de trop grande douleur.

Ç Une jeune femme, extrmement jolie et sexuellement attirante É dŽcrivait son Žtat de la faon suivante :

ÔChaque partie de mon corps agit pour elle-mme. Mes pieds sont ici et ma tte est lˆ, et je ne sais jamais rŽellement o sont mes mains. Je nĠai pas mon corps ensembleĠ. Autrement dit, elle souffrait du trouble bien connu de lĠauto-perception dont la forme extrme est la dŽpersonnalisation schizo•de. È WR
p. 273.

Un congolais arriva un jour chez moi car on lui avait volŽ, disait-il, ses membres, par envožtement. Il vient de mĠappeler juste ce matin, mais le tŽlŽphone Žtait dŽficient et, si jĠai reconnu sa voix, je nĠai pas compris son message. Il va bien. Il vit ˆ Lumumbashi. PS. En fait, il se marie.

Ç Chez cette patiente, le front ÔmortĠ avait recouvert le front ÔcritiqueĠ. La question suivante Žtait de conna”tre la fonction de ce front Ôcritique, colŽreuxĠ. È WR p. 274.

Ç É Le front avait pris la place du pre pour mettre la patiente en garde contre la tentation de lĠabandon au dŽsir sexuel É

É LĠinterprŽtation suivant laquelle elle sĠŽtait identifiŽe avec son pre nĠŽtait en aucune faon suffisante. Il fallait maintenant savoir, premirement pourquoi lĠidentification avait eu lieu juste ˆ cet endroit, cĠest-ˆ-dire Ôsur le frontĠ et non pas ailleurs, et deuximement, Ôce qui maintenait cette fonction dans le prŽsent immŽdiatĠ. Nous devons faire une nette distinction entre lĠexplication historique dĠune fonction et son explication dynamique en termes de prŽsent immŽdiat É Nous nĠŽliminons pas un sympt™me somatique en le rendant historiquement comprŽhensible.

Que le front vigilant dŽcoule de lĠidentification avec le pre sŽvre, cela nĠŽbranlerait pas le moins du monde le trouble orgastique É

É LĠexpression ÔmorteĠ fut remplacŽe par lĠexpression ÔcritiqueĠ. Aprs quoi, lĠexpression ÔcritiqueĠ et sŽvre se mit ˆ alterner avec une expression joyeuse et quelque peu enfantine dans le front et les yeux É Quand lĠattitude critique eut entirement disparu du front et fut remplacŽe par lĠattitude joyeuse, lĠinhibition de lĠexcitation gŽnitale disparut Žgalement. È WR p. 275.

Ceci me fait penser ˆ ces derniers mois o je suis agressŽ par le monde clŽrical ˆ propos de ValŽrie, qui se forme au mŽtier et me demanda dĠtre parrain de baptme en vain, puis dŽcida de faire baptiser ses trois enfants. Synchroniquement me font une guerre sectaire, les bŽnŽdictines du Temple ˆ Vauhallan, dont le nom, selon M. Schlusse, vient de Wahalla, le paradis viking.

Or, pour la premire fois de ma vie, les trois enfants de ValŽrie et deux autres dĠentre nous qui se connaissent, refusent de me saluer. Cela mĠa surpris, vu mon aisance de toujours avec les enfants.

Ils me fuient comme si jĠŽtais un sorcier, comme ce que lĠAdfi et le clergŽ veulent bien voir en moi.

Dimanche, mon curŽ africain a dŽclarŽ ˆ un de mes h™tes africains, philosophe, pre de famille, quĠil fallait mĠŽviter. LĠŽvque dĠEvry lui a reprochŽ trois fois de nous avoir visitŽs en septembre 2005. Il nĠavait pas, semble-t-il, ŽtŽ bien accueilli alors par sa paroisse. Il venait de Fribourg o, lui et moi, avions fait ˆ 30 ans dĠintervalle, nos Žtudes, et il y connaissait mon filleul tchque.

Les vielles dames de lĠabbaye de Limon., les bŽnŽdictines, les prtres et Žvques, les Ç pŽriscopales È et les clŽricaux la•cs pouvaient croire les diffamations de lĠAdfi. Mais ces enfants de mes amis ? Et les trois Žvques de la rŽgion parisienne qui mĠont refusŽ dĠtre parrain, moi deux fois, et Denis une É ? Ce ne sont pas des rveurs !

Ç É LĠattitude dŽfensive qui consiste ˆ Ôtenir sa tte froideĠ, par exemple, que cette patiente manifesta si clairement, est un phŽnomne banal É Comment est-il possible, devons-nous nous demander, que des parties de lĠorganisme en viennent ˆ fonctionner pour leur propre compte, comme si elles Žtaient sŽparŽes de lĠorganisme lui-mme ? È WR p. 275.

En fait, ces parties sĠalinent et agissent au compte des contempteurs. Elles appartiennent au bouc Žmissaire qui, lui, fait peur ˆ lĠenfant et au public moyen, ce qui donne raison aux bourreaux.

 

Ç É Il peut se produire une tension dans les muscles des Žpaules, et en mme temps un rel‰chement ou mme un Žtat flasque dans les jambes. È WR p. 276. De fait, je nĠarrive plus ˆ marcher sans douleur.

Ç Cela est possible É pour lĠunique raison que lĠappareil vŽgŽtatif nĠest pas une structure homogne É

É Ces faits assurent une base solide pour une Žvaluation de ce qui est ÔsainĠ et de ce qui est ÔmaladeĠ du point de vue de lĠŽconomie sexuelle. È

Je nĠai pas cachŽ dans ce combat mon sympt™me de sexualitŽ Ç 0 È. Mais on commence ˆ dire que je suis Ç malade È avec mŽpris en gŽnŽralisant, sans en dire la cause.

Ç Il nĠest pas douteux que Ôle critre de base de la santŽ psychique et vŽgŽtative est la capacitŽ de lĠorganisme dĠagir et de rŽagirĠ, en tant quĠunitŽ et totalitŽ, Ôen termes de fonctions biologiquesĠ de tension et de charge. È WR p. 276.

Ç É Tout trouble dans la capacitŽ de ressentir É son propre corps attaque la confiance en soi aussi bien que lĠunitŽ du sentiment corporel. È WR p. 277.

 

Aprs lĠagression des ba•onnettes allemandes - notons que mon curŽ dĠenfance est ˆ moitiŽ allemand dĠorigine - et la tentative de viol des jeunes blondes de la Rouvrette, stoppŽe par mon pre et le jeune commis, je dus vivre les six premiers mois coupŽ de mon ressenti, celui de mon propre corps qui refusait le lait, et ceci dans une rupture dĠunitŽ de mon sentiment corporel.

Ces six derniers mois, devant le refus de parrainage du curŽ de Cressely, de lĠŽvque de Versailles et le refus sectaire du curŽ de Gif, celui des sÏurs de Limon, prs Saclay qui suivirent lĠŽvque dĠEvry, je ne pus continuer ma recherche sur Reich, cela ˆ trois reprises. Je pense au terrible orage qui, dimanche, a dŽferlŽ sur Chateaufort de la paroisse de Magny, sur Gif et sur Villiers le B‰cle prs Saclay. SynchronicitŽ ! ?

Ajoutons que les seules bŽnŽdictines que je connaissais Žtaient les sÏurs de Mre Marie–Josphe de Solesmes, la sÏur de mon curŽ dĠenfance, que jĠai connus vers mes 10 ans.

 

Ç On peut saisir la dŽpersonnalisation comme une Ôabsence de chargeĠ, cĠest-ˆ-dire comme un trouble de lĠinnervation vŽgŽtative dĠorganes individuels ou de systmes dĠorganes. È WR p. 276.

Si le but de mes ennemis est ma dŽpersonnalisation, ils mĠont atteint ˆ plusieurs endroits dont lĠÏdme des jambes, la douleur des genoux et dernirement lĠenvie de vomir devant leur inceste visqueux, selon le terme de Sartre É enfin le cou, lˆ o je fus frappŽ lors de mon accident au stop de la sortie dĠautoroute.

 

Ç É Les patients se rappellent la pŽriode de leur petite enfance, lorsque lĠunitŽ de leurs sensations corporelles nĠŽtait pas encore troublŽe. È WR p. 277.

De fait, mon contact naturel ˆ la nature, aux fleurs et aux animaux fut toujours grand. Or depuis le complot de 2000, seule lĠamitiŽ mĠa tenu en santŽ et sans doute en vie. La nature ne suffirait pas.

 

Ç É Cette rupture de lĠunitŽ des sentiments corporels par le refoulement sexuel, et le dŽsir permanent de rŽtablir le contact avec le moi et avec le monde, est la base subjective de toutes les religions qui nient le sexe. ÔDieuĠ est lĠidŽe mystique de lĠharmonie vŽgŽtative du moi avec la nature. Et lorsque Dieu ne reprŽsente rien dĠautre que la personnification des lois naturelles qui gouvernent lĠhomme et en font un ŽlŽment du processus naturel universel, alors - et alors seulement - la science naturelle et la religion se rŽconcilient. È WR p. 277.

La description de ce dieu = Ç personnification des lois naturelles È correspond de fait ˆ un certain bouddhisme É impermŽable ˆ toute psychanalyse.

Mais la science et la religion peuvent se rŽconcilier loin du fanatisme religieux thŽocrate et loin du scientisme obsessionnel souverain. La science et la religion peuvent tre ˆ lĠimage et ressemblance de Dieu personnel en une et trois personnes. La science est le fruit de lĠexpŽrience et du jugement. La religion est la rŽponse intuitive ˆ Dieu et au discernement de sa rŽvŽlation reue.

Il y aura rŽconciliation des sentiments religieux et des idŽes thŽologiques par lĠexpŽrience matŽrielle, actuelle et historique et lĠintuition transcendante du CrŽateur, chemin de toute expŽrience divine.

 

Ç É La voie de lĠinvestigation scientifique et de la ma”trise des questions vitales est longue et dure. È WR p. 277.

De fait, elle est aussi longue et dure que lĠhistoire de lĠhumanitŽ.

Ç CĠest lĠopposŽ exact de lĠimpertinence du politicien fondŽe sur lĠignorance. È WR p. 277.

Le politicien cherche ˆ toucher le plus grand nombre, donc le plus grand dŽnominateur majeur de tous pour tre utile ˆ lĠensemble et agir efficacement.

 

6.  Maladies psycho-somatiques typiques : consŽquences de la sympathicotonie chronique.

Ç É La caractŽristique fondamentale de la sympathicotonie est lĠattitude inspiratoire chronique du thorax et la limitation de la pleine expiration (parasympathique) É

É La fonction de cette attitude inspiratoire sympathicotonique est essentiellement de prŽvenir la manifestation de ces affects et sensations corporelles qui apparaissent dans une respiration normale É

É Voici quelques-uns des rŽsultats de lĠattitude chronique de lĠangoisse :

1. ÔHypertension cardio-vasculaireĠ. Les vaisseaux sanguins de la pŽriphŽrie sont chroniquement contractŽs et leur amplitude dĠexpansion et de contraction est limitŽe. Ainsi, pour faire circuler le sang ˆ travers des vaisseaux sanguins rigides, le cÏur doit continuellement accomplir un travail excessif.

La tachycardie, la haute pression sanguine, les sentiments dĠoppression dans la poitrine, et mme la pleine angoisse cardiaque sont aussi des sympt™mes dĠ Ôhyperthyro•dieĠ. On peut se demander si le trouble de la fonction thyro•dienne est primaire, ou si, et dans quelle mesure, il ne constitue quĠun sympt™me secondaire dĠune sympathicotonie gŽnŽrale.

LĠÔartŽriosclŽroseĠ, o il y a calcification des vaisseaux sanguins, appara”t Žgalement, avec une frŽquence surprenante, chez les sujets qui ont souffert auparavant dĠune dŽjˆ ancienne hypertension fonctionnelle. Il est hautement probable que mme les maladies valvulaires et les autres formes de maladies cardiaques organiques reprŽsentent une rŽaction de lĠorganisme ˆ lĠhypertension chronique du systme vasculaire. È WR p. 278.

 

2. Ç  ÔRhumatisme musculaireĠ 

 LĠattitude inspiratoire chronique du thorax sĠavre ˆ la longue insuffisante pour ma”triser les excitations biologiques dans le systme autonome. Elle est aidŽe par la tension chronique des muscles, la cuirasse musculaire.

Si lĠhypertension des muscles sĠinstalle pendant de longues annŽes, elle mne ˆ une contraction chronique et ˆ la formation de nodules rhumatismaux qui rŽsultent dĠun dŽp™t de substances solides dans les faisceaux de muscles. Dans ce dernier stade, le processus rhumatisant est devenu irrŽversible.

É Le rhumatisme atteint, dĠune manire typique, ces groupes de muscles qui jouent un r™le prŽpondŽrant dans la suppression des affects et des sensations corporelles. Il est souvent localisŽ dans la musculature du ÔcouĠÉ et Ôentre les omoplatesĠ, o lĠaction musculaire typique consiste ˆ redresser les Žpaules en arrire É CĠest un geste de Ôself-controlĠ ou de ÔretenueĠ É

É Les muscles sterno-clŽido-masto•diens. Ces muscles sont dans un Žtat dĠhypertension chronique lorsque la rŽpression inconsciente de la colre est chronique É Il faut ajouter ˆ ceux-ci les masseters dont lĠhypertension chronique donne au bas du visage un air dĠenttement et dĠamertume É. È

Le lumbago Ç É chez les patients qui tiennent les muscles fessiers en Žtat dĠhypertension chronique dans le but de supprimer les sensations anales É È

Les adducteurs de la cuisse Ç obligent ˆ Ôpresser les jambesĠ. Leur fonction É est de supprimer lĠexcitation gŽnitale É On les a dŽfinis comme des Ômuscles de moralitŽĠ. Tandler, lĠanatomiste viennois, les appelait É Ġcustodes virginitatisĠ È WR p. 279, cĠest-ˆ-dire les gardiens de la virginitŽ.

Ç É Les muscles flŽchisseurs du genou É sont chroniquement contractŽs si lĠindividu supprime les sensations de la base pelvienne É

É Les grands muscles pectoraux sont en Žtat dĠhypertension chronique, durs et proŽminents, si lĠattitude inspiratoire de la poitrine est maintenue É DĠo Ç des nŽvralgies intercostales qui disparaissent en mme temps que lĠhypertension musculaire du thorax È.

 

3. Ç Ô LĠemphysme pulmonaireĠ È

Ç LĠemphysme pulmonaire qui sĠaccompagne dĠune poitrine cintrŽe est la consŽquence dĠune attitude inspiratoire chronique du thorax. È WR p. 279.

 

4. Ç Ô LĠasthmeĠ È

Ç Les relations entre lĠasthme et la sympathicotonie ne sont pas encore claires. È WR p. 280.

Nous le soignons par la sortie du miroir.

 

5. Ç Ô Ulcre de lĠestomacĠ È

Ç É La muqueuse de lĠestomac est exposŽe aux effets de lĠaciditŽ. LĠulcre peptique se localise typiquement É juste en face du pancrŽas et du plexus solaire É

É Les nerfs vŽgŽtatifs É se rŽtractent É et rŽduisent ainsi la rŽsistance de la muqueuse ˆ lĠacide. On a si souvent reconnu que lĠulcre de lĠestomac accompagne les troubles affectifs chroniques quĠil nĠest plus possible de douter de sa nature psychosomatique È.

 

6.  Ç Spasmes des muscles annulaires de toute sorte.

a)  Les attaques spasmodiques ˆ lĠentrŽe de lĠestomac, le ÔcardiospasmeĠ, et ˆ la sortie de lĠestomac, le ÔpylorospasmeĠ.

b)   La ÔconstipationĠ chronique, rŽsultant de la diminution É de la fonction de tension et de charge dans les intestins É Une des maladies chroniques les plus rŽpandues. È WR p. 280. Ç Quant au cancer du tube digestif, il a en gŽnŽral pour arrire-plan la constipation chronique. È WR p. 281.

c)   Ç Les ÔhŽmorro•desĠ rŽsultent dĠun spasme chronique du sphincter anal. Le sang, dans les veines É est mŽcaniquement endiguŽ, et les parois des vaisseaux se dilatent par endroits.

d)  Le ÔvaginismeĠ provient dĠune concentration de la musculature annulaire du vagin.

e)   Une sŽrie de Ġmaladies du sangĠ (chlorose, certaines formes dĠanŽmie) É des maladies sympathicotoniques.

f)    ÔExcs dĠoxyde de carbone dans le sang et dans les tissusĠÉ : (il) reprŽsente É (une) prŽdisposition au cancer É.

É Les organes, avec une respiration chroniquement pauvre É sont plus sensibles aux stimuli cancŽrignes que les organes qui respirent bien. È WR p. 280.

Ç É Chez les femmes, le cancer est surtout localisŽ dans les organes sexuels. Le rapport avec la frigiditŽ est Žvident. È WR p. 281.

Ç É Mon intention Žtait É de signaler un vaste champ de pathologie qui est intimement liŽ ˆ la fonction de lĠorgasme È WR p. 281-282, Ç É dans la juste relation de la fonction de vie autonome de ÔlĠorganisme totalĠ ... È

É Alors la ĠmŽdecine psychosomatiqueĠÉ deviendra ce quĠelle promet dĠtre : le Ġcadre gŽnŽral de la mŽdecine de lĠavenirĠÉ Ce cadre restera hors dĠatteinte tant que la fonction sexuelle normale de lĠorganisme vivant continuera ˆ tre confondue avec les manifestations pathologiques des nŽvrosŽs et les productions de lĠindustrie pornographique. È WR p. 282.

 

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2 mai 2007

Chapitre VIII bis
Le rŽflexe de lĠorgasme
2me lecture[89]

 

 

3 – Le rŽflexe de lĠorgasme. Histoire dĠun cas.

 

Ç D

ans la vaste majoritŽ des personnes des deux sexes Ôles mouvements dans lĠacte sexuel sont forcŽs artificiellement sans que lĠindividu en soit conscientĠ. È"

Ç Ce qui se meut en rgle gŽnŽrale, ce nĠest pas le pelvis lui-mme, mais lĠabdomen, le pelvis et les cuisses comme une seule unitŽ. Cela ne correspond pas au mouvement vŽgŽtatif naturel du pelvis dans lĠacte sexuel. Au contraire, il y a lˆ une inhibition du rŽflexe de lĠorgasme. CĠest un mouvement volontaire, en contraste avec le mouvement involontaire qui se dessine lorsque le rŽflexe de lĠorgasme nĠest pas troublŽ. Ce mouvement volontaire a pour fonction de diminuer ou de faire dispara”tre compltement la sensation orgastique de courant dans les organes gŽnitaux. È WR p. 252.

Ce matin, je parlais ˆ deux femmes de ce texte de Reich. Elles, pas plus que moi, nĠaimaient ce mot dĠorgasme.